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SITUATION POLITIQUE : Les Kurdes en Turquie

La question kurde est sur la scène internationale depuis le Traité de Sèvres, signé en 1920 par les puissances alliées victorieuses et la Turquie. Ce traité, qui consacre le démembrement de l'Empire ottoman, prévoit à long terme la création d'un Kurdistan autonome en Anatolie et dans la province de Mossoul. Mais en 1923, suite à la révolte de Mustafa Kemal (Ataturk) et à sa victoire en Turquie, le Traité de Lausanne conduit à l'abandon des droits des Kurdes, dispersés principalement entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie.

Pourtant, lors du traité de Lausanne, la Turquie, qui conservait une grande partie du Kurdistan, s'était engagé à respecter les libertés culturelles, religieuses et politiques des Kurdes. Mais, dès l'année suivante, elle interdisait aux Kurdes l'usage de leur langue, pourchassant et déportant leurs chefs. 

La répression :

Les Kurdes se soulèvent à plusieurs reprises, notamment en 1925, entre 1927 et 1930 et entre 1936-1938, contre l'autorité centrale, qui réprime leurs révoltes dans le sang.
En 1925, la révolte de Cheikh Saïd [soulèvement islamo-kurde] et la répression qui a suivi a orienté le jeune régime républicain vers davantage d'autoritarisme.
Le 13 juillet 1930 le quotidien Cumhuriy et les chefs du gouvernement turc, ex-participants au génocide arménien de 1915, annoncent le « bombardement extrêmement massif du mont Ararat » avant d'ajouter : « les aigles d'acier du Turc règlent leur compte aux insurgés » mais encore « seule la nation turque a le droit de revendiquer les droits ethniques et raciaux dans ce pays ». Le ruisseau de Zilan est alors entièrement rempli de cadavres. Selon diverses estimations, 44 villages sont rayés de la carte et 15.000 personnes, dont la plupart de simples villageois, trouvent la mort lors de cette « opération de nettoyage » qui brise la résistance kurde. Le 5 septembre 1937, le chef légendaire de la rébellion kurde, Seyit Riza, tombe aux mains des troupes turques. Il est exécuté. Le nationalisme turc triomphe alors en Turquie.

Le Colonel Alpaslan Turkes, porte-parole de la junte militaire qui le 27 mai 1960 renverse le gouvernement civil légitime et exécute le Premier ministre Adnan Menderes et deux de ses ministres, était au cours de la Seconde Guerre mondiale un propagandiste zélé du hitlérisme au sein de l'armée turque. Condamné en 1944 par un tribunal militaire pour "activités racistes et pro-nazies et apologie de Hitler", il a été réintégré à l'armée après un an de prison.

L'ultranationalisme et les ambitions démesurées du colonel Turkes qu'un rapport de la Gestapo, cité par le journal Le Monde, décrit comme "le Führer du panturquisme", finissent par inquiéter le chef de la junte, le général Gursel qui l'envoie en exil avec 13 de ses partisans. De retour d'exil, en 1963, le colonel Turkes se lance dans la vie politique et mène campagne pour "l'union des Turcs du monde".

Se faisant appeler Basbug (Führer), il prône "l'élimination des ennemis intérieurs empêchant l'union turque" et pour ce faire forme, avec la bienveillance, voire la complicité de certains secteurs de l'armée et de la police, des milices de combat appelées Bozkurt (Loups Gris). Cette appellation fait référence à l'histoire mythique des Turcs écrite sous Ataturk faisant descendre la race turque d'une louve de la non moins mythique vallée d'Ergenekon dans les monts Altay, aux confins de la Mongolie actuelle. Ces loups gris, recrutés généralement dans les universités et formés dans des camps spéciaux par des officiers à la retraite, sont utilisés comme auxiliaires de police contre les mouvements étudiants de gauche et contre des étudiants kurdes.

Tant en Turquie qu'en Europe, Turkes n'hésite pas à afficher le caractère raciste et violent de son mouvement : " Nous devons exterminer les Kurdes, les Arméniens, les Arabes et les Juifs" déclare-t-il en 1976 à Berlin devant 2000 militants de son parti (Le Monde du 6 avril 1997). Ces appels au meurtre ne font l'objet d'aucune poursuite judiciaire. Il devient même vice-Premier ministre entre 1975 et 1978 dans deux gouvernements de coalition dirigés par Demirel et comprenant également l'islamiste Erbakan.

Il fait alors entrer ses militants dans la police, les services de renseignements et l'éducation nationale. Avec la complicité de l'État et l'argent de la drogue ses réseaux se structurent en Europe où l'un de ses militants, Mehmet Ali Agca, attente à la vie du Pape. Les loups gris sont largement mobilisés pour assassiner journalistes libéraux, syndicalistes et intellectuels.

Cette violence fait de 1978 à 1980 plus de 5000 morts et sert de justification au coup d'État militaire de septembre 1980. L'armée qui dissout le Parlement, les partis, les syndicats et les associations fait arrêter 140 000 personnes.

Parmi elles le colonel Turkes qui est poursuivi pour incitation au meurtre et constitution de milice armée. Le colonel déclare alors : "Mes idées sont au pouvoir et on me met en prison", devant la Cour de sûreté de l'État. La peine capitale est requise contre lui, cependant il est condamné à 11 ans et sera libéré au bout de 4 ans et demi. En 1987 il reprend ses activités politiques alors que les militants kurdes condamnés à une peine de prison de plus d'un an pour délit d'opinion "séparatiste" sont déchus à vie de leurs droits politiques.

Après l'éclatement de l'Union soviétique, le parti de Turkes et ses milices reconstituées de loups gris s'activent avec le soutien public d'Ankara. Le colonel Turkes accompagne les présidents turcs en visite dans ces républiques. L'essentiel des loups gris est recruté par l'État dans des "unités spéciales" opérant au Kurdistan, connues par leur sauvagerie contre les populations civiles kurdes.

Lors des élections de décembre 1995, le parti de Turkes n'ayant pu franchir la barre des 10% n'a pas obtenu de sièges au Parlement. Cependant, il entretenait des relations étroites avec d'autres partis. Nombre de ses partisans ont occupés de hautes responsabilités au sein de l'État turc. C'est sans doute la raison pour laquelle ce leader néofasciste et criminel qui dans toute démocratie digne de ce nom aurait été couvert d'opprobre, a reçu tous les honneurs officiels.

C'est ainsi dans un contexte turc d'une extrême violence qu'est né le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)

Naissance du PKK :

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est fondé en 1978 par Abdullah Öcalan et un groupe d'étudiants inspirés par la pensée marxiste-léniniste. Il réclame l'indépendance de la zone kurde, dans le sud-est anatolien où vit la majorité des quelque 15 millions de Kurdes (près de 20% de la population turque).

Le 15 août 1984, des attaques sont menées dans le sud-est de la Turquie par des combattants séparatistes kurdes du PKK formés dans les camps de la plaine de la Bekaa (Liban). C'est le début de la lutte armée.
Le PKK intensifie ses attaques, ciblant les membres des forces de sécurité, des sites touristiques ainsi que les "gardiens de village", une milice kurde pro-Ankara. En 1987, l'état d'urgence est décrété dans les provinces kurdes.

En 1992, l'armée turque entre dans le nord de l'Irak lors d'une offensive contre des bases du PKK, la première depuis que la région, contrôlée par les Kurdes d'Irak, a échappé à l'autorité de Bagdad en 1991. Ankara estime que l'absence d'autorité centrale aide le PKK. Des combats opposent le PKK aux Kurdes irakiens qui apportent alors leur soutien à l'armée turque. 

La Turquie va mener de fréquentes incursions dans le nord de l'Irak, où elle établit une présence militaire, le PKK ayant installé son état-major dans les monts Kandil, une zone difficile d'accès, près de la frontière. Depuis les conflits et les divergences entre le Kurdistan irakien et le PKK n'ont jamais cessé.

Le 15 février 1999, Abdullah Öcalan chef du PKK, en cavale depuis 1980, est capturé au Kenya. Il est condamné à mort le 29 juin pour trahison et tentative de division de la Turquie. Sa peine est commuée en 2002 en réclusion à perpétuité, après l'abolition de la peine de mort.

Depuis les années 1990, les partis politiques kurdes ont essayé d'agir démocratiquement. Cependant, ceux-ci ont systématiquement été dissous et leur élus, arrêtés ou destitués au motif de « participation à une organisation terroriste ou de division de la nation ».

Layla Zana, figure emblématique de la cause kurde a été emprisonnée avec d'autres parlementaires, pendant dix ans pour avoir parlé le kurde, à la Grande Assemblée nationale de Turquie et pour avoir affiché des convictions en faveur des revendications kurdes.

En 1994, Leyla Zana reçoit le prix Rafto et le prix Sakharov décerné par le Parlement européen pour honorer sa "liberté d'esprit". En 1995 elle reçoit le Prix Bruno-Kreisky. Le 30 novembre 1995, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a déclaré que l'emprisonnement des quatre parlementaires était arbitraire, car il contrevenait aux articles 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Il a instamment demandé au gouvernement turc « de prendre les mesures nécessaires pour remédier à cette situation ». A l'inverse, sa condamnation est alourdie en 1998, à cause d'une de ses lettres publiée dans un journal kurde, où elle exprimait des opinions séparatistes. Elle publie un livre, Écrits de prison. Son parti, le Parti de la démocratie (DEP) est également dissout par la Cour constitutionnelle en 2003.

Il ne s'agit malheureusement que d'un exemple parmi tant d'autres. De sorte que souvent des partis politiques pro-kurdes ont été juridiquement recréés sous de nouveaux noms après une interdiction. En voici la liste :

  • le HEP, créé en 1990, interdit en 1993
  • le Parti de la démocratie (DEP), créé en 1993, interdit en 1994 ;
  • le Parti de la démocratie du peuple (Hadep), créé en 1994, interdit en 2003 ;
  • le Parti démocratique du peuple (Dehap), créé en 1997, interdit en 2005 ;
  • le Parti pour une société démocratique (DTP), créé en 2005, interdit en 2009 ;
  • le Parti pour la paix et la démocratie (BDP), créé en 2008, renommé « Parti démocratique des régions » (DBP)
  • le HDP, créé en 2013 et dernier parti en date,…

- Cessez-le-feu -

L'état d'urgence fut levé en 1999 après l'arrestation d'Abdullah Öcalan et l'ordre donné à ses troupes de cesser le feu et de partir s'installer dans des camps en Irak. La libéralisation fut aussi stimulée par les perspectives, devenues alors plus réelles, d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE).

En 2005, Recep Tayyip Erdogan promet qu'il n'y aura "pas de régression dans le processus démocratique lancé pour résoudre "le problème kurde" : "Nous allons tout résoudre avec plus de démocratie, plus de droits civils et plus de prospérité".

Le mouvement kurde en a profité pour exiger et même imposer des droits linguistiques et culturels. L'État résistait encore à cette poussée politique mais globalement, dans les années 2000, le mouvement politique kurde en Turquie s'est considérablement renforcé. Même si les pouvoirs des municipalités restent très limités, l'état d'exception militaire est peu à peu supprimé dans la région kurde de Turquie.

Avec la montée en force du mouvement politique kurde et sa représentation politique, les Kurdes ont décidé de relever un nouveau défi : dépasser le seuil électoral de 10 % au niveau national en se présentant comme force politique, et plus en soutenant des candidats individuels. La question des alliances avec d'autres forces a été prise très au sérieux. Le pari était risqué, puisque si le HDP n'atteignait pas 10 % au niveau national, il n'y avait plus eu aucun(e) élu(e) dans le Parlement et la déception éloignerait certainement le mouvement kurde de toute solution politique.

Des négociations secrètes sont engagées à l'automne 2012 entre les services de renseignement turcs (MIT) et Abdullah Öcalan. En mars 2013, celui-ci annonce un cessez-le-feu unilatéral. Mais le PKK interrompt en septembre le repli de ses combattants vers leurs bases irakiennes, jugeant qu'Ankara n'a pas mis en œuvre des réformes promises en faveur de la minorité kurde. A. Öcalan restant emprisonné et la Turquie étant désireuse de devenir membre de l'Union européenne, le gouvernement turc a été contraint à élargir les droits démocratiques des Kurdes.

Or, en mai 2015, Le HDP obtient 13 % des suffrages et 80 sièges aux élections législatives avec Selahettin Demirtas « l'Obama kurde » comme coprésident jeune et charismatique. C'était la fête chez les uns, la rage chez les autres. Le HDP prive Erdogan des voix nécessaires pour réformer la Constitution comme il le souhaite.

C'est le virage autoritaire d'Erdogan. Il provoque la guerre, une partie du mouvement kurde tombe dans le piège et mène la lutte armée à l'intérieur des villes au Kurdistan. Ce qui restait d'un processus de paix cosmétique est désormais enterré.

Bien qu'une partie des alliés du HDP lui tournent le dos, les nouvelles élections convoquées par Erdogan ne lui permettent pas d'obtenir la majorité nécessaire pour modifier la Constitution : le HDP rassemble un peu plus de 10 %. Erdogan n'a alors pour seul moyen de parvenir à sa majorité que de retirer leur immunité aux 59 député(e)s HDP.

La tentative de coup d'État du 19 juillet 2016 a été l'occasion de les accuser de liens avec le terrorisme du PKK et de les incarcérer. De nombreuses villes kurdes ayant massivement voté pour le HDP font alors l'objet d'une sanglante répressions.

Début 2016, « les massacre des sous-sols de Cizre » marquent les mémoires. La ville quadrillée de militaires empêchant les civils de sortir de leurs habitations est le témoin d'exécutions systématiques des civils sortant des caves des immeubles où ils se sont réfugiés. Selon l'Organisation des Nations unies, plus d'une centaine de personnes auraient péri brûlées dans des sous-sols à Cizre, et la Turquie a refusé à une équipe de l'ONU de mener des recherches dans la région. D'autres villes ont subi le même sort.

Faute de pouvoir poursuivre ces crimes de guerre devant un tribunal pénal international, le Tribunal permanent des peuples qui s'est tenu à Paris en 2018 a jugé la Turquie coupable.

Le conflit en Syrie :

Parallèlement, le 20 juillet 2015, la Turquie est rattrapée par le conflit en Syrie qui se déroule depuis 2011 à ses portes, avec un attentat à Suruç (sud). Plus de 30 militants pro-kurdes sont tués dans l'attaque attribuée au groupe Etat islamique (EI). La guérilla kurde réplique contre les forces de l'ordre turques, accusées de ne pas protéger la population locale, voire de connivence de la Turquie avec l'Etat Islamique.

Ankara lance une "guerre contre le terrorisme" visant simultanément le PKK et l'EI en Syrie. La branche armée du PKK reprend ses attaques contre l'armée et la police.

A partir de 2016, la Turquie déploie des troupes dans le nord syrien, cherchant notamment à éloigner de sa frontière les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), qu'Ankara considère comme la branche syrienne du PKK, "terroriste". Le prétexte terroriste et la nécessité de créer une zone de sécurité pour protéger ses frontières, cache une volonté de purification ethnique des zones kurdes où les populations tendent à être remplacées par des populations arabes (notamment des réfugiés).

La volonté d'invasion de la Syrie par la Turquie est très ancienne mais la singularité d'Erdogan réside dans une nostalgie ottomane qui soutient la recréation d'un califat. C'est en cela qu'il est accusé d'avoir été plus que timoré dans la lutte contre l'Etat islamique. De nombreux experts estiment même que la Turquie aurait apporté son concours à Daesh. En effet, des journalistes turcs ont notamment été condamnés pour avoir révélé, filmé que les services de renseignement turcs livraient des armes en direction de la Syrie. Il est par ailleurs reproché à la Turquie d'avoir volontairement laissé passer vers la Syrie les membres de l'Etat islamique venant de l'étranger et notamment de l'Europe.

Rappelons que la Turquie est membre de l'OTAN et qu'elle est à ce jour considérée comme un allié, tout comme le YPG kurde en Syrie.


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