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  1. Espace Idées
  2. Une politique environnementale complète (droit de la nature, constitution…)
  3. jeudi 12 mars 2020
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Aujourd’hui, en France, 89 espèces sont chassables. Parmi elles, 64 espèces d’oiseaux dont une vingtaine en danger d’extinction. 30 millions d’animaux par an périssent légalement sous les plombs des chasseurs, alors que dans certains pays d’Europe seules 4 ou 5 espèces seulement sont chassées. La France détient également le record du nombre de jours chassés. De plus, les types de chasses autorisées sont des plus cruelles : chasse à courre, chasse à la glu et piégeage.

Il est urgent :
• De reconnaître à tout animal sauvage le statut d’être vivant doué de sensibilité.
• D’interdire les pratiques barbares, réprimer les pratiques sources de stress infligées aux animaux sauvages pour des buts autres que la protection ou la conservation.
• De réformer la chasse pour mieux protéger la faune sauvage et de favoriser le retour naturel des grands prédateurs.
• D’adopter des mesures contre l’insécurité liée à la chasse pour permettre la coexistence de toutes les activités de pleine nature.
• De mieux encadrer le commerce lié aux animaux sauvages protégés par les réglementations.
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Bonjour,

voici ma contribution.

Il est urgent d'interdire totalement la chasse à courre. L'Allemagne et le Royaume-Uni y sont parvenus alors la France peut le faire aussi. Il faudra alors trouver une solution de placement pour les chiens et les chevaux afin qu'ils ne soient pas euthanasiés ou abattus. Les salariés s'occupant des meutes de chiens ou des chevaux bénéficieront de reclassements ou de formations rémunérées pour se reconvertir dans d'autres domaines. Les éleveurs de chiens devront être indemnisés et incités à trouver d'autres débouchés pour leurs chiots déjà nés ou ceux à naître. Les chevaux étant pour la grande majorité des trotteurs non qualifiés pour disputer des courses de trot, il faudra inciter les éleveurs à espacer les naissances des poulains destinés aux courses.

La chasse utilisant des pièges ou de la glu doit être totalement interdite. Idem pour la chasse aux oiseaux migrateurs quelque soit l'espèce où la période de l'année.
La chasse classique devra être cantonnée dans une zone géographique précise balisée (une forêt, une prairie sans habitations) annoncée à l'avance pour que les promeneurs puissent l'identifier et l'éviter. Elle sera interdite partout ailleurs. L'élevage du gibier destiné à la chasse devra être réglementé (le gibier libéré devra être adulte et sera relâché après la clôture de la saison de chasse et non plus avant comme c'est le cas aujourd'hui.)

La corrida espagnole avec pose de banderilles sur le dos du taureau et mise à mort doit être interdite. Les chevaux ne doivent plus non plus être utilisés pour cette corrida. Les éleveurs de taureaux seront indemnisés pour leurs pertes. Seule la corrida portugaise restera possible. Elle consiste à ce que le cheval monté et dressé pour cela évite les charges du taureau par des écarts et des accélérations du galop très spectaculaires. Cela à la condition sine qua non que les taureaux aient la pointe des cornes limées, arrondies et munies de capuchons pour ne pas blesser le cheval ou le cavalier en cas de chute, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Voilà, j'espère que ma contribution ne vous paraîtra pas trop sévère mais si on prend la résolution après cette crise sanitaire d'améliorer la société pour la rendre plus bienveillante pour tous et toutes, il faut aussi se pencher sur la cause animale qu'on ne peut plus se permettre de négliger en laissant se commettre des actes de cruautés à leur égard dans l'indifférence, sans que rien ne bouge jamais.
Origine de la proposition
à titre individuel
Catherine ANCELET
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attention à la prolifération de certains animaux sauvages qui peuvent détruire les cultures (sangliers par exemple), penser à la protection de la nature ET à la régulation d'une certaine faune.
Origine de la proposition
à titre individuel
Mnoelle Bas
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Je pense qu’il faut arriver à faire cohabiter les chasseurs et les amoureux des forêts pour que cet espace ne soit pas seulement le terrain de loisir des chasseurs et éviter de nouveaux drames
Je propose :
- Chasse interdite le week-end et le mercredi
- Interdir les chasses barbares voire la chasse tout simplement
La forêt est un lieu qui doit se partager
Il est pour le moment un lieu spolié où se pratiquent des cruautés et des actes inciviles
Origine de la proposition
à titre individuel
LE GUENNE
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La Chasse en France

Des armes dans la nature

Chaque année, 1,5% de la population envahit et monopolise nos collines, nos champs et nos forêts. En effet, l’automne sonne chaque année l’ouverture de la chasse en France et ce n’est pas moins de 15 millions de randonneurs, 2 millions de cavaliers auxquels il faut ajouter les promeneurs adultes et enfants, les cueilleurs de champignons, les amateurs de photographies de nature et les sportifs qui sont privés d’exercer leur activité sans risquer une atteinte à leur intégrité physique causée par moins de 1,2 million de chasseurs pratiquants.

Le sentiment d’insécurité de ces usagers n’a rien d’exagéré quand on sait que le permis de chasse, validé après un examen et une visite médicale, est délivré à vie sans plus aucun contrôle médical ou alcoolémique. D’autant que 29 % de ces chasseurs ont plus de 65 ans dont 10 % plus de 75 ans et que pour ces derniers, les permis délivrés sur simple inscription dans leur mairie ont été transformés en permis nationaux en 1974 par un simple formulaire !
(Source ONCFS).

Le climat régnant dans nos espaces naturels en période de chasse n’a rien de rassurant : détonations, cris, aboiements, allées et venues des 4*4 auxquels s’ajoutent les panneaux menaçants « danger », « chasse en cours » ou encore « tir à balles ». 84 % des personnes interrogées selon un sondage IPSOS de 2018 pour One Voice estime que la chasse pose des problèmes de sécurité lors de promenades dans la nature.

Le permis de chasse peut être obtenu dés l’âge de 16 ans et le gouvernement a divisé son tarif par deux (passant de 400 à 200 euros) et autorisé l’ajout d’un silencieux sur les armes à feu, ce qui accroit le sentiment d’insécurité des Français. 21 millions d’euros, c’est le manque à gagner de la baisse du prix du permis de chasse national, le budget de l’actuel ONCFS est donc amputé 17,5 %. 42 postes d’agents ont été supprimés en 2018 et 38 en 2019 dans cet établissement public qui s’occupe notamment de la police de l’environnement, donc veille au respect de la réglementation et lutte contre braconnage.

En ce début de saison 2019/2020 le Sénat vient de valider le délit d’entrave à la chasse, nous y voyons encore une faveur aux chasseurs contre les écologistes et activistes. La fusion de l’Agence française de la biodiversité (AFB) avec l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) lie désormais chasse et biodiversité, même si les représentants de la Fédération nationale des chasseurs, des fédérations départementales des chasseurs et de la Fédération nationale de la pêche et de la protection du milieu aquatique ne représenteront que 10 % des membres du conseil d'administration. L’action 44 du Plan Biodiversité présenté en Juillet 2018 par Nicolas Hulot évoquait la mise en place d’une "gestion adaptative des espèces chassables". Or, dans le Projet de loi créant l’Office Français de la Biodiversité, le terme "chassables" a disparu, ce qui laisse penser que la chasse de nouvelles espèces pourrait être autorisée au simple prétexte que leurs populations se porteraient mieux que les autres.

La France détient le triste record des accidents ; 3000 depuis l’année 2000 dont 400 mortels (Source : Europe Ecologie Les Verts) ;
Pour la saison 2018/2019, 150 accidents ont été référencés par les associations et 131 dont 7 mortels selon l’ONCFS. Les accidents sur les animaux domestiques ne sont pas comptabilisés, mais ils engendrent des drames auprès des propriétaires de chiens, de chevaux, d’ânes et autres.
La France a également le « privilège » d’avoir la plus longue saison de chasse pouvant aller de 7 à 11 mois en y ajoutant les extensions, les dérogations et les tirs autorisés par arrêtés préfectoraux pour régulation et contre les animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (anciennement appelés « nuisibles »).

La France arrive encore en tête en ce qui concerne le nombre de jours de chasse par semaine puisque nous sommes un des seuls états en Europe à l’autoriser 7 jours sur 7 ! Ne laissant aucune possibilité de partager campagnes et forêts avec les non chasseurs. En France, comme dans tous les pays européens, les habitants sont majoritairement pour un arrêt de la chasse le dimanche. Selon un sondage IFOP 80 % le réclament.




Les chasseurs, premiers écologistes de France ?

La gestion de la biodiversité par les chasseurs : une énorme mascarade voire une escroquerie ! Voici la réalité :

Sur 35 à 45 millions d’animaux tués chaque année à la chasse 1 sur 4 est issu d’élevage. Une enquête de l’ASPAS avait déjà démontré l’étendue de l’élevage des faisans. Sur le territoire, quelque 1 500 structures élèvent du petit et gros gibier : perdrix grises et rouges (5 000 000), les canards colverts (1 000 000), lièvres (40 000), lapins de garennes (100 000), cerfs (15 000), daims (22 000), chevreuils (7 000), mouflons (2 500). Des millions d’animaux élevés et relâchés afin d’être… tués ! (Source : SNPGC & ONCFS)

Des enclos de chasse permettent de chasser toute l’année les animaux de son choix contre rémunération. Les chasses "traditionnelles" autorisent des pratiques cruelles abolies par la plupart des pays Européens qui ne sont pas sélectives (pouvant donc porter atteintes à des espèces protégées, des animaux domestiques…) comme le piégeage à la glue, à la matole ou la capture des oiseaux à l’aide de filets et collets. Ceci a un impact néfaste sur la biodiversité et montre que la chasse reste avant tout un « loisir ».

La chasse à courre, mode de chasse archaïque et violent qui induit du stress chez les animaux pourchassés, est pratiquement interdite partout en Europe (sauf sous des formes inoffensives en Allemagne – la schleppjad - et en Angleterre – le drag hunting - avec un leurre artificiel) mais pas en France. Le délit d’entrave à la chasse voté par le Sénat est d’ailleurs un moyen de protéger le droit à ce mode de chasse.

Le droit de détruire des animaux qualifiés de nuisibles, renards, belettes, martres et blaireaux dépend d’une liste établie par le ministre compétent après l’avis du très partial ONCFS dirigé par les chasseurs eux mêmes. Lorsque la chasse est terminée, les chasseurs peuvent donc prolonger leur appropriation de la nature alors que les biologistes s’accordent à affirmer l’incontestable utilité des animaux dits « nuisibles » dans la lutte de la maladie de Lyme. Les prédateurs, consommant un nombre très important de petits animaux (des milliers de rongeurs par an pour un renard) et régulent ainsi la prolifération des tiques.

Le droit de tuer des espèces protégées en Europe (ayant entraîné des condamnations européennes) en accord avec le gouvernement et des espèces, qui même si elles sont en déclin restent chassables comme le lapin de Garenne, le putois d’Europe et une trentaine d’espèces d’oiseaux comme la Tourterelle des bois, l’Huitrier Pie, le Courlis Cendré.

Aujourd’hui en France, 64 espèces d'oiseaux sont chassables, un record en Europe. Pourtant, 19 d'entre elles sont menacées à l'échelle européenne. Près de 100 000 Tourterelles des bois sont tuées chaque année en France, alors que ses effectifs ont chuté de 44% en 10 ans dans notre pays et de 80% en 35 ans en Europe.

Sous la pression de leur lobby, les chasseurs ont obtenu des autorisations d’abattage d’oiseaux migrateurs pendant leurs déplacements et d’oiseaux en période de fécondation alors que cela avait toujours été interdit en France.

Des actions ont d’ailleurs été lancées en ce sens, en avril, la Ligue pour la Protection des Oiseaux a porté plainte contre l’État français auprès de la Commission Européenne. En autorisant la chasse à la glu, le prolongement de la chasse aux Oies cendrées en février et la chasse d’espèces menacées, la France manque à ses obligations de protection de l’avifaune au regard de la Directive Oiseaux.

Enfin les « premiers écolos de France » laissent dans la terre 14000 tonnes de plomb, sans compter le plastique et l’acier qui composent respectivement le tube et le culot de la cartouche. En effet, l’accumulation de plombs dans la nature contamine les ressources en eau. La concentration de métal lourd est parfois dix fois supérieure aux valeurs réglementaires dans les formations géologiques poreuses proches des champs de tir. Rappelons que le plomb est un puissant neurotoxique s’accumulant dans l’organisme à tous âges de la vie. L’exposition des utilisateurs des sites de chasse à travers l’eau de source ou la cueillette de champignons par exemple, n’a, semble-t-il, jamais été évaluée.


La régulation

« [La chasse est] une pratique cynégétique dont la soi-disant utilité comporte une succession de contradictions et d’aberrations recouverte d’un vernis écologiste validé par l’état ». (Pierre Rigaux)

Les réserves naturelles nationales ou régionales, conçues comme des hauts lieux de protection de la nature et de la faune sauvage, ne sont pas pour autant des lieux de vie paisibles pour les animaux sauvages. La chasse y est parfois autorisée avec l’aval des gestionnaires pour des raisons de régulation.

D’après Pierre Rigaux, naturaliste et biologiste, il n’y a aucun impératif à vouloir réguler la faune sauvage aujourd’hui et vous ne trouverez aucun biologiste pour affirmer le contraire. En réalité, beaucoup d’espèces sont en déclin. Il est important de noter que l’extraordinaire croissance des sangliers est due aux chasseurs eux-mêmes qui, pour disposer de gibier abondant dans les années 80, ont relâché dans la nature des sangliers croisés avec des cochons, favorisant des portées fréquentes et plusnombreuses, une pratique aujourd’hui interdite.

Le gouvernement a doublé le nombre de tirs autorisés de loups, ce qui permet d’abattre près d’une centaine de loups en un an sur environ 500 individus en France, soit 1/5ème de la population ! Pourtant, des études scientifiques montrent que les tris sont contre-productifs et qu’il faudrait se concentrer sur une amélioration de la cohabitation avec cet animal.

La méconnaissance de la faune sauvage, les données lacunaires concernant le nombre d’animaux abattus pour les 90 espèces chassables, les tableaux de chasse introuvables et les inventaires dressés par les chasseurs eux-mêmes sont autant d’indices qui nous permettent de douter des données. Cette activité manque de transparence. Des animaux sont chassés et piégés sans connaître leurs effectifs : c’est ainsi que des tirs de renards et blaireaux sont régulièrement autorisés par arrêtés préfectoraux sans que personne ne dispose d’aucun chiffre sur les effectifs restants et éliminés.


La réglementation de la chasse doit être revue et corrigée de toute urgence

Il convient de ne pas tomber dans la légende de « la chasse loisir », symbolisée par une grande enseigne de sport qui vend dans ses rayons des articles de chasse au même titre que des équipements de football ou de randonnée.

En tant que mouvement écologiste, nous espérons qu’un compromis soit discuté et voit le jour afin de protéger la biodiversité en péril. Nous souhaitons redonner à tous le droit de se rendre dans la nature sans s’exposer à un accident, et pour ce faire il sera essentiel de cesser les actes de cruauté intolérable et moyenâgeux.


En conclusion nous demandons en urgence et comme la plupart des mouvements, associations et partis politiques écologistes :


- L’abolition de la chasse des espèces menacées d’extinction ou des espèces protégées par des lois européennes.
- L’interdiction de chasse dans les espaces protégés (parcs et réserves).
- L’arrêt et interdiction de la chasse en enclos.
- L’interdiction de chasser du gibier d’élevage.
- L’abolition immédiate de la chasse à courre et des chasses dites traditionnelles ainsi que de la vénerie.
- La prise en compte de la souffrance animale dans les pratiques autorisées.
- L’interdiction de chasser en période de reproduction.
- La suppression du statut d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (anciens nuisibles) afin de reconsidérer le rôle écologique de chaque espèce et de respecter les équilibres naturels.
- Deux jours sans chasse (le dimanche et le mercredi) et des espaces sans chasse pendant les vacances scolaires.
- Multiplier les zones de forêt sans chasse.
- L’interdiction totale (et pas seulement dans les zones humides comme aujourd’hui) de l’utilisation de munitions au plomb.
- L’instauration de tests d’alcoolémie aléatoires auprès des chasseurs in situ, sous l’égide de la gendarmerie nationale.
- Une visite médicale et un contrôle de vue annuel obligatoires pour les chasseurs licenciés.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Thématique Biodiversité
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Consultation publique sur le projet d’Arrêté préfectoral de régulation du renard :
Seine-Maritime : consultation publique sur l’abattage de 1430 renards, de jour comme de nuit, de mi-juillet à décembre 2020

Monsieur le préfet, nous sommes un groupe de travail qui au sein de notre mouvement social et écologique « Génération-s « œuvrons pour la protection de notre belle planète et plus particulièrement sur la défense et la préservation de notre biodiversité , considérant que nous le devons aux jeunes et futures générations .

Monsieur le préfet, vous n’êtes pas sans savoir qu’en Mai 2017 un colloque ouvert a tous a réunit chercheurs, scientifiques, historiens, agriculteurs, vidéastes et agents de l’état afin de mieux connaître le renard et de déterminer son injustifiée qualification de « nuisible «
Ce caractère leur a été attribué par les seules fédérations de chasseurs qui ont un intérêt personnel à ce que les renards soient éliminés. Diminution du gibier aviaire de plaine malgré les lâchers annuels de 20 millions d’oiseaux de repeuplement. C’est une conséquence de l’agriculture intensive mais il est plus facile d’accuser Goupil que de remettre en cause un modèle économique fondé sur l’agrochimie (pesticides)
L’instruction est donc exclusivement a charge et il est urgent d’inverser cette logique et de reconnaître au renard le rôle qu’il joue dans les écosystèmes dans nos campagnes , dans la lutte contre les épidémies et tout simplement et très important dans le « bonheur ressenti « par un majorité de citoyens qui croisent sa route . Votre rôle Monsieur le préfet est aussi de répondre à la population non chasseurs .
Allié des agriculteurs, nul ne peut ignorer le rôle économique qu’il joue vis-à-vis des activités agricoles « lutte naturelle contre les petits mammifères ravageurs de récolte ou encore au niveau sanitaire, équarrissage naturel et élimination des rongeurs vecteurs de maladies telles que la maladie de Lyme.
Les arguments invoqués concernant cet arrêté :
La tendance à la hausse des populations de renards avancé comme argument de risque de pullulation ne peut être prise en cause, le renard étant une espèce térritoriale, donc aucun risque de surpopulation sur un même territoire. Les populations s’auto régulent et en exemple, au Luxembourg ou la chasse au renard est interdite depuis 2015 aucune augmentation problématique n’a été constatée.
La gale sarcoptique . Maladie parasitaire propre à de nombreuses espèces de mammifères ne présente aucun danger pour l’homme, chaque espèce portant une souche spécifique pouvant les tuer …pourquoi donc les éliminer sur ce prétexte ?
L’échinococcose alvéolaire : Les études scientifiques démontrent que la destruction des renards était inutile pour lutter contre cette maladie, voire qu’elle favorisait sa progression, contraignant les renards infectés à se déplacer vers des zones saines.
La néosporose est liée à un parasite unicellulaire, dont le réservoir est représenté par les chiens domestiques. On ne connaît pas aujourd’hui de rôle épidémiologique démontré pour la faune sauvage, renard compris. Tuer des renards pour ce prétexte ne correspond donc en aucun cas au 3e critère de l’article L. 427-6 du code de l’environnement.
Quand a sa réputation de tueur de poules, il semble que les propriétaires de poulailler doivent prendre leurs responsabilités et faire en sorte que le renard ne puisse s’y introduire.
Par ailleurs, tuer des renards pour protéger certaines espèces gibier en vue de mieux les chasser n’est pas plus recevable : cela revient à privilégier les intérêts d’une poignée de particuliers au loisir sanguinaire, au détriment de l’intérêt général.
Aucun argument ne peut expliquer les méthodes de persécution cruelles et brutales pratiquées par les adeptes de chasse et de piégeage.
Monsieur le préfet, nous avons confiance que vous ne pourrez rester indifférent a notre demande, » renoncer a cet arrêté » …il est temps de ne plus perdurer des pratiques d’un autre temps.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Thématique Biodiversité


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