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  1. Espace Idées
  2. Une politique environnementale complète (droit de la nature, constitution…)
  3. vendredi 13 mars 2020
  4.  Etre informé des nouvelles contributions par courriel
Le secteur de l’énergie est un des secteurs des plus polluants et de plus émetteurs de Gaz à effet de serre (GES). Il est transversal à l’ensemble des autres politiques. Le scénario que nous devons proposer doit allier réalisme et mutation et poursuivre les objectifs constants : la neutralité carbone en 2050 et la sortie du nucléaire.

La transition énergétique repose sur trois piliers :
• La sobriété : Faire baisser progressivement les consommations en maintenant un niveau de confort équivalent ;
• L’efficacité : promouvoir et développer les moyens techniques permettant de rendre un même service énergétique pour une consommation moindre ;
• Les renouvelables : couvrir les consommations non compressibles par la production d’énergies renouvelables.

Cela passe par
• la diversification des moyens de production ;
• la mise en œuvre d’un scénario progressif et soutenable de sortie du nucléaire
• par la déconcentration des unités de production,
• la protection de nos actifs stratégiques de l’énergie : barrages hydrauliques publics, réseaux de transport et de distribution d'énergie, éolien etc.
• l’adaptation du réseau de distribution électrique,
• la maitrise publique de toutes les données du secteur de l’énergie,
• la décentralisation de la prise de décision

Pour la mise en œuvre des politiques en faveur de la sobriété et de la production des énergies renouvelables, l’échelon local est le plus pertinent. C’est en superposant les potentiels de production d’un territoire, ses besoins et la volonté exprimée par la population des choix de production, que pourra s'engager la transition énergétique des territoires.
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Lancer un grand plan pour développer les énergies renouvelables à grande échelle sur toute la France,
Mettre les collectivités locales à contribution en établissant une planification en lien avec les territoires;
.
Origine de la proposition
à titre individuel
mnoelle Bas
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Il me semble problématique de placer la sortie du nucléaire comme allant de soi dans un objectif de baisse des émissions de GES, le nucléaire étant un mode de production d'électricité bas carbone.
À mon sens, une sortie du nucléaire peut se justifier, mais pas de façon aussi « évidente » comme outil de lutte contre les GES.

Un point essentiel est à mon avis l'élaboration d'une stratégie en partenariat avec les autres pays européens, pour profiter au maximum du foisonnement des moyens de production (ce qui entre dans le point adaptation du réseau électrique)
Origine de la proposition
à titre individuel
Christophe Noirot
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Le Conseil National de la Résistance proposait : "le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ". Il faut reprendre cette proposition en nationalisant tous les entreprises travaillant dans les énergies et l'eau (La bataille de l'eau sera surement la bataille de la deuxième partie de ce siècle). Donc nationaliser TOTAL, ENGIE EDF et toutes les compagnies des eaux en les mettant toutes sous les ordres d'un même conseil d'administration composé d'un tiers d'usagers, d'un tiers de salariés et d'un autre tiers désigné par le gouvernement (chaque tiers disposant d'un droit de véto) avec pour mission de tout mettre en œuvre pour assurer la transition énergétique et la préservation d'un bien très précieux l'eau. EDF a été missionné en son temps de développer un palliatif au tout pétrole il a su le faire même si cela est passé par le développement du nucléaire seule solution envisageable à court terme à l'époque. Il faudra donner des instructions claires pour assurer une transition maîtrisée et préserver les sources d'eau.
Origine de la proposition
à titre individuel
François VEYRIER
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Je partage les objectifs qu'il faut situer dans un ensemble à trois composantes:
- le niveau européen qui a libéralisé le secteur sous des gouvernements de droite comme de "gauche". Une réforme à ce niveau là s'impose. Arrêt d'une mise en concurrence délétère, arrêt des privatisations, le dernier exemple avec les barrages dont la rprivatisation constitue un réel scandale..
- le niveau national: oui à la réappropriation, comme "commun" de l'énergie dont les performances ont été financées par les contribuables. Là un horizon s'impose pour sortir du nucléaire, le démantèlement d'une centrale c'est au moins 20 ans et un cout dont même la Cour des Comptes a eu des difficultés à évaluer. mais dans le mixt énergétique, mettre à plat la réalité des coûts de chaque technique, à court et long termes (la même Cour des Comptes a ainsi évalué le coût du nucléaire, cela change tout !. Si l'on prend le secteur de la recherche, qui doit être incluse dans cette politique, des sommes colossales sont dédiées à la filière nucléaire. Là il y a de réels changements à opérer, sur les renouvelables, sur le stockage de l'énergie etc..
- le niveau local enfin. Oui redonner aux territoires une certaine (avant d'être avancée) autonomie énergétique. mais en cohérence!! Nous voyons trop des "apprentis sorciers" se lancer dans des projets sans commune mesure avec les enjeux territoriaux locaux. Un exemple, avec la production "hydraulique" elle conduit à condamner des petits cours d'eau, des rivières encore sauvages.. Les "micro-centrales" deviennent un scandale écologique, porté par des lobbies bien organisés....Autre exemple des terres agricoles sacrifiées à des panneaux solaires, alors que tant d'édifices publics et privés peuvent être couverts (stades, salles de sports, bâtiments publics ou privés (industriels, commerciaux etc..)
Donc les propositions visent à la fois:
- des réformes européennes
- de vrais choix stratégiques nationaux, avec un calendrier serré, des choix clairs
- des productions locales s'inscrivant dans ce schéma, avec par ex. des régies ou des SEML!!!
Bonne suite
Origine de la proposition
à titre individuel
Drobenko Bernard Comité Limoges
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Il me semble problématique de placer la sortie du nucléaire comme allant de soi dans un objectif de baisse des émissions de GES, le nucléaire étant un mode de production d'électricité bas carbone.
À mon sens, une sortie du nucléaire peut se justifier, mais pas de façon aussi « évidente » comme outil de lutte contre les GES.
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Bonjour Christophe, ce n'est pas cela qui est exprimé dans le texte, il me semble. Il est indiqué "la neutralité carbone en 2050 et la sortie du nucléaire". Les deux objectifs sont à poursuivre... conformément à notre manifeste. Peux-tu préciser ce qui te ne semble pas claire dans la formulation ?
Origine de la proposition
à titre individuel
Alice Brauns
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Bonjour,
Ce qui n'est pas clair à mon sens, c'est qu'aucun argument n'est avancé pour justifier la sortie du nucléaire, alors même que celui-ci peut être vu comme un moyen de réduction des émissions de GES, qui est elle, est mise en avant.
Présenté comme cela, les défenseurs du nucléaire auront beau jeu de critiquer le « dogmatisme » qui pousse à sortir du nucléaire.
Origine de la proposition
à titre individuel
Christophe Noirot
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Sous l'influence des écologistes, la gauche, sauf le PC, s'est ralliée à l'étendard de la sortie du nucléaire. La France paie cher et nous fait payer sur nos facture la construction d'éoliennes et de panneaux solaires qui ne réduisent en rien les émissions de GES puisque notre électricité est nucléaire et hydraulique donc sans émissions. La décarbonation à réaliser et que l'on n'a pas commencée, concerne l'agriculture, les transports, le logement et l'industrie. Le slogan le plus courant est qu'il faut viser 100% d'énergies renouvelables ce qui est une impossibilité pure et simple. Le facteur de charge de l'éolien est de 21 ou 22% en France, un peu moins en Allemagne. Le "foisonnement" n'apporte guère de solution, les vents de l'Atlantique soufflent partout en même temps sur l'Europe. Le facteur de charge du photovoltaïque est de 10 à 15% selon les régions. Remplacer une centrale thermique ou nucléaire par des ENR demande donc de stocker de l'énergie pour plusieurs jours quand il y a du vent ou du soleil. Si ce stockage devait remplacer certains jours la centrale de Fessenheim il faudrait qu'il débite 1800 MW! Ne parlons pas de batteries, il n'y a pas assez de lithium sur terre, le seul stockage de cette taille est hydraulique - STEP: stockage d'énergie par pompage - c'est le plus grand d'Europe, le barrage de Grand'Maison en Savoie, un chantier qui a duré 10 ans, un lac de 220 hectares, une chute de 926 mètres. On n'est pas prés de réaliser le même. De toute façon pour alimenter ce stockage pendant le court temps de fonctionnement d'éoliennes où de panneaux solaires il faudrait ou bien 200 kilomètres carrés de panneaux ou bien une rangée d'éoliennes de 3 MW chacunes sur 2000 km de long! Le vent et le soleil sont des énergies très diffuses, heureusement pour notre santé, mais il faut les "ratisser" sur d'immenses surfaces. Comme il doit bien y avoir des ingénieurs compétents à l'ADEME ou chez les verts, ils doivent savoir qu'on ne peut pas remplacer une seule centrale nucléaire par des ENR; même en étant très sobre le métro doit marcher quand il n'y a pas de vent. Sortir du nucléaire ne peut se faire qu'en construisant des centrales thermiques, l'Allemagne avait choisi le charbon et la lignite, horreurs écologiques, et va s'orienter vers le gaz naturel fourni par la Russie. Sortir du nucléaire c'est construire des centrales à gaz et limiter leurs émissions quand il y a du vent avec énormément d'éoliennes. C'est un choix légitime si on craint plus le nucléaire que le réchauffement climatique mais il faut le dire. Et le gaz ne sera pas inépuisable. Le lobby allemand des éoliennes pousse fort et ça arrangerait bien Général Electric pour les centrales....En attendant le démarrage de l'EPR de Flammanville l'EDF va être fragilisée par l'arrêt de Fessenheim. Plusieurs pays travaillent sur des modèles de réacteurs de 4ème génération, consommant 10 fois moins d'uranium moins enrichi, "brûlant" les déchets les plus problématiques, moins dangereux. Le gouvernement actuel vient d'arrêter le projet Astrid qui était notre contribution à cette recherche. Sortir du nucléaire sans augmenter gravement nos émissions de GES, et sans dépenser des sommes énormes n'est simplement pas possible.
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean Pierre Moulard
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Contrairement à l'avis précédent, je pense que la capacité à produire notre énergie entièrement avec du renouvelable ne fait pas vraiment de doutes. L'Allemagne, qui est un pays moins ensoleillé, avec une surface bien plus réduite, presque pas de ressources hydrauliques et nettement moins de côtes que nous, produit déjà la moitié de son électricité en renouvelable. Et ce, alors qu'ils produisent encore assez peu en offshore et que selon l'AIE, l'éolien offshore seul, a le potentiel de fournir 10 fois la consommation électrique européenne actuelle.
L'Allemagne parvient par ailleurs a diminuer ses émissions de GES, tout en sortant du nucléaire.
Le foisonnement apporte beaucoup au contraire : pour commencer le foisonnement technologique, puisque le vent souffle plus en hiver. Et le foisonnement géographique n'est pas négligeable non plus (entre autre, parce que tous les pays européens ne sont pas sur l'Atlantique).
La question du stockage devient essentielle lorsqu'on atteint une forte proportion d'énergies variables comme en Allemagne. Outre des solutions gravitaires et thermiques pour du stockage de courte ou moyenne durée, c'est vers l'hydrogène que se tourne l'Allemagne, avec un grand plan national, le gaz naturel n'étant là que pour faciliter la transition, parce que les mêmes centrales peuvent tourner avec du gaz naturel ou bien du méthane de synthèse obtenu par méthanation de l'hydrogène.

Par contre, je suis d'accord pour maintenir la recherche vers une 4ème génération de nucléaire, qui aurait à la fois un véritable potentiel au niveau mondial et permettrait d'utiliser une partie de nos fameux déchets.
Origine de la proposition
à titre individuel
Christophe Noirot
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Orientations énergétiques 1 : Notre pays est entré comme le reste du monde désormais dans des transitions de différentes technologies mais aussi du vivant et multiple dans différents domaines que sont la biologie, le numérique, l'énergie. Or ce dernier secteur d'activité relève d'intérêts nationaux économiques ou patrimoniaux stratégiques. Notre mouvement sans entrer dans ces considérations s'est positionné dès sa fondation par l'élaboration d'une charte soumise au vote le 2 décembre 2017, au sein de laquelle l'enjeu environnemental est essentiel : « Alors que les crises humanitaires se multiplient, nous défendons un modèle de développement de transition qui implique la conversion écologique de l'économie, débarrassée du nucléaire. ». Notre objectif pour 2050 doit être fixé.

Mais un pays comme la France dont la géographie ne lui permet pas de compter sur des ressources propres qui assoiraient son indépendance au-delà des énergies renouvelables, doit sans cesse repenser sa politique énergétique à l'aulne des évolutions permises et en adéquation avec sa volonté populaire.
Le scénario que nous proposons doit pouvoir allier réalisme et mutation mais ayant pour objectifs constants : la sortie du nucléaire et la lutte contre le réchauffement climatique (baisse des émissions de CO2). Pour ce faire, l'efficacité énergétique et une évolution du mix vers les énergies renouvelables éventuellement associées à du stockage sont des leviers incontournables. Notre réseau de distribution d'électricité mais aussi de transport et d'interconnexion avec nos pays voisins doivent être adaptés aux évolutions futures. La régulation des marchés de l'énergie doit également permettre cette profonde transition.
Plusieurs scénarios ont proposé des chemins à suivre avec des variantes, par exemple le scénario de l'ADEME ou celui de RTE. Nous pensons que ces scénarios ne sont pas assez exigeants ni responsables vis-à-vis de la population. Ils repoussent sans cesse la construction d'une vision sans énergie nucléaire. Il faut planifier cette sortie, même si le temps nécessaire dépasse nos vies pour certains, car pour cette filière, ne pas choisir c'est tacitement assurer son maintien. Pour ce faire il faudra être capable de mettre en œuvre plusieurs projets concomitants.
Faire baisser progressivement les consommations
Le premier objectif est de faire baisser progressivement nos consommations énergétiques pour réduire nos besoins de productions mais aussi pour réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger. Il faut sans relâche rappeler qu'une baisse de près de 30% de nos consommations est possible uniquement par les changements de comportements : appareils en veille, déplacements inutiles supprimés, baisse du surchauffage, etc. La mise en œuvre de l'accord COP 21 comme l'instabilité de la politique internationale doit nous inciter à aller collectivement dans cette direction. D'ici 2050, nous devons faire baisser la consommation d'énergie d'au moins 50%. De nombreux rapports convergent sur le caractère incontournable de cet objectif. Nous devons prendre des habitudes moins consommatrices et continuer à développer des équipements, véhicules, chauffages plus performants, en veillant aussi à limiter la consommation de l'éclairage public et des serveurs numériques (enjeu important pour le futur). Mais, en premier lieu, des économies sont à attendre d'une meilleure isolation thermique des logements : normes ambitieuses pour les logements neufs, bonne technicité des entreprises du bâtiment pour les rénovations. Pour tenir la date de 2050 nous devons rénover annuellement 800 000 logements et 3,5 % des surfaces tertiaires. Cette mutation ne pourra pas se faire sans un accompagnement de proximité. Des politiques publiques doivent proposer des méthodologies de changement avec des financements de long terme mobilisant de l'argent public et privé. Ces actions devront s'accompagner d'un processus de sortie de la précarité énergétique pour les millions de familles concernées par une revalorisation financière importante du chèque énergie et par son usage systématisé. Notons qu'il s'agit aussi d'une opportunité de développer une filière française de compétence dans le bâtiment, et l'occasion aussi de proposer des formations qualifiantes à ses employés.
Sortir des énergies fossiles et du nucléaire
Le deuxième objectif est celui de remplacer notre production d'énergie nucléaire et fossile que nous utilisons par une production d'énergie vraiment renouvelable. La fermeture des centrales nucléaires doit être planifiée et la montée en puissance de notre production d'énergie renouvelable et de la baisse de nos consommations ne doivent pas être des préalables. Le parc des 58 réacteurs doit être suivi et diminué progressivement en fonction des contraintes de sécurité. En aucun cas ces réacteurs ne seront prolongés par des travaux de rénovation. Là encore, une nouvelle filière technologique dans le déclassement des sites peut être attendue, là encore, qualifiante. Les énergies de substitutions seront le biogaz, l'hydrogène, le solaire, l'éolien terrestre et maritime couplés à du stockage. Le véhicule devra être électrique ou au biogaz pour le transport des usagers ou des marchandises. Les usages électriques et la biomasse seront préférés pour le bâtiment. En fait notre transition doit s'assurer que d'ici 2050 toute notre électricité soit renouvelable, et que notre consommation de pétrole et de charbon disparaisse.
Ces objectifs nécessitent de mettre en œuvre un véritable outil de production national d'énergie :
• L'éolien* doit produire 250 TWh avec plus de 20 000 éoliennes à installer,
• Le solaire doit produire 150 TWh en utilisant les toitures, les parkings, les friches, les terrains impropre à l'agriculture,
• Un plan national de méthanisation sera établi dans une conférence nationale et citoyenne,
• Enfin, la production hydraulique doit rester stable voir légèrement augmenter selon les capacités identifiées
Le stockage doit aussi être soutenu, dans certaines conditions,
*La production à partir d'éoliennes en mer est très certainement plus d'avenir que sur terre. Cette filière pourrait être plus soutenue en France et les différents appels d'offre un levier pour ce faire. Toutefois, une politique énergétique européenne aurait toute sa place pour réaliser ce changement de mix, en tirant partie des spécificités géographiques et climatiques de ses pays membres et en réalisant les infrastructures de transports associées.
Là encore ces investissements seront portés par des financements de long terme publics et privés.
Origine de la proposition
à titre individuel
Sallaberry Jean-Luc
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Orientations énergétiques 2 : Protéger nos actifs stratégiques de l’énergie
Le troisième objectif sera de s’opposer à la vente à la découpe des actifs stratégiques d’EDF et d’ENGIE. En effet les actionnaires des groupes, et principalement l’Etat, réfléchissent à vendre leurs filiales Enedis, GRDF (distribution de gaz), GRTgaz (réseau de transport de gaz), Storengy (stockage). Très profitables, ces sociétés remontent depuis de nombreuses années du dividende au sein des groupes.
Il faut rappeler que c’est la loi PACTE votée par la majorité gouvernementale qui permet désormais à l’Etat de prendre ces décisions. Pour l’Etat c’est une stratégie boursière qui vend tout ce qui est rentable et qui fait supporter aux impôts des français tout ce qui est déficitaire.
Il faut aussi rappeler que ENEDIS et GRDF sont des sociétés qui gèrent en monopole les réseaux de distribution d’électricité et de gaz, qui relient les habitations, propriétés des collectivités locales. Avec leurs privatisations, les futurs actionnaires mettront à profit la rémunération des investissements au détriment de la qualité des réseaux et donc de la sécurité des français.
Repenser le modèle de gestion de l'énergie
Les collectivités locales, les autorités organisatrices de la distribution d'énergie et leurs opérateurs locaux seront à même de porter avec efficacité cet accompagnement. Il y a peu de temps plusieurs métropoles se sont exprimées sur leur souhait de s'impliquer plus massivement dans la transition énergétique. Elles considèrent que les leviers d'actions sont trop étatiques ou trop pilotés par les grands acteurs monopolistiques de l'énergie. Il faut faire évoluer la gouvernance du système énergétique. Il faut davantage décentraliser vers l'urbain et le rural. Les usagers, les citoyens, les élus veulent s'approprier la transition énergétique. Qu'à cela ne tiennent, faisons là ensemble.
La rénovation des bâtiments, la gestion du réseau de distribution, la production d'énergie renouvelable, tout cela doit être modifié, changé, amélioré par la proximité tout en maintenant une péréquation de solidarité entre les territoires. A ce titre le TURPE (tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité) sera un outil important à adapter pour modifier certains comportements mais aussi continuer de permettre financièrement l'entretien des futurs réseaux électriques ; de même, la fiscalité de l'énergie au sens large devra accompagner cette transition. Le FACE (financement des aides aux collectivités pour l'électrification rurale) devra être strictement orienté vers les énergies renouvelables. La Commission de Régulation de l'Energie peut aussi innover et proposer des modèles tarifaires décentralisés avec de la péréquation. Le projet supra régional SMILE sera le fer de lance de l'innovation tarifaire en la matière.
Seulement, pour que cette politique publique puisse être pensée, élaborée et suivie il est indispensable que les collectivités locales maitrisent les données utiles. Il faudra donc créer un service public local de la donnée pendant de celui de l'Etat Etalab gérant les données publiques essentielles. Ce service devra être en mesure de récupérer les données énergétiques produites par le secteur privé.
Mais le pilotage de ces politiques locales nécessite une coordination nationale et pas juste un suivi des services de l'Etat grâce à des indicateurs clés. La méthode par l'incitation qui caractérise le très bon travail de l'ADEME ne suffit pas à créer une rupture dans les comportements résistants. Il nous faut maintenant une agence nationale de la transition énergétique qui coordonne le projet. A chacun des niveaux d'actions et de pilotage (national, local) la participation citoyenne devra être intégrée.
Cette agence devra intégrer un suivi global (financier, juridique, innovation, gouvernance) des acteurs privés nationaux de l'énergie à travers l'actionnariat de l'Etat. Elle limitera le pantouflage vers ces grands groupes. Elle s'assurera d'une bonne corrélation entre la stratégie engagée de l'Etat de sortie du nucléaire et celles des entreprises du secteur.
Origine de la proposition
à titre individuel
Sallaberry Jean-Luc
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Plan de relance allant dans le sens des orientations énergétiques :

Réseaux de distribution d’électricité: L’impératif absolu d’une résilience électrique forte converge avec la nécessité de continuer à développer les énergies renouvelables électriques pour faire de la sécurisation des réseaux de distribution d’électricité un impératif majeur.
Dans ce contexte, il semble nécessaire de proposer un plan de relance axé sur des travaux prioritaires tels que la sécurisation et le renforcement des réseaux, en particulier dans l’objectif de résorber les ouvrages sensibles et garantir une continuité d’alimentation pour tous, même en cas d’événements exceptionnels ou d’aléas climatiques majeurs. L’amélioration de la résilience des réseaux de distribution est essentiel pour éviter tout risque de crise supplémentaire telle qu’une tempête pendant la crise sanitaire et les conséquences vraiment catastrophiques que cela comporterait, notamment sur l’alimentation en énergie électrique et le fonctionnement des outils numériques.
Dans un second temps, il pourrait être proposé d’orienter les travaux vers le raccordement des EnR et ainsi résorber les files d’attente et le nombre important de raccordements prévus dans les S3REnR. A cet égard, nous préconisons que les AODE maîtres d’ouvrages sur les zones rurales puissent plus facilement intervenir en complément des gestionnaires de réseau pour accélérer ces travaux, en déplafonnant la puissance limite de raccordement mentionnée dans l’accord-cadre relatif au modèle de contrat de concession de 2017 (6 kVA pour le raccordement de bâtiments privés).

Réseaux de distribution de gaz et méthanisation: La valorisation des ressources locales en biométhane participe directement à l’autonomie énergétique des territoires, au soutien à l’activité agricole et à l’aménagement de l’espace rural, ainsi qu’à la valorisation de certains déchets fermentescibles. La filière mérite donc d’être soutenue et accompagnée dans son développement. Dans ce cadre, parmi les nombreuses pistes d’amélioration possibles, il pourrait être proposé les mesures suivantes :
• Augmenter l’objectif de 6 TWh de gaz renouvelable injecté en 2023 dans les réseaux de distribution et soutenir ainsi les nombreux projets de territoire, souvent situés en milieu rural. Ces projets déjà à l’étude pourraient être immédiatement opérationnels et créer plus de 1000 ETP pour la construction des installations qui pourrait de surcroît être conservés pour garantir la maintenance et l’exploitation des sites. L’évaluation du tarif de rachat se situe à près de 100 M€ par an.
• Mettre en place un fonds d’amortissement des charges pour le développement des réseaux de gaz verts « FAC gaz vert », financé par une contribution des fournisseurs de gaz fossile, afin de subventionner, dans le cadre du droit à l’injection et du zonage, les travaux d’extension, de renforcement ou de compression sur les réseaux de transports et de distribution et faciliter le développement du biométhane ;
• Donner aux territoires la possibilité de développer des projets cohérents, associant construction ou rénovation de bâtiments (publics ou privés) et verdissement des énergies, et proposer que les collectivités puissent imposer sur leur territoire une part de gaz vert minimale pour la construction neuve ou la rénovation.
• Inclure les stations de recharge en bioGNV dans une nouvelle tranche du programme d’investissement d’avenir (ou tout nouveau programme équivalent) proposé pour la mobilité propre. Il faut noter que la filière d’équipementiers des telles stations est essentiellement française. Cette incitation permettrait de dynamiser l’emploi local.

Infrastructures de recharge de véhicules propres: Il est nécessaire d’accélérer la dynamique engagée pour relancer la mobilité propre et notamment les infrastructures nécessaires pour ce faire. A ce titre, parmi les nombreuses pistes d’amélioration possibles, les mesures suivantes pourraient être proposées :
• Application rapide du taux de réfaction augmenté de 75% pour la mise en place d’IRVE, pour l’instant circonscrit aux SDIrve (schéma directeur d’infrastructures de recharge de véhicules électriques dont le texte est en préparation) élaborés en application de la LOM, notamment pour les AODE ou autorités compétentes qui auraient déjà fait antérieurement à la LOM cet exercice; application du taux de 75% quel que soit le Maître d’ouvrage après coordination avec le gestionnaire de réseau concerné sur la zone à instruire.
• Mettre en place, dans le cadre du plan de relance et face au succès de la précédente campagne, une nouvelle enveloppe de type « programmes d’investissement d’avenir » (PIA) pour aider accompagner les zones blanches non couvertes en IRVE ainsi que pour les stations de recharge en bioGNV. Cela reviendrait à accompagner le déploiement d’infrastructures sur un dixième du territoire national environ.

Réseaux de chaleur et de froid: Concernant les réseaux de chaleur et de froid, parmi de nombreuses mesures, nous pourrions proposer l’abaissement du taux de TVA à 0% sur la chaleur pour les réseaux dont le taux d’EnR est d’au moins 60 %.

Concernant le Bois énergie, la géothermie, le solaire thermique, l’énergie de récupération et la cogénération :
• Favoriser la pénétration des EnR thermiques dans la construction neuve en imposant une part de chaleur renouvelable dans la RE2020 (les collectivités pouvant autoriser les constructeurs à remplacer la chaleur renouvelable par un approvisionnement en biométhane).
• Relancer les ventes de bois par des supports dématérialisés, notamment de l’ONF, et accompagner les coopératives dans ces ventes.

Efficacité énergétique :
• Emettre de nouveaux volumes d’obligations CEE pour soutenir la filière de la rénovation énergétique.
• Mettre en place un produit de la Banque des Territoires garanti sur fonds d’Etat à taux préférentiel pour les collectivités afin d’accompagner la rénovation énergétique sur des actions long terme.
Origine de la proposition
à titre individuel
Sallaberry Jean-Luc
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La France doit garder sa production d’électricité via les centrales nucléaires.

L’électricité provenant du nucléaire est la seule électricité bas carbone dont on dispose en France pouvant être modulable. Il imaginer plus que la consommation électrique à l’année pour comprendre nos besoins. Il faut comprendre que cette consommation est à flux tendu. Nous devons consommer ce que nous produisons.

Aucune capacité de stockage qu’elle soit proposée par NegaWatt ou l’ADEME n’est réellement possible (de plus ils proposent une réduction de la production complètement démesurée). Les ENR n’étant pas modulable il faut moduler la consommation drastiquement (ne plus choisir quand nous allumons la lumière, quand nous allumons notre chauffage, nos appareils electriques...nos hopitaux?). De plus quand la consommation est la plus forte (en hiver) le photovoltaïque produit le moins, renforçant cet effet.

Il faudrait donc ajouter aux ENR une capacité électrique modulable (le gaz ou le charbon). Nous le voyons avec l’Allemagne. Elle produit énormément d’énergie renouvelable dans l’année et pourtant elle crée entre 3 et 5 fois plus de CO2 que la France pour son éléctricité. (Le mix électrique de la France étant le plus propre d’Europe si l’on exclut les pays nordiques pouvant utiliser l’Hydro)

Un mix 100 % ENR est inimaginable que ce soit au niveau français ou de l’Union européenne. Le foisonnement n’est pas assez important et il ne règle pas le problème de l’intermittence (le surdimensionnent n’est pas une solution cela mettrait a mal nos réseaux électriques et cela ferait exploser le prix de l’électricité). Cependant les ENR peuvent être soutenues dans les autres pays de l’UE notamment ceux produisant énormément grâce aux ressources fossiles. (Mieux vaut de l’ENR que du charbon).

Concernant le stockage des déchets, le seul centre Cigéo prévoit le stockage pour plus d’un siècle de consommation. Nous donnant le temps de nous concentrer sur l’urgence climatique et la recherche nucléaire.

Concernant le danger du nucléaire. La France assure la plus grande sécurité possible. Tchernobyl était gérée de façon catastrophique et opaque (contrairement aux centrales françaises, grâce à l’ASN) et Fukushima était construite sur une zone sismique que nous n’avons pas en France. Il faut séparer danger et risque. Se baigner dans une mer de requin recouvert de sang est très dangereux pour la santé, cependant il y a un très faible risque pour moi, comme je l’espère pour vous, que cela arrive.

Concernant le coût. Il est similaire à celui des ENR (coût de la sécurité comprise).

Il est temps que la gauche soit courageuse et propose une vraie solution à la crise catastrophique qui à déjà commencée. Pour cela, elle doit être rigoureuse et se baser sur la science.

Pour vous rendre compte de la production de CO2 par la France par rapport aux autres pays du monde je vous conseille : https://www.electricitymap.org/
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean-Marin Schlaich
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LA FRANCE DOIT POURSUIVRE L'EXPLOITATION DE TOUTE SON ÉNERGIE NUCLÉAIRE

Je constate avec plaisir que je ne suis pas le seul de cet avis. Je copie un passage de la récente publication "The shift project": Le problème de la transition écologique et énergétique demande à être posé en premier lieu dans sa dimension technique et pratique, avant de donner lieu à une confrontation des opinions. Pour que ces opinions puissent être confrontée de manière pertinente, elles devraient elles-mêmes se confronter patiemment aux faits. Ce besoin est peut-être encore plus pressant que pour tout autre sujet politique. Le problème de la transition écologique et énergétique est certes complexe, mais pas davantage, par exemple, que les débats sur la fiscalité. Son caractère largement objectivable, fruit précisément de sa dimension fondamentalement technique et pratique, devrait faciliter une patiente confrontation des opinions aux faits. Tel est hélas rarement le cas dans le débat public.
Le paragraphe que je viens de citer est frappé au coin du bon sens. Les ENR n'ont pas, et de loin, la capacité de remplacer un seul réacteur nucléaire, ce n'est pas une opinion, c'est calculable par tout un chacun avec un niveau inférieur à celui du bac! Une centrale nucléaire ne peut être remplacée que par une centrale à gaz ou à charbon, de plus l'exemple allemand est criant.
Concernant la consommation électrique totale deux facteurs s'opposent, l'électrification croissante liée à l'abandon des combustibles fossiles: pompe à chaleur, voiture électrique, production d'hydrogène par électrolyse, et, d'autre part la décroissance de l'économie, incontournable et toujours pas reconnue par les partis politiques. Au total ça pourrait ne pas bouger beaucoup pour l'électricité. Les économies d'énergie à faire, isolation des bâtiments, diminution des transports, portent sur des choses actuellement alimentées au pétrole ou au gaz.
J'en profite pour dire un mot du biogaz: son développement est basé essentiellement sur l'utilisation des déjections animales dans des "fermes-usine" de milliers d'animaux enfermés à vie. Ce modèle d'agriculture est à proscrire et les déjections des animaux élevés au pré servent depuis toujours de fertilisant naturel. Il faut avoir un projet écologique cohérent.
De la même manière on ne va pas encourager la déforestation pour favoriser l'utilisation de la biomasse. Une gestion des forêts conséquente doit produire du bois d’œuvre et le petit bois transformé en pellets va aux particuliers et non à des centrales thermiques.
L'hydrogène vert, c'est à dire produit par électrolyse avec du courant issu des ENR (là on peut être intermittent!) sera intéressant comme intermédiaire quand on aura développé l'électrolyse de l'eau de mer, la R&D est en cours, l'eau douce est trop rare, mais ça ne permettra jamais des stockages massifs.

Génération-s et le PS ont basé leur projet sur des affirmations irréalistes au possible, si on ne le reconnait pas on n'est pas aptes à gérer le monde qui vient, on fait juste de la politique à l'ancienne, on ne sert à rien.
Les politiques officielles en cours comme les projetées sont entièrement basées sur de la fiction du wishfullthinking, rien de techniquement réaliste, tout cela est bien détaillé par Jean-Luc Sallaberry qui seble y croire!,Je ne citerai qu'un exemple: penser que l'on va diviser par deux la consommation d'énergie c'est envisager la division par deux du PIB! Cela arrivera peut-être, mais allons y lentement!

Pour renforcer ce qu'a écrit Jean-Marin Schlaich, des trois catastrophes nucléaires majeures avec fusion du cœur, survenues à Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, seule Tchernobyl a fait une trentaine de morts parmi les "liquidateurs". Fukushima a provoqué l'évacuation d'une assez vaste zone, peu a peu réoccupée depuis, mais si le tsunami a fait des victimes il n'y a pas de victime de la radioactivité. Quand on pense aux hécatombes qu'ont provoqué le charbon et le pétrole, on constate que la peur suscitée par l'atome, si elle est légitime, est disproportionnée, initiée au départ par la bombe.
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean Pierre Moulard
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Bonsoir,

Je suis poliment perplexe sur les énoncés pro-nucléaires
Je vous invite:
- à lire certains rapports ( Cour des Comptes et autres) sur le coût réel du nucléaire
- sur l'origine de l'uranium, et les conditions de son exploitation ( les expériences constatées au Niger, en Centrafrique et celles connues au Canada laissent pantois !!!! Je vous invite à venir en limousin faire un pèlerinage sur les anciens sites miniers, et les effets encore connus de cette exploitation
- la question des déchets, du démantèlement des centrales ne peut être ignoré
- je vous invite à vous identifier les dotations recherche dans le domaine du nucléaire, et dans le domaine des solutions alternatives depuis disons 30 trente ans
Combien de centrales françaises ont-elles déjà été prolongées au-delà de l'acceptable ?

Une politique énergétique cohérente impose de travailler: sur les économies de conso, sur la diversification des productions et sur la gestion des filières.
Je partage aussi l'idée que le "tout électrique " est un non sens, et il vrai qu'il légitime même de construire de nouvelle centrales, l'EPR constitue sans doute une exemple de réussite économique et financière...
Courage !! Courage!!
Bernard
Origine de la proposition
à titre individuel
Bernard Drobenko
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M. Drobenko,

Je propose que la discussion soit dépassionné et plutôt qu'inviter montrer et sourcer vos dires. Je veux bien cependant le faire a votre place cette fois-ci. Le but, que l'on partage, est de protéger notre climat et par cela de sauver des millions de gens de la famine, de la guerre, des inondations...L'importance de ce débat mérite le plus grand calme.

Tout d'abord, j'aimerais souligner qu'il n'existe aucune solution parfaite pour notre mix électrique (qui n'est d'ailleurs qu'une part de notre mix énergétique encore énormément composée d'énergie fossile). Il faut donc choisir le moindre mal pour agir dans l'urgence que l'on connait. C'est ici tout le rôle de la décision politique.

Concernant le coût de l’électricité

Concernant votre première invitation, sur le coût "réel" du nucléaire. Par "réel" j'imagine que vous parlez du LCOE (Levelized Cost of Energy) qui tente, je dis bien tente, de calculer le coût de l'energie en fonction de son moyen de production. Il a d’ailleurs un problème concernant les énergies renouvelables intermittentes (le photovoltaïque et l’éolien) il inclut rarement le stockage, mais aussi la production d’une électricité par des moyens fossiles qui pallient à l’intermittence de ces moyens de production. Cependant voilà ce que l’on peut trouver dans plusieurs recherches. Le LCOE calculant sur toute la durée de vie il ne peut être utilisé pour comparer ce que nous avons déjà avec ce que nous voulons construire.

J’utilise ici les chiffres de l’ADEME (on ne peut pas lui reprocher d’être pronucléaire, l’agence ayant écrit un programme 100% renouvelable, elle donne même un LCOE plus élevé qu’ailleurs pour le nucléaire))
- Pour le photovoltaïque entre 50€/MWh et 200€/MWh
- Pour l’éolien terrestre 55€/MWh
- Pour l’éolien maritime entre 145€/MWh et 200€/MWh
- Pour le nucléaire actuel 50€/MWh (en prenant en compte les remarques de la Cour des comptes) et l’EPR 100€/MWh (qui devrait baisser drastiquement pour les prochains, Flamanville étant le premier de sa génération).

Les chiffres varient d’un institut à un autre, mais l’ordre de grandeur reste le même.

Cependant comme je le disais, cela ne regarde pas le stockage des EnRI. Il faudrait, toujours d’après l’ADEME rajouter 138€/MWh pour le stockage et déstockage saisonnier (crucial avec le photovoltaïque), 58€/MWh pour le stockage de court-terme. Ils proposent cependant de créer de nouveaux barrages (aïe la biodiversité) pour les 7 premiers GW (la France en produit actuellement 133) permettant de réduire le coût du stockage à 46€/MWh. Je cite l’ADEME : "avec le stockage, les énergies renouvelables électriques ne sont pas viables économiquement". je maintiens cependant que le prix est un argument secondaire et je préfère avoir de l’éolien en Pologne plutôt que les centrales à charbon.

Concernant les mines

Les mines d’uranium sont en effet un des problèmes de la production nucléaire. Il faut lutter pour améliorer drastiquement les conditions dans ces mines. Comme celle dans les mines de néodyme (pour l’éolien notamment maritime), d’acier, de charbon, d’argent (pour le photovoltaïque). ils sont donc urgent de réduire notre consommation. Aucune énergie n’est propre et sans conséquence..

Concernant les déchets et le démantèlement

Comme dit plus haut, nous pouvons stocker un siècle de déchet nucléaire. Ces déchets étant beaucoup plus faibles que l’imaginaire collectif le pense. Ils représentent 1,54 million de m3. Derrière ce chiffre faisant peur. Il faut comprendre que cela est l’équivalent d’une demi-brique de lait par an et par habitant. Sachant que 90% de ces déchets sont de moyen et court terme. Les déchets de longs termes sont donc l’équivalent, d’un dixième d’une demi-brique de lait par an et par habitant, autrement dit une brique de lait tous les 10 ans par habitant. Sachant que nous avons la capacité de stockage d’environ 1 siècle et que TOUTE production d’énergie pullule et crée des déchets qui pour la beaucoup et contrairement au nucléaire ne sont ni gérée, ni facilement quantifiable.

Pour rester court et lisible je vous conseille cette vidéo parlant des déchets et du démantèlement : https://www.youtube.com/watch?v=8ef25x7sM-I du Reveilleur, vulgarisateur scientifique concernant la production énergétique et passionnante.

Concernant la recherche en Europe

L’échelle française n’est pas bonne, le marché de l’énergie est mondial. Prenons l’exemple du photovoltaïque, la grande majorité des constructeurs sont chinois suivi de très loin par les Coréens et les Américains. Aucun constructeur d’ampleur n’est européen. Cependant l’Union européenne finance grandement la recherche grâce au programme Horizon 2020 et bientôt Horizon Europe.
Concernant Horizon Europe, les seuls chiffres que j’ai pu trouver, l’UE financerait la recherche via Euratom à 2,4 milliards et 15 milliards pour la transition énergétique incluant donc les EnRI. Je n’ai pas trouvé d’autres chiffres. Cependant c’est un faux débat, les EnRI profitent d’une très grande popularité médiatique, amenant de nombreuses recherches (c’est pour cela que son LCOE a fortement baissé même s’il semble stagner maintenant) et d’une grande aide financière.

Concernant la durée de vie des centrales

La plus vieille centrale est Fesseinheim (qui produisait l’équivalent du photovoltaïque installé en France) et elle est en court de fermeture (pour de bon cette fois) après 42 ans d’utilisation. 40 ans d’utilisation sont une règle arbitraire. De nombreux autres pays ont des centrales qui fonctionnent parfaitement et qui sont plus vieilles que ça.
L’ASN considère que Fessenheim était parfaitement utilisable que ça soit avec les microfissures, la vétusté ou la zone sismique. J’attends des gens contredisant l’ASN des arguments et des analyses autant poussée que l’agence. Si ces arguments sont fondés, il faudra alors ne pas perdre de temps et supprimer l’ASN et virer tous les chercheurs et techniciens de cette agence.

La question finale est : où voulons-nous engager nos moyens financier et humain dans la lutte contre le réchauffement climatique ? je pense que lutter contre l’énergie nucléaire en France pour la remplacer par un mix incluant des énergies renouvelables intermittentes nous fait perdre de précieuses ressources de temps, d’argent et de moyens. Nous ne disposons pas de ces trois ressources de façon illimitée. L’urgence impose de se concentrer sur d’autres moyens.

Tel que :
– Fermer toutes les centrales à charbon dans l’Union européenne
– Réduire drastiquement la pollution liée au transport et prioritiser les transports en commun
– Taxer fortement l’aviation
– Investir énormément dans l’économie circulaire
– Investir dans l’isolation des bâtiments et dans la formation
– Réduire grandement la consommation de viande
– Faire une filière bois durable
– ...

En espérant avoir pu vous convaincre,
Amicalement,

Source

ADEME : http://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/5-couts_des_enr_22-11-2017.pdf
Déchet : https://www.20minutes.fr/planete/2306931-20180712-nucleaire-o-stockes-154-million-metres-cubes-dechets-radioactifs-recenses-france
Représentation graphique des déchets de hautes activités : https://twitter.com/Fessenheim1973/status/1259805905471901696/photo/1
Déchet et démantèlement : https://www.youtube.com/watch?v=8ef25x7sM-I
Horizon Europe et financement : http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2018/06/Cluster-4-Energie-T.-Schubert-19-06-2018.pdf
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean-Marin Schlaich
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M. Schlaich,

Tout d’abord, il est effectivement essentiel de bien se renseigner sur les enjeux et je suis bien d’accord avec vous pour recommander les vidéos du « Réveilleur », qui montre une objectivité rare sur ce thème.

Par contre, votre discours ne me convainc pas du tout. Essentiellement, parce que vous ne considérez pas le problème véritable, à savoir les émissions de GES mondiales. Vous raisonnez comme si le monde devait se mobiliser pour diminuer les émissions de GES françaises. Dans ce cas, certes, on pourrait envisager le nucléaire comme une solution.
Cependant, il s’agit bien d’un problème planétaire et la filière nucléaire actuelle ne couvre que 5 % de la consommation énergétique mondiale et ne peut pas espérer dépasser 20 % du fait des réserves en uranium.
Il n’y a donc pas de grande surprise : l’organisation faisant autorité sur le réchauffement climatique, le GIEC, a constitué plusieurs scénarios de mix énergétiques à l’horizon 2050 permettant de limiter ces émissions mondiales et leur totalité repose sur un mix électrique très majoritairement renouvelable.
À partir de là, les énergies renouvelables n’étant exploitables que sur place, il est évident que les pays en disposant se doivent en premier lieu de les valoriser. On pourrait en particulier difficilement justifier qu’un pays comme la France, nettement plus favorisé que l’Allemagne en renouvelable, ne fasse pas au moins aussi bien. Au passage, il est étonnant de voir l’Allemagne citée comme preuve de l’impossibilité de remplacer du nucléaire ou du charbon par des EnR, alors que c’est précisément ce qu’elle réalise depuis une dizaine d’années et ce qui lui permet de remplir ses engagements en termes de baisses d’émissions de GES.

Donc, autant la recherche d’une nouvelle génération de nucléaire peut se justifier, autant la poursuite de l’exploitation de la génération actuelle reposant sur des quantités limitées d’uranium 235 ne trouve sa place que dans une tradition impérialiste de la France qui s’accaparerait une part disproportionnée de ce minerai (pour s’en servir de combustible dans des centrales de rendement énergétique de l’ordre de 30%), alors même qu’elle pourrait s’en passer.
Rappelons également que l’AIE estime qu’en Europe le potentiel éolien offshore seul équivaut à plus de dix fois la consommation électrique actuelle.

L’Allemagne n’a pas encore prouvé que l’on pouvait se passer de nucléaire et de charbon, mais poursuit sa transition avec maintenant la mise en place d’un plan stratégique national de l’hydrogène cohérent avec les préconisations du GIEC et envisageant l’import d’hydrogène « vert » produit par des énergies renouvelables dans des pays en développement où celles-ci ont un plus haut rendement. Leur emboîter le pas serait participer à une véritable transition énergétique dont le monde a besoin, seul moyen que nous avons de vraiment peser dans la lutte contre le réchauffement climatique. Se replier sur notre filière nucléaire historique reviendrait à mon sens à s’exclure de ce mouvement et regarder faire les autres. Je pense que la France a les moyens d’apporter bien plus au monde et que l’on arrivera plus facilement à enthousiasmer la nation en se tournant vers un véritable projet d’avenir international qu’en lui proposant un retour aux années 70 avec une vision franco-française de la question énergétique.
Origine de la proposition
à titre individuel
Christophe Noirot
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Redynamiser les programmes de rénovation de l'habitat dégradé tout en facilitant l'accès à une épargne populaire rentable pour l'ensemble des foyers.

Nous voulons inverser la logique libérale d’orientation de l’épargne populaire vers les fonds de pension privés :
Pour permettre le financement des différents programmes d’isolation et d’amélioration des capacités thermiques de l’habitat,
Pour permettre aux communes de se lancer dans l’amélioration des performances thermiques,
Pour offrir aux offices HLM les moyens nécessaires à la rénovation des habitats sociaux,

Aujourd’hui, nous disons qu’il faut rendre aux Français la possibilité d’avoir accès à une épargne rentable et solidaire, une Épargne Universelle de Solidarité en :
Relevant le plafond du livret A de 22.950 € à 50.000 € de manière à doubler le montant capitalisable et les moyens de la CDC,
Changeant la méthode de calcul du taux du livret A en prenant en compte l’inflation nette ressentie par les Français augmenté à minima du taux Eonia :
Soit aujourd’hui un taux minimum de de 1.5 % + 0.25 % = 1,75 % au lieu de 0,5 %

C’est la garantie pour chacun de bénéficier d’une épargne sécurisée, rentable, solidaire qui sera l’outil de la transition écologique et de l’amélioration de l’habitat pour les plus défavorisés.


Intérêt de cette proposition

Comme le fait remarquer le rapport annuel du mal logement de l’abbé Pierre, les budgets alloués à l'action de la rénovation de l'habitat, tant au niveau de l'ADEME, que des montants disponibles à la caisse des dépôts et consignation (CDC) sont très nettement en dessous des besoins et en diminution constante depuis 2017.
.
Cela se traduit par un retard inacceptable dans la mise en oeuvre des objectifs de la COP21 avec des objectifs à 2050.

En 2011, le taux du livret A était de 2.25 %, il est aujourd’hui descendu à 0,5 % alors que le taux d’inflation sur 12 mois au 01/2020 s'établissait à 1,5 % (Source FranceInflation.com). Le calcul du taux d'intérêt du Livret A, et celui du Livret Développement Durable et Solidaire également, est basé sur une partie de l’inflation (certaines catégories de biens de consommations courantes en sont exclues), et sur le taux de rémunération financier (EONIA) des opérations interbancaires.

Ainsi, cette méthode de calcul, donne la possibilité au gouvernement actuel, de détourner l’épargne populaire de cet outil essentiel au financement de la Caisse Des Dépôts et Consignation (CDC), qui est en charge de financer les efforts de la transition énergétique au travers de l’ADEME.

La réforme des retraites, et la loi Elan qui l’a précédée, ont ouvert la porte à des systèmes de capitalisation pour les retraites, au delà même des entreprises assurantielles, qui jusqu’alors, étaient les seules à pouvoir proposer ces produits. Le PER est la porte ouverte à des “gestionnaires d’actif” comme Black Rock qui a fait un lobbying très fort auprès du gouvernement actuel pour lui faciliter l’accès au marché français.

Pour agir plus vite, il faut pouvoir mobiliser des moyens plus importants sans affaiblir le nécessaire besoin de cohérence avec l'action sociale.

Nous avons conscience que la politique du gouvernement amène aujourd’hui à fragiliser le financement des logements sociaux et les nécessaires investissements dans la transition énergétique (Isolation, mise en place de méthodes de chauffage décarbonées plus efficaces, rénovation, …)

Extrait - Etat du Mal Logement 2020 - Fondation Abbé Pierre
La réussite du programme ‘Logement d’abord’ dépend en grande partie de la capacité de mobilisation du monde Hlm. Or, la loi de finances pour 2018 et la loi Elan ont engagé un profond ébranlement du modèle économique du logement social. (...) le mouvement de déstabilisation du logement social se poursuit.
L’accord prévoit (...) diverses facilités de prêts de la part de la Caisse des Dépôts pour la production et la rénovation du parc social, mais qui consistent encore une fois à endetter davantage les organismes Hlm à long terme pour permettre une baisse drastique des aides publiques à court terme.
Des mesures d’économies budgétaires à la remise en cause du modèle français du logement social
Si en 2017, avec le coup de rabot de 5 € par mois sur les APL et la loi de finances pour 2018, la dépense logement était considérée comme un gisement d’économie, aujourd’hui, notamment depuis la loi Elan, c’est à la remise en cause du modèle français du logement social, auquel l’USH a consacré son dernier congrès, que nous assistons.
La ponction sur les Hlm ampute considérablement leurs fonds propres et les oblige à rechercher d’autres sources de financement en ayant notamment recours à la vente d’un nombre accru de logements. Le mode de financement du logement social est ébranlé.

Il est plus que temps d’agir en mettant en ligne les moyens financiers et les ambitions réelles.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Villes et Territoires durables
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Accompagner les projets de méthanisation dont l’innocuité sociale et environnementale est avérée

Nous souhaitons soutenir les unités de production d’énergie à partir de la biomasse et de méthanisation, à condition de :

- ne pas concurrencer les cultures alimentaires, mais utiliser exclusivement des produits issus de l’entretien des boisements (haies, broussailles), des résidus d’élevage (lisiers) ou de cultures en dehors des cultures destinées à protéger la ressource en eau et la fertilité des sols (CIPAN) ;

- participer à l’objectif d’autonomie énergétique de la ferme et s’inscrire dans une démarche d’économies d’énergies. Pour cela, le dispositif doit être adapté et dimensionné à la ferme et à la quantité de déchets pour lesquels on ne connaît pas de meilleure source de valorisation, produits sur la ferme ou dans un rayon très proche. Il ne doit pas favoriser la dépendance des paysan.ne.s à des financeurs extérieurs ; un projet de méthanisation ne doit pas se faire au détriment de l’autonomie financière et économique de la ferme ;

- que soient réalisées des études au cas par cas des projets fonctionnant en discontinu dans la mesure où ils ne remettent pas en cause l'autonomie de l'exploitation et ne transforment pas l'agriculteur en énergiculteur ;

- que l'épandage des digestats continue à être soumis à un plan d’épandage ;

- que les méthaniseurs ne soient pas implantés en zone naturelle, ou proche des habitations car de tels équipements représentent un risque explosif significatif.

En termes de choix financiers à faire, les aides publiques qui accompagnent les projets de méthanisation doivent être orientées vers des projets dont l’innocuité sociale et environnementale est avérée et doivent être plafonnées afin d’éviter le soutien aux installations de taille importante.

Intérêt de cette proposition

La méthanisation est un procédé biologique naturel. Cette technologie a été présentée dès les années 1980 comme une des alternatives au nucléaire afin de contribuer à l'autonomie énergétique. Ainsi, les agriculteurs allemands ont investi dans la méthanisation au début des années 2000, à la faveur d’une législation incitative qui a transformé beaucoup d’exploitants en producteurs d’énergie. A ce jour, l’Allemagne compte près de 9 300 unités de méthanisation dont 8 200 installations de méthanisation agricole. En France, le plan “Energie, Méthanisation, Autonomie, Azote” de 2013 avait un objectif de 1 000 méthaniseurs en 2020 ; en janvier 2019, on compte 646 unités de méthanisation dont 70% d’installations agricoles.

Aujourd’hui, le modèle de production est souvent de taille industrielle. Il est présenté comme un moyen de gérer les gros volumes d'effluents agricoles (effluents organiques type lisiers), de gérer les déchets de l'agro-industrie (refus de fabrication des industries agro-alimentaires, invendus des GMS, rebuts d'abattoirs (panses, etc.) et de gérer les boues des STEP pour produire de l'énergie. Dans le cadre législatif de la loi NOTRe, il a été projeté la construction de 1500 nouvelles usines de méthanisation en France à partir de 2020.

Cependant, le retour d’expérience montre, en France et ailleurs, que la méthanisation s’avère être, en particulier pour les agriculteurs, une cause d'endettement qui augmente la dépendance au modèle intensif voire amène à changer de métier : l’agriculteur devient énergiculteur. La méthanisation incite alors à produire de manière toujours plus intensive pour rentabiliser les installations. Ceci conforte le modèle ultra-productiviste qui génère pollutions des eaux et nuisances diverses pour les populations.

De plus, le subventionnement de l’ensemble de ce système crée des déséquilibres dans les marchés, créé un appel d'air vers des projets peu rentables économiquement et attire des spéculateurs peu soucieux d’améliorer les méthodes agricoles ou de respecter l'environnement (cf. pollutions avérées, incidents, accidents, explosions, etc.). En deux mots, la méthanisation en phase industrielle apparaît de fait comme une fausse bonne idée.

Les points de vigilance

Le besoin de fourrages pour alimenter les digesteurs peut conduire, de la part des énergiculteurs à un accaparement de la terre au détriment des éleveur.euse.s et en conséquence à une élévation du prix du foncier.

Les digestats forment des complexes plus ou moins organiques dont la composition varie selon la nature des apports et ils peuvent contenir des organismes pathogènes. Les données manquent d'un point de vue scientifique, sur les effets à long terme des différents digestats utilisés comme amendements sur les différents types de sols.

La contrainte d'approvisionnement en continu et en gros volumes des méthaniseurs industriels suppose des aires de collecte conséquentes, et donc de nombreux transports par camions très émissifs en C02. Ce point est souvent sous-évalué dans les projets qui se retrouvent en compétition pour l'approvisionnement en ressource carbonée, ce qui permet de douter de leur viabilité à long terme. De même, la qualité des unités de production doit être régulièrement contrôlé, en effet, le méthane est un GES ayant un pouvoir de serre 4 fois supérieur au CO2, il faut donc s’assurer que ces méthaniseurs ne deviennent pas source de pollution carbonée.

Suivant notre ligne de réflexion qui nous dicte d'économiser la ressource, de réduire la production de déchets et de respecter l'environnement nous sommes opposés au modèle de méthanisation industrielle fonctionnant en continu représentant un modèle gourmand en énergie et en matière organique, incitant à en produire plus et générant des déchets organiques à l'intérêt contestable pour la vie des sols. D'un point de vue purement agricole, ce modèle ne permet pas de modifier les pratiques liées à l’industrialisation de l’agriculture.
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au nom d'un Comité thématique
Villes et Territoires durables
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Favoriser l’émergence et accompagner le développement des projets citoyens de production locale d’énergie renouvelable.

Les communes et intercommunalités devront s’engager dans le développement et l’accompagnement de projets citoyens de production d’énergie renouvelable. Plusieurs modalités sont envisageables, aussi bien en termes d’implication des citoyens (prise de participation, création d’associations, de coopératives, …), qu’en termes d’accompagnement financier (mise à disposition de bâtiments municipaux et communautaires, fonds de garantie, sécurisation d’emprunts, prêts à taux zéro, mise à disposition d’ingénierie, …). Les institutions (collectivités, administration, SEM, PNR, …) auront pour rôle de faire émerger les collectifs, d’animer les réseaux, de sécuriser les projets.

Cette proposition a pour objectif de faciliter et d'accélérer le développement de la production locale d’énergie renouvelable sur les territoires en mobilisant les habitants. Il est évident qu’à elle seule elle n’a pas vocation à assurer toute la production d’énergie d’un territoire et que les pouvoirs publics conserveront un rôle de régulation, de redistribution de l’énergie au niveau national et de recherche et développement de technologies innovantes. Par ailleurs, de nombreuses grandes infrastructures de production d’énergie, tels que les barrages hydroélectriques, resteront gérés par l’Etat.
La production locale d'énergies renouvelables doit permettre aux territoires de participer à l’autosuffisance énergétique dans l’intérêt de leurs habitants. Les projets initiés et maîtrisés par les acteurs locaux garantissent un ancrage local et participent ainsi à l’émergence d’un modèle de gestion démocratique et décentralisée du déploiement des énergies renouvelables.
Par ailleurs, le chantier de la transition énergétique concerne tous les acteurs d’un territoire. Par construction, les projets citoyens d’énergie renouvelable permettent le développement d’une culture énergétique partagée et la « mise en mouvement des citoyens » dans des dynamiques collectives positives. Cette appropriation citoyenne favorise aussi la nécessaire sobriété énergétique du territoire, car l’effort de production conduit aussi à contrôler la consommation.
Enfin, ces projets citoyens présentent également l'intérêt de mobiliser des fonds dont les collectivités ne disposent pas toujours pour développer la production d'énergie renouvelable sur leur territoire. Et par leur nature locale, ils permettent de s’assurer que la valorisation des gisements renouvelables – ressources communes appartenant à tous – maximise les retombées pour le territoire dans la durée (création d’emplois, financement d’actions de maîtrise de l’énergie, ...).
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Villes et territoires durables
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Développer des boucles locales d’énergie dans le but de favoriser l’autoconsommation de l’énergie produite sur les territoires.

En se basant sur les possibilités ouvertes récemment par la réglementation européenne, il s’agit de structurer des réseaux locaux d’énergie permettant de distribuer l’énergie produite sur le territoire par les différents producteurs d'énergie, notamment par des collectifs citoyens. L’objectif sera de créer un maillage de boucles locales interconnectées entre-elles, afin de permettre les échanges entre les boucles excédentaires en énergie et les boucles déficitaires. Le réseau permettant l’interconnexion entre les boucles locales continuera d’être géré au niveau national, de même que certaines grandes infrastructures de production d’énergie (telles que les barrages hydroélectriques). Ce système permettra d’assurer une égalité d’accès à l’énergie pour tous les territoires, tout en favorisant la consommation “sur place” de l’énergie.
Les boucles locales seront gérées démocratiquement par des communautés constituées de représentants des différents acteurs du territoire (administration, collectivités, industriels, agriculteurs, commerçants, citoyens / habitants, …) ou seront des systèmes de type “régies de distribution”, selon le contexte et la dimension de chaque boucle.

Cette promotion de l’autoconsommation territoriale permettra de réduire le transport de l’énergie (et donc les pertes liées au transport) et d’améliorer l’acceptation sociale du développement des énergies renouvelables. En effet, si les moyens de production développés dans les territoires (éoliennes par exemple) servent avant tout à alimenter lesdits territoires, voir à les rendre autosuffisants, les habitants seront plus enclins à en accepter l’implantation.
Par ailleurs, une structuration locale des réseaux permet de redonner aux territoires le pouvoir d’agir sur leur fonctionnement, et de s’investir dans la production et le contrôle de la consommation.
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Villes et territoires durables
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Pour réussir à réduire d’une manière drastique la consommation énergétique des bâtiments il est nécessaire d’agir sur des leviers différents :

Sur le plan réglementaire :
Pour le bâti ancien : Rendre les travaux de rénovation énergétique (isolation thermique et remplacement du chauffage vers des modes non ou peu carbonés) obligatoires de l’ensemble du bâti (logements, tertiaire, équipements) dans un délai de 20 ans. Commencer par les bâtiments et notamment les logements les plus énergivores, E, F ,G = 15 millions de logements, d’ici 2027.
•Monter la cadence et rénover 2 millions de logements par an en privilégiant les rénovations complètes devenant obligatoires à moyen terme.
Pour le bâti neuf : Conditionner l’obtention du permis de construire à des hauts niveaux de performance énergétique.
Encadrer les loyers en fonction de l'étiquette énergétique. Plus le logement est énergivore, plus le loyer maximal sera réduit.
Accélérer la rénovation des bâtiments du tertiaire et des équipements publics.

Sur le plan financier :
•Financer ces travaux à travers des prêts longs garantis par l’État, dont le remboursement est indexé sur l’évaluation de l’économie d’énergie (NB. Les économies de dépenses en énergie d’un logement classé E avec chauffage électrique isolé avec la norme B chauffé au bois représentent en moyenne environ 2600 €/an). Ces prêts de l‘Etat pourraient être financés par l’épargne à travers les Livret A.
•Soutenir les travaux de rénovation énergétique des logements locatifs sociaux et privés, sous conditions de choix énergétiques particulièrement efficaces.
•Mettre en place une tarification de l'énergie progressive incitant aux économies d’énergie, une fois les travaux d’isolation réalisés.

Au niveau du secteur du bâtiment :
•Développer les filières d’éco-matériaux adaptés à chaque territoire pour limiter l’énergie grise des travaux d’isolation ;
•Renforcer la formation professionnelle, soutenir l’innovation et la recherche dans ce secteur.
•Mettre enfin en place le service public de la performance énergétique voté en 2015 pour mettre en oeuvre cette politique et contrôler la qualité des travaux pour garantir l'économie d’énergie réelle.

Intérêt de cette proposition

Le bénéfice de l’isolation est triple puisque cette action permet à la fois de réduire la consommation énergétique (actuellement 40% de la consommation d’énergie globale - source Négawatt), de choisir des sources d’énergie moins émettrices de GES (le secteur du bâtiment est responsable de 20 % des émissions en France) et de réduire la précarité énergétique (confort et budget des ménages).
Pour optimiser les résultats, il faudrait que les systèmes de chauffage soient alimentés par des énergies renouvelables (sources les plus diverses possibles et adaptées au contexte territorial et issues de filières locales), en utilisant les dernières innovations sur la production d’énergie renouvelable la plus efficace.
La production de bois de chauffage répond également à des enjeux écologiques et de paysage en donnant une débouchée économique à la replantation des haies bocagères par exemple.
La rénovation thermique est un gisement important d'emplois artisanaux non délocalisables. On peut estimer le besoin d‘un Mio d'emplois stables pour réaliser la rénovation thermique des 2 Mio de logements envisagés par an.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Villes et territoires durables
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POUR UNE ECOLOGIE POPULAIRE
Le mouvement des Gilets jaunes a été présenté comme une révolte antifiscale,
mais aussi comme une révolte des catégories populaires contre la politique de réduction
des émissions de gaz à effets de serre, ce qui a donné lieu à des échanges assez
caricaturaux sur certains plateaux télévisés.
Or ce mouvement n'avait pas pour but de s'opposer à la transition écologique, mais
bien de contester la répartition de cet effort nécessaire au détriment des catégories
populaires, alors que les plus gros pollueurs sont a chercher du côté des grandes
entreprises, et plus globalement des acteurs majeurs du capitalisme financier, qui a
accouché d'une mondialisation économique prédatrice de l'environnement.
Rappelons-nous que le mouvement écologiste est né du mouvement social et
sociétal des années 60 et 70, comme l'une des formes de contestation du système
capitaliste, c'est-à-dire de l'exploitation de l'homme (et de la nature) par l'homme. Toute
politique écologiste doit donc nécessairement s'articuler à une politique sociale, en
gardant à l'esprit que les catégories populaires sont les premières victimes du
dérèglement climatique et de la dégradation de la qualité de l'air.
Toute forme d'écologie punitive à destination de ces catégories (taxation des
ordures ménagères au poids, alors que les produits premier prix sont souvent
suremballés ; taxation lourde du diesel alors que la majorité des véhicules les plus
anciens, donc les plus abordables, utilisent ce carburant) est donc à bannir, au profit d'une
écologie incitative, qui accompagne socialement les citoyens les plus modestes dans la
transition écologique. Ainsi les primes à la conversion automobile ou la taxe sur les
ordures ménagères doivent-elles être modulées en fonction de critères de revenu, et la
rénovation des logements sociaux doit-elle être considérée comme une priorité absolue.
Les tarifs des transports collectifs doivent aussi être repensés en fonction de critères
sociaux, en même temps que leur maillage en dehors des grandes aires urbaines doit être
densifié.
Ce n'est qu'à ce prix que nous réussirons à faire de notre pays un des leaders
mondiaux en matière de transition écologique, et intégrer cette transition dans un véritable
projet collectif de développement durable, par l'implication des catégories populaires dans
ce défi majeur du XXI° siècle.
Origine de la proposition
à titre individuel
Emmanuel Dupit (comité de Villefranche/Saône)
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Engager une transition énergétique territoriale et citoyenne

Ce texte introductif présente les 5 contributions réalisées en co-construction par le comité “Villes et Territoires Durables”. Y ont participées : Lisa Belluco, Alice Brauns, Cécile Couchoud, Bernard Drobenko, Olivier Jourdan, Jean-Noël Lafaille, Yannick Meneux, Clément Pecqueux, Ekaterina Vlassova.

Depuis 1945, la production, le transport et la distribution d’énergie sont majoritairement nationalisés en France. De grosses entreprises industrielles ont été créées. Puis privatisées. Un marché de l’énergie s’est développé et est géré à l’échelle européenne. Les pays européens sont interconnectés et les échanges sont régulés en fonction des besoins et des surplus de production de chacun à chaque instant. Ce système est adapté à la production massive d’énergie par de grosses industries, nucléaires notamment.

Nous avons aujourd’hui tous conscience que la transition énergétique devra passer par le triptyque :
- Sobriété énergétique : réduire drastiquement les consommations ;
- Efficacité énergétique : développer l’efficacité des machines afin que chacune consomme moins d’énergie ;
- Energies renouvelables : développer les énergies renouvelables.

Le principal aspect de l’énergie que connaissent les citoyens se rapporte à leur facture. Chaque habitant de l’Occident consomme une grande quantité d’énergie chaque jour, sans vraiment en avoir conscience, si ce n’est par le montant (parfois élevé !) qu’il paye chaque mois. Nous pensons que pour développer le premier et principal volet, la sobriété, il est indispensable que les citoyens prennent conscience de l’énergie qu’ils consomment et comment cette dernière est produite. Il nous semble intéressant de soutenir et de développer des projets de production d’énergie renouvelable portés par des collectifs constitués majoritairement (en nombre) de citoyens, mais aussi des SEML par exemple. C’est par la réappropriation des moyens de production d’énergie à des échelles locales que les acteurs pourront commencer à prendre conscience de la quantité d’énergie nécessaire à leur mode de vie. Il est évident que ce type de projets ne permettra pas seul de générer la quantité d’énergie nécessaire, même pour un monde sobre. Ils seront complémentaires de projets de production plus industriels et gérés par les pouvoirs publics, qui assurent aussi la péréquation sur le territoire nationale. Cependant, ces projets, s’ils possèdent des gouvernances démocratiques (type coopératives) peuvent accompagner le chemin vers la sobriété. Ces projets peuvent également être accompagnés d’actions locales de sensibilisation aux économies d’énergie, afin de promouvoir les éco-gestes au plus près des habitants.

En complément, la sobriété passera également par la rénovation thermique massive des bâtiments publics et privés. De nouveaux outils de financement sont nécessaires afin d’accompagner les ménages dans la réalisation de rénovations complètes.

Enfin, la production locale d’énergie devra être consommée prioritairement de manière locale. L’auto-consommation au niveau d’un territoire devra être la logique de consommation principale : consommer ce que l’on produit avant de l’exporter. Pour y parvenir, il nous semble pertinent de développer des réseaux locaux (boucles locales) interconnectés les uns aux autres et pilotés localement par une gouvernance démocratique impliquant les citoyens dans l’esprit de la gestion des communs.

Les moyens de production d’énergie renouvelable devront être diversifiés et intégrés dans un mix énergétique adapté au territoire. Ainsi, il conviendra d’être particulièrement vigilant sur le développement des énergies renouvelables faisant l’objet d’une mauvaise acceptation sociale, à l’image de la méthanisation. Les projets ne devront pas être imposés mais réellement pensés et développés par et pour les acteurs locaux.

Bien évidemment, la sobriété passera plus largement par la mise en place de grands débats citoyens sur nos modes de vie. La réappropriation de la production de l’énergie et la rénovation thermique massive des bâtiments sont les premiers pas vers une prise de conscience, mais ne suffiront pas à atteindre les objectifs drastiques de réduction qui s’imposent. Ainsi, avant de se voir imposer des changements radicaux et non souhaités dans nos modes de vie par, notamment, la baisse de la production de pétrole (selon la plupart des commentateurs le pic pétrolier a été atteint en 2018) et les épisodes climatiques extrêmes, il devient urgent de réfléchir collectivement à la manière dont nous sommes prêts à vivre sobrement. Les changements à mettre en oeuvre ne seront pas marginaux mais radicaux. Mieux vaut donc les choisir que les subir.

Pour ce faire, nous proposons d’organiser des “états généraux des modes de vie” à travers toute la France. Ces états généraux seront réalisés en deux temps : un premier temps de formation, d’éducation populaire, pour que chacun puisse prendre conscience des enjeux, un deuxième temps de débat sur les modes de vie, pour que chacun, à la lumière des enjeux, puisse se prononcer et participer à la réflexion de fond sur le changement de société qu’il souhaite voir advenir. Ce type de processus de changement radical ne pourra pas se faire sans les citoyens.

Nos contributions :

- TE1 ENT citoyennes
- TE2 Boucles locales
- TE3 Isoler massivement
- TE4 Financer la rénovation énergétique par l’épargne particulière
- TE5 Accompagner les projets de méthanisation
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Villes et Territoires durables
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Engager une révolution industrielle assurant le New Deal Vert
Contribution du comité Paris 17

Il s’agirait de :
1. Abandonner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), et de ne plus user que des énergies renouvelables à base essentiellement de capteurs solaires et d’éoliennes. Ceci pour produire de l’électricité.
2. Rendre les bâtiments micro centrales d’énergie renouvelable et opérer les connexions en réseau sur une grande étendue territoriale.
Des sociétés publiques, des coopératives, des petits entrepreneurs individuels pourront produire de l’énergie et l’injecter dans le réseau (sauf s’ils consomment cette énergie à la source). Les compteurs électriques compteront l’énergie injectée dans le réseau et celle consommée afin d’établir la facture (confère la notion de « smart grid » dans « La troisième révolution industrielle », Jeremy Rifkin, LLL 2012).
Le secteur du bâtiment est là particulièrement concerné d’autant plus que les bâtiments doivent d’abord être thermiquement isolés. Ce sera d’ailleurs la tâche la plus difficile surtout pour les bâtiments anciens déjà habités.
3. Il y a ensuite le dégagement de CO2 par les véhicules à moteurs thermiques (voitures, deux roues, camions, autocars, autobus, etc.) :
Abandonner les véhicules à moteurs thermiques pour une motorisation électrique avec des stations de rechargement, de manière progressive et planifiée (attention car le mode de fabrication et de retraitement est polluant). Privilégier le transport collectif ou les mobilités douces.
4. Tout cela suppose des nouvelles activités de production (métiers), qualifiées, complexes, de type manuelles techniques, qu’on ne peut pas confier à des robots. Mais aussi des formations initiales, continues, et professionnelles, spécialisées. On peut coupler ça avec les solutions pour résoudre le chômage, et pourquoi pas avec le versement d’un revenu (qui serait universel si tout le monde le touchait, et disons avec optimisme : quand tout le monde le touchera).
5. Dans une optique de post-croissance, produire et consommer moins de matériels, de produits matériels, y compris agroalimentaires. Réduire l’agroalimentaire dans son ensemble, éviter le gaspillage non écologique (emballages plastique…) et faire correspondre l’offre à la demande. Par rapport à l’élevage, concerné au premier chef en termes notamment d’émission de gaz à effet de serre : privilégier le local de façon à respecter des normes écologiques (moins d’importation par avion, par exemple), tout en adaptant les circuits à une baisse de la consommation de viande.
6. On pourrait rajouter qu’Internet requiert une dépense d’énergie considérable, notamment pour le refroidissement des centres de données et des serveurs. Là encore, il faut user de l’énergie renouvelable.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Comité Paris 17
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UNE ILLUSION A LA MODE: LE LOCAL!
Une gestion de l'énergie par communautés locales, smart grid, etc. serait excessivement couteux en investissement dans le réseau et ne résoudrait aucun problème particulier. En local, pour pallier à l'intermittence des ENR on ne dispose que des batteries. On ne peut pas dire que l'industrie du lithium, depuis les lacs salés massacrés, les populations privées d'eau, jusqu'au non recyclage à 40% soit quelque chose d'écologique! Et on ne stocke que 0.2 kwH par kilo de lithium. On peut installer toutes les éoliennes et tous les panneaux solaires que l'on veut il faut toujours être raccordé à une centrale. Par ailleurs le vent et le soleil sont des énergies très diffuses dans la nature, il faut en "collecter" beaucoup pour avoir de l'énergie, un village ou un collectif de producteurs auraient besoin de nombreux kilomètres carrés sans habitation pour satisfaire leur besoin. Le transport d'électricité longue distance se fait à haute tension, changer la logique du réseau fait doubler son prix. Dans un monde en décroissance les moyens d'investir décroitront, on ne peut pas se permettre des fantaisies. Je rappelle, je l'ai dit ailleurs, qu'une centrale, qu'elle soit nucléaire ou à charbon n'est pas remplaçable par des énergies renouvelables intermittentes, aucun stockage envisageable ne peut débiter les 1800 Mégawatts de Fessenheim, Aucun parc de solaire ou d'éolien ne peut fournir ça en stockant en plus pour quatre jours! On n'a pas la place en France. La vrai question énergétique n'est pas la production d'électricité, le nucléaire ne produit pas de gaz à effet de serre, plus de 80% de l'énergie consommé n'est pas de l'électricité mais du fossile. Il est urgent de choisir les bonnes priorités, ce n'est pas ce que fait le gouvernement actuel et malheureusement ce n'est pas ce qu'envisage génération-s, ni le PS, ni la France Insoumise.A partir de là c'est difficile d'être optimiste. La décroissance a déjà commencé avec la crise du covid et, à mon avis, le pib mondial comme celui de la France ne fera de remontée, au contraire!.
Origine de la proposition
à titre individuel
Jean Pierre Moulard


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