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  1. Espace Idées
  2. Une action publique qui réduit les inégalités (services publics, territoires)
  3. mardi 10 mars 2020
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La France est au premier rang des pays développés en matière de reproduction sociale. Le système éducatif renforce plus les inégalités qu’il ne les résout. Le dogme méritocratique de la société française se révèle une formidable machine à maintenir les rapports de domination et à maintenir les plus défavorisés dans leur condition sociale. Il est impératif d’assurer à tous nos enfants, d’où qu’ils viennent, un même socle de connaissances et de valeurs afin qu’ils puissent choisir en conscience leur propre voie. Les mobilités sociales dans tous les sens du terme et à tous les âges de la vie doivent être favorisées.

● Scolarisation obligatoire des enfants dès 2 ans afin de lutter dès le plus jeune âge contre les inégalités et favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes
● Extension des horaires de prise en charge des enfants hors temps scolaire
● Suppression du modèle des grandes écoles et des classes préparatoires au profit de grandes universités
● Impulsion d’une politique forte de mixité sociale : politiques locales de peuplement, grand plan d’investissement national dans le logement social, refonte des cartes scolaires pour abolir les phénomènes d’évitement scolaire,
● Suppression du soutien public à l’enseignement privé
● Politique égalité filles-garçons : lutte contre les stéréotypes et sensibilisation dès le plus jeune âge sur les questions de violence et de partage de l’espace public. Une récente étude a démontré que les garçons intègrent la domination masculine dès l’âge de 3 ans.
Notez cette proposition :
Yves Contassot
Animateur-trice Pôle Idées
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Pour une enfance sans violence : il est de la responsabilité de la société de protéger les plus faibles.

"Il est urgent de promouvoir la culture du respect de l'enfant comme "ultime révolution possible" et comme élément fondamental de transformation sociale, culturelle, politique et humaine de la collectivité." (Maria Rita Parsi, psychologue Italienne)

Je voudrais donc que l'on parle de la réalité de nos enfants, en France:

Savez-vous qu'un enfant est une personne et non une sous personne ?

Savez-vous qu'un enfant meurt environ tous les 5 jours en France, voire plus ? (moyenne:700 enfants/an) Chiffres donnés par Oveo, et StopVEO (1)

Savez-vous que la plupart des parents continuent à utiliser les VEO ?

Savez-vous qu'en Suède qui est le 1er pays à avoir interdit les VEO il y a 30 ans, quasiment plus aucun enfant ne meurt de maltraitance ? Que le taux de délinquance est très bas, que cela est "peut être" lié à cette interdiction ?

Savez-vous que si on arrêtait toutes formes de veo c'est toute notre société qui progresserait vers une société moins violente ?

Savez-vous qu'une loi votée, enfin, en juillet 2019 interdit à présent aux parents d'utiliser les violences éducatives ordinaires ? (2)

Savez-vous que même placés au sein des foyers ou assistants familiaux de l'ASE, les enfants continuent parfois, et trop souvent à être victimes de violences ?

Savez-vous que plus de la moitié des enfants placés à l'ASE deviennent SDF ?

Savez-vous que le personnel de l'ASE en France est en souffrance ?

Savez-vous qu'on ne parle jamais vraiment de nos enfants dans un programme politique? Et surtout pas de ces enfants qui meurent tous les 5 jours en France?
Savez-vous que frapper un enfant, et frapper une femme, est tout aussi grave? (oui, même une gifle....)
Il y a quelques décennies, certains hommes pouvaient dire : « Je frappe ma femme si je veux. » Nous sommes bien tous et (surtout) toutes assez satisfaites qu’une loi stipule clairement qu’il n’est pas permis de le faire. Abus d’autorité de l’État ? Immixtion de l’État dans la sphère familiale ? (OVEO)

Savez-vous qu'il s'agit toujours d'une histoire de domination ?....(3)
"Remettons les choses au clair. Une gifle est un coup. La violence est un continuum de gestes et d’attitudes et une gifle est donc une violence physique. Elle aura de graves conséquences sur l’enfant. Bien sûr, au plus le comportement est répété, au plus les conséquences seront graves. Minimiser les actes violents fait partie de la stratégie patriarcale. Le phénomène est donc totalement passé sous silence car «une gifle n’a jamais tué personne». Si seulement c’était vrai." F. Herbigniaux

Savez-vous si quelqu'un, peut-être quelques un.es a/ont envie de travailler sur ce sujet comme moi ?

"C'est seulement quand se produit un changement dans l'enfance que les sociétés commencent à progresser dans des directions nouvelles imprévisibles et plus appropriées."(Lloyd de Mause, président de l'association internationale de Psychohistoire)
(À travers son combat pour un regard et un accompagnement respectueux des enfants, l’OVEO, avec toutes celles et ceux qui voudront s’y joindre, portera cette exigence d’un ordre social qui donne enfin la priorité à l’humain.)
Merci à ceux/celles qui auront pris le temps de me lire avec attention.

Définition VEO: la VEO est l’ensemble des violences que nous infligeons aux enfants sous prétexte éducatif. Elle va du chantage affectif aux gifles, fessées, punitions, absence de soutien, en passant par les moqueries, dénigrements, menaces diverses et variées. Cette violence est autant psychologique que physique.

(1) http://stopveo.org/index.php/la-violence-educative-ordinaire/

https://www.oveo.org/

(2) https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038746663&categorieLien=id
(3)
http://www.zinzinzine.net/violence-educative-ordinaire.html

"La domination adulte : L'oppression des mineurs" (Français) Broché – 3 septembre 2015"

Quelques ressources/films:
De toutes mes forces

"Même qu'on naît imbattables" de Marion Cuerq & Elsa Moley
Même qu'on naît imbattables!

Documentaire : "Si j'aurais su... je serais né en Suède" Marion Cuerq
Voir l'interview : Si j'aurais su.... Je serais né en Suède
Origine de la proposition
au nom d'un Echelon Territorial de Coordination
Béatrice Kessler
JIMMY BEHAGUE
Membre du Pôle Idées (au Collectif National)
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Je me vois dans l'obligation de préciser un point qui me semble important puisque je vois la réflexion introductive être « tagguée » par la thématique « égalité hommes-femmes ». Il me semble que c'est réduire le sujet initial. En effet lorsque l'on parle d'égalité des territoires et de justice sociale, la problématique de l'égalité femmes-hommes en droits et en pratique du droit vient en premier. Il est salutaire d'en parler mais il convient de préciser que ce n'est pas la seule discrimination présente sur le territoire et donc d'être également force de proposition sur d'autres processus de discrimination.
La discrimination au handicap est la première statistiquement depuis désormais trois ans. Et elle est inversement proportionnellement présente dans le débat public ainsi que dans le débat interne aux formations politiques. Ce n'est pas acceptable.
La discrimination sociales selon notre couleur de peau, notre condition, notre classe sociale est aussi un vecteur puissant d'inégalités et l'on ne peut réduire l'accès à une même égalité de droits pour tous et à une justice sociale efficiente par une question scolaire ou une question de sexe ou de genre.

Il est donc à mon sens primordial de généraliser cette conception de l'égalité et de proposer des mesures qui puissent profiter à chaque personne dans les domaines de la scolarité, de l'emploi, de l'accès au logement, à la culture, à la santé bien évidemment et d'autres encore.

Donc je propose les choses suivantes :

intégration dans la constitution de la reconnaissance de pleine jouissance de ses droits de chaque individu quelque que soit son sexe, son genre, sa couleur de peau, sa condition physique ou psychique, sa religion. Actuellement il y a dévoiement de l'esprit des Lumières où l'on uniformise en parlant de « tous » et non de chacun.
Une réforme de la pédagogie en France. On ne doit pas former des travailleurs mais des citoyens. Changement structurel (plus de système de classes) et une réforme de l'enseignement (inspirée par la pédagogie Dewey et Freinet). Cela permet l'expression de tous les potentiels.
Une réforme de l'enseignement à domicile. On doit permettre l'accès à des professeurs particuliers agréés afin de diffuser cette organisation d'enseignement qui peut être une excellente alternative.
La reconnaissance du travail manuel avec un apprentissage de diverses disciplines dès les premières années et ce en toute mixité.
Tiers payant généralisé avec une vraie organisation cette fois-ci pour un accès aux soins égal.
Augmentation de l'AAH qui ne rembourse pas les soins nécessaires.
Augmentation de l'AEEH pour la même raison
Prise en charge par l'assurance maladie des soins de psychomotricité et de psychologues (diplômés donc)
Recrutement massif d'AESH diplômés et donc création d'un diplôme spécifique pour que les enfants en situation de handicap aillent tous à l'école s'ils le veulent.
Remboursement de la contraception et des soins spécifiques féminins par l'assurance maladie
Recrutement d'inspecteurs du travail spécialisé dans la lutte contre la discrimination à l'embauche, et les inégalités au sein de l'emploi en général.

D'autres proposition peuvent être faites, sur les transports publics, sur le logement, l'urbanisme que je développerais dans les thèmes dédiés.

Je suis personnellement contre la scolarisation obligatoire dès 2 ans n'étant pas sur de l'impact psychologique sur l'enfant. De fait je propose un congé parental maintenu à 100% (1/3 employeur, 1/3 assurance maladie, 1/3 mutuelle)
Origine de la proposition
à titre individuel
Jimmy BEHAGUE
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En lien avec le premier écrit " Pour une enfance sans violence : il est de la responsabilité de la société de protéger les plus faibles."
voici un article que je partage concernant la question de la maltraitance infantile, un sujet tabou, que je vous invite à le lire attentivement:

lien:

https://www.franceculture.fr/societe/maltraitances-infantiles-un-tabou-a-lepreuve-du-confinement?fbclid=IwAR3UMnXQY0xkRDShzqPIMGU2B3Z8maELSFpsmwDkkeTBotf2o7V4Q46fqPg

Dans cet article il y est aussi évoqué la question des violences éducatives:

"Une tradition éducative violente et un déni moral

Hormis ce silence assourdissant, le tabou s’appuie sur une tradition éducative violente. Il aura fallu attendre 2019 pour que le droit de correction soit supprimé en France, soit 200 ans après sa création. Hélène Romano explique : “Pendant très longtemps, on pensait qu’il fallait dresser l’enfant, obtenir son obéissance en le terrorisant”. L’enfant est conçu comme une propriété des parents, et non comme un sujet à part entière. “Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le parent avait le droit de vie ou de mort sur son enfant, cela explique la banalisation des violences physiques. En plus de la culture de violence éducative, la culture judéo-chrétienne d’expiation de la faute n’a pas facilité les choses”. Le fameux adage selon lequel l’éducation est une affaire privée participe également à forger un sentiment de toute-puissance chez les parents."
(...)
"Cette culture du domptage de l’enfant se double paradoxalement de représentations morales figées, comme la valorisation du lien biologique ou de “l’instinct maternel”. On considère alors que tous les parents aiment leurs enfants naturellement, presque de façon génétique, et que la famille est tout sauf un lieu de violences. Sujet douloureux à aborder, relevant de l’indicible, l’impensable, l’inexplicable, la maltraitance infantile dérange notre ordre éthique et finit par passer à la trappe. Selon Hélène Romano, il est urgent que la prise de conscience récente sur les violences conjugales s'étende à toutes les formes de maltraitance, notamment à celle des enfants. A cet égard, elle déplore l'hypocrisie du gouvernement, dont les actions concrètes sont encore trop peu nombreuses."


L'égalité des chances ne commencent elle pas par une enfance sans violence?

Il est temps de considérer les "droits de l'enfant" comme fondateurs de notre société, de nos générations futures.

Le droit de l'enfant au respect, c'est pour quand?

« nous n’aimons pas que les enfants nous critiquent. Ils n’ont pas le droit de relever nos erreurs ou nos incohérences. Nous nous présentons à eux sous l’apparence de la perfection. Nous jouons avec eux en utilisant des cartes truquées. Tricheurs que nous sommes, nous battons les cartes de manière à nous distribuer les meilleures. Nous gagnons contre les enfants grâce à nos atouts d’adultes ». Janusz Korczak, le père des droits de l'enfant.

Béatrice KESSLER
Origine de la proposition
à titre individuel
Béatrice KESSLER
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Diversité, inclusion et appartenance

La diversité et l’inclusion sont des enjeux de taille de cohésion. Le sentiment d’appartenance est une véritable avancée. Les sociétés diversifiées et inclusives, où chacun se sent à sa place, sont des sociétés plus solidaire, plus apaisée ou les citoyens sont plus impliquées. C’est pourquoi nous devons valoriser la diversité, l’inclusion et le sentiment d’appartenance en les mettant au cœur de la démocratie de demain et en faire une composante culturelle de notre pays.

Propositions

Promouvoir la Diversité et lutter contre toutes les formes de discrimination
 Encourager l’appropriation de la culture de l’autre
 Rendre possible l’évaluation nécessaire à la lutte contre toute les formes de discrimination
 Permettre de mesurer et de prendre en compte la diversité et le pluralisme culturel, ethnique, linguistique et religieux de la France.

Favoriser l’inclusion
 Reconnaître le droit à la différence.
 Inclusion effective par la loi des personnes en situation de handicap et de la diversité ethnoculturelle ou des genres.
 Abroger le principe d’intégration au profit de celui de l’inclusion
 Encourager la spécificité de chaque personne

Développer le sentiment d'appartenance à travers le partage des valeurs communes
 Définition des valeurs communes qui fondent notre république.
 Enseigner au plus jeune une construction de l’identité plurielle et inclusive.
 Construire un destin commun
 Permettre l’adhésion de tous les citoyens à l’histoire de la France et sa culture
 Faire évoluer les symboles de la France, Drapeau et Hymne National permettant une appropriation plus large et un consensus national sans altérer l’histoire et la culture française.
Origine de la proposition
à titre individuel
Ali BOULALA et TCHETCHE APEA Pierre-Didier
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Lutte contre les stéréotypes et promotion de l’égalité

Tous les motifs sexistes, islamophobes, antisémites, racistes et LGBTIphobes dans les délits et crimes doivent correspondre à une même considération dans les circonstances aggravantes et correspondre à des peines similaires. La lutte contre les discriminations fait partie du contrat social de notre société, elle touche tous les domaines de l’existence, le monde du travail, le monde sportif, par exemple.
La lutte contre les discriminations doit demeurer un objectif pédagogique qui débouche, notamment, sur l’éducation civique et l’éducation à la santé. La lutte contre les discriminations est aussi un enjeu dans le monde du travail. Les discriminations liées à l’orientation sexuelle se cumulent à d’autres discriminations liées au genre, à l’état de santé, à l’origine, etc.
La sensibilisation de chacun des acteurs, notamment les représentants du personnel, les responsables des ressources humaines, les cadres et les salarié·e·s, doit demeurer à l’ordre du jour. La lutte contre les discriminations est autant une affaire de normes que de sensibilisation, d’éducation, de réflexion.
Nous appelons à une évolution de notre modèle de société pour que chacun·e puisse y vivre en sécurité et s’y épanouir. Pour cela, il faut dépasser les politiques de sensibilisation et répression des discriminations en menant une politique anti-stéréotypes de grande ampleur dans l’éducation dès le plus jeune âge, mais également dans la promotion d’œuvres culturelles allant dans ce sens. La culture au sens large du terme a, en effet, un rôle majeur dans cette volonté tant elle est un vecteur d’émancipation dans la diversité des représentations qu’elle donne à voir.

• Mettre en œuvre de façon généralisée dans les crèches et écoles primaires un apprentissage anti-stéréotypes de façon à lutter très tôt contre les injonctions normatives et réussir l’inclusion de tou·te·s. Cet apprentissage passe aussi bien dans les jeux, les activités, les œuvres culturelles que les comportements des adultes encadrant dans la veille à la déconstruction des stéréotypes. Il s’agit de déconstruire les stéréotypes sexistes, racistes, culturels, religieux, liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Cet apprentissage devra se décliner plus largement aux établissements scolaires et en milieux professionnels de façon adaptée selon les publics visés. Cet apprentissage devra se décliner également, à l’adolescence, à l’éducation au plaisir sexuel et à la vie affective pour ainsi lutter et former les élèves contre toutes les formes de discriminations, d’oppressions et d’injonctions.
• Développer un travail de prévention pour sensibiliser le personnel éducatif et les familles afin de lutter contre les préjugés et favoriser l’inclusion de tou·te·s est également un axe central de cette politique. Cette formation et sensibilisation devront se généraliser à tou·te·s les agent·e·s des services publics.
• Promouvoir, dans les livres scolaires et les œuvres culturelles, les figures historiques (ou même fictives) dans toutes leurs diversités de façon non stéréotypée.
• Enrichir le principe d’égalité « sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, d’état de santé ou de handicap » dans l’article premier de la Constitution française.
• Veiller à la généralisation de l’utilisation de l’écriture inclusive dans les documents administratifs et repenser les symboles de la Nation de façon inclusive.
• Encourager la création d’œuvres culturelles qui luttent en ce sens via les institutions publiques telles que le CNC ou le CSA, et les promouvoir le plus largement possible.
• Encourager les actions de lutte contre les stéréotypes et les discriminations également dans les instances sportives où l’action publique exerce une influence.
Origine de la proposition
à titre individuel
Malorie Peyrache


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