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  lundi 13 avril 2020
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La crise sanitaire semble être une opportunité pour le gouvernement de promouvoir encore sa politique néo-libérale.

Afin de "faire sortir au plus vite la France de la croissance négative à laquelle nous devons faire face", les députés LREM et le gouvernement lancent des signaux vers le MEDEF pour répondre à leurs attentes.

La sortie progressive de confinement semble devoir s'accompagner d'un nouvel abandon de nos conquis sociaux.
L'allocution de ce soir, nous mettra en avant encore les vieux poncifs libéraux sur les 35 heures, les congés payés, les limitations des cycles horaires ...
Il nous lancera encore un discours churchillien sans doute mais aussi aux accents thatchériens : "There Is No Alternative".
Il nous incitera, une nouvelle fois à nous sacrifier pour sauvegarder les intérêts des actionnaires, ou d'un état exsangue à force de baisse des impôts (comme l'ISF).

Nous ne pouvons accepter sans combattre ces attaques en règle du modèle sociale Français.
Faudrait-il se dire que les sacrifices des générations passées, la force créatrice du conseil national de la résistance, les combats menés années après années par les salariés dans les entreprises, se dire que tout cela n'a pas de valeurs et qu'au nom d'une gestion hasardeuse par un gouvernement incompétent, nous devrions maintenant tout sacrifier au nom de la croissance financière ?

Le débat :
- Devons-nous nous élever contre les propositions de destruction du modèle social ou, au non du "pacte républicain", nous taire et attendre des temps meilleurs ?
- Quels outils pouvons-nous mettre en oeuvre afin de lutter dans le circonstances actuelles contre ces menaces ?

Merci de vos réactions et propositions !
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean-Noel LAFAILLE Comité Val d'Yerres
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il y a plus d'un mois
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Autant nous sommes tous convaincus qu'une remise en cause profonde de notre système économique et social est nécessaire, autant il est difficile de formuler un projet global avec les modalités de sa mise en oeuvre dans le temps dans des conditions supportables.

En ce qui concerne le travail, et en liaison avec les récents débats sur les retraites, je pense qu'une des façons de reconnaître sa valeur pourrait être, au lieu de dire "un euro cotisé = x euros de retraite", de dire "une heure de travail , quelle que soit sa valeur en termes de rémunération donne droit au même montant de retraite ", avec comme perspective une retraite minimale au bout de 40 ans, pour tous d'au moins 1500 euros par mois (révisable et actualisable).
En effet, même s'il faut bien sur revoir fortement les écarts de salaires, il sera difficile de refuser l'idée que certains "méritent" un salaire plus élevé que d'autres et que, si l'on veut améliorer sa condition salariale, on peut se former, être mobile, prendre des risques, etc.., Par contre il est incontestable qu'arrivé à l'âge de la retraite, les marges de manoeuvre sont inexistantes et l'on doit se contenter de ce que l'on a. A ce moment là, chaque travailleur, quel qu'il soit doit être à égalité avec les autres pour toucher une retraite digne.
J'ai eu le plaisir d'entendre récemment Aurélien Barrau défendre ce même point de vue dans une conférence.

Par contre, les cotisations, elles, doivent bien sur être réparties de façon favorable aux salaires les plus bas. Chacun restant bien sur libre de cotiser à des caisses complémentaires pour améliorer son niveau de retraite final.

Ce serait un premier pas (parmi d'autres j'espère) pour aller vers la reconnaissance de la valeur du travail des "premiers de tranchée" que nos politiques redécouvrent.
A votre disposition pour creuser ce sujet
Origine de la proposition
à titre individuel
Geneviève Gelly
il y a plus d'un mois
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#539
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Je pense que plutôt que de s'élever contre la destruction du modéle social...il faille prendre la problématique par un autre bout, en effet sous l'effet du Covid19 et de la gestion désastreuse du gouvernement, la réforme des retraites est abandonnée et celle de l'assurance maladie sérieusement torpillée.

De fait les réformes libérales ne peuvent plus être réalisées, pour la plupart, faute de financements.

Cela n'empechera pas le MEDEF et les libéraux de tenter de nous imposer plus de travail, d'efforts à la reprise après le confinement...mais c'est partour sur le terrain, dans les administrations....les entreprises..les branches, que l'offensive sera repoussée

A nous d'appuyer plutôt fortemment là où ça fera mal..;demander une commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, être force de propositions en demandant des statuts (internes, médecins hors UE qui sont exploités) par exemple dans la Santé et en réclamant un vrai plan dépendance (EHPAD et plus), une souveraineté industrielle en France pour les secteurs qui nous sont vitaux


Il va falloir que nous soyons très vigilant sur les précaires, CDD, intérimaires, intermittents et tous ceux, toutes celles qui sont et seront les plus touchés par la crise, auront du mal à s'en remettre..parfois à simplement manger ou vivre au quotidien, écoutons les et soyons leur porte voix !

Jean LACASSAGNE
Membre du CL du Grand Périgueux 24
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à titre individuel
LACASSAGNE JEAN
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