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  1. Espace Idées
  2. L’avenir est à eux ! Jeunesse, éducation, formation dans le monde qui vient
  3. mardi 10 mars 2020
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Dans un pays où la formation continue fait encore défaut, les positions sociales acquises à l’entrée dans le marché du travail sont décisives pour la suite de la carrière professionnelle. Ainsi, comme l’accès au diplôme est lui-même très lié à la position sociale des parents, les enfants de cadres deviennent bien plus souvent cadres eux-mêmes que les enfants d’ouvriers.

Aujourd’hui, les mesures du gouvernement sont de nature sectorielle, et s’opposent à une politique “jeunesse” cohérente, en capacité d’accompagner les individus de l’adolescence jusqu’au début de l’âge adulte. Dans le même temps, la précarité de l’emploi des jeunes explose : elle est passée de 17,3 % à 53,7 % entre 1982 et 2018 chez les 15-24 ans qui travaillent. Les jeunes sont bien plus touchés que les autres classes d’âge, même si la précarité a augmenté pour tous. Le taux est passé de 2,9 % à 11,5 % chez les 25-49 ans et de 2,3 % à 6,2 % chez les plus de 50 ans. De l’école à l’emploi, en passant par la santé, les loisirs ou le logement, les jeunes souffrent de difficultés ou bénéficient d’avantages liés à leur milieu social : la lutte contre la précarité des jeunes nécessite la mise en place de politiques sociales globales, dans les domaines de l’éducation, la santé, de la culture, du logement, des transports en commun, etc.

Une des premières difficultés dans le parcours de vie d’un.e jeune, et dans son accès à l’autonomie, est d’avoir un toit sur la tête. Le loyer est le premier pôle de dépenses des étudiants. En France, le budget moyen d’un étudiant est d’environ 600 euros par mois. Dans les grandes villes de province le prix de location d’un studio peut atteindre 500 euros et plus de 800 euros à Paris. Il s’agit d’un poste de dépenses si important qu’il conditionne toutes les autres dépenses des jeunes et restreint fortement leur accès à l’autonomie. Une personne sur deux a déjà dû refuser une offre d’emploi pour des problèmes de transports.

L’accès à la santé des jeunes est de plus en plus contraint. D’après la Croix-Rouge, le non-recours aux soins concerne 55 % d’entre eux, faute de ressources financières suffisantes pour 48 % d’entre eux. Un tiers des étudiant.e.s a d’ailleurs renoncé à se faire soigner au cours des 12 derniers mois. Ces chiffres s’expliquent par des choix dommageables mais contraints : le reste “à vivre” après le paiement des charges étant de plus en plus faible.

La capacité à être mobile conditionne l’autonomie et l’accès à l’emploi et aux opportunités. Ici, les inégalités sociales se mêlent aux inégalités socio-spatiales. La desserte en transports collectifs est donc un élément très important, le prix des transports l’est tout autant : c’est un poids important dans le budget des jeunes et des étudiants. Selon l'UNEF, cette part peut atteindre 258,63 euros en moyenne pour les boursiers et 269,31 euros pour les non boursiers. Elle est en augmentation dans de nombreuses villes, par exemple à Strasbourg (+25%) ou Bordeaux (+2,5%).


Propositions

● Expérimenter sur le territoire national, un Revenu Universel d’Existence pour les moins de 25 ans, au-dessus du seuil de pauvreté de 1015 €/mois.
● Engager la construction massive de logements CROUS et de foyers de jeunes travailleur.euses et renforcer la garantie locative d’Etat.
● Proposer lorsque c’est possible, ou tendre vers cet objectif, la gratuité des transports collectifs pour les jeunes de moins de 26 ans.
● Afin de faciliter l’accès à des soins parfois coûteux, proposer un chèque santé aux jeunes de moins de 25 ans permettant de financer une consultation avec un professionnel de santé (gynécologue, opticien, etc) mais aussi d’accéder à des séances chez un.e psychologue.
● Mise en place, à termes, d’un tiers-payant généralisé pour supprimer la barrière financière de l’accès aux soins.
● Mettre à disposition dans toutes les universités, lycées, collèges et institutions, des protections hygiéniques gratuites.
● Instaurer un “Pass Mobilité” de 800€ par mois destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, leur permettant d’effectuer une année d’échange au sein de l’Union Européenne, qu’il s’agisse d’une année d’études, un service civique européen ou encore une année de césure destinée à mener une activité professionnelle.
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Pour refonder notre modèle scolaire, nous nous sommes inspiré·e·s du modèle finlandais, parmi les meilleurs systèmes scolaires selon les classements PISA et 100% financé par l’Etat. Ce système est celui dans lequel la différence entre les « meilleur·e·s » élèves et les « moins bon·ne·s » élèves est la plus petite au monde. De plus, 93% des élèves finnois réussissent leurs études secondaires et 66% des élèves entament des études supérieures, le plus haut taux en Europe.
Plusieurs sujets animent notre volonté de refonte du collège. Les inégalités sociales, d’abord, traduites par la surreprésentation des enfants d’ouvrier·e·s dans les filières professionnelles et technologiques. Le harcèlement scolaire, ensuite, rappelé par une statistique de l’UNICEF qui révèle en 2017 que 10% des enfants scolarisés en France considèrent les établissements scolaires comme « un lieu de souffrance ». Enfin, nous souhaiterions modifier notre organisation scolaire bien souvent jugée comme anxiogène et mettant les élèves en compétition.
Propositions :
• Revoir les modes d’apprentissage : 1h d’oral sur les 3h d’anglais proposées au collège ;
• Dédoubler davantage de classes afin de pouvoir accompagner chacun·e de manière plus juste ; Faire respecter les taux plus bas d’élèves par classe dans les collèges REP et REP+ ;
• Imposer aux structures éducatives privées sous contrat les mêmes exigences qu’aux structures publics dans le recrutement des élèves particulièrement ;
• Proposer de nouveaux enseignements facultatifs afin d’élargir les horizons des élèves : « débat et actualité » ; « informatique et cours des médias » afin de sensibiliser et développer la culture du débat et de la discussion ;
• Proposer des formations obligatoires sur le harcèlement scolaire, pour les professeur·e·s, qu’ils·elles transmettront lors de cours « débat et actualité » et instauration de la méthode KiVa1 dans nos collèges (-90% de harcèlement en Finlande) ;
• Modifier notre système de notation : généraliser la pédagogie par compétence et réduire l’amplitude de la notation (noter de 4 à 10) ;
• Ajouter une épreuve d’anglais au diplôme national du Brevet ;
• Embaucher et revaloriser, le métier et le salaire, des professeur·e·s afin de permettre le dédoublement des classes et rendre le métier de professeur·e plus attractif ;
• Embaucher des « enseignant·e·s spécialisé·e·s » avec une formation pédagogique supplémentaire afin d’accompagner les élèves en difficulté ;
• Mise en place d’un projet inter-collège encadré favorisant la mixité sociale en ouvrant la discussion entre des élèves de milieux sociaux différents.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Jeunes Génération·s Paris et Seine Saint Denis
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La réalité des inégalités d'accès à l'éducation

En France, les inégalités en termes d’accès à l’éducation, en qualité et en quantité, sont particulièrement frappantes et croissantes. Cela est en contradiction avec la moyenne de l’OCDE, l’Allemagne est en première ligne, qui réduit ces inégalités depuis 15 ans.

En France, dans l’ensemble de sa scolarité, un enfant de banlieue perd un an d’études, en nombre d’heures d’enseignement perdues à cause d’absences de professeur·e·s non remplacé·e·s. Il faut remarquer que ces inégalités s’installent dès le plus jeune âge.

On estime qu'à 4 ans, l'écart de pratique familiale du langage est d'environ 1 000 heures selon les origines sociales et qu'à l'entrée au CP, à 6 ans, il existe une différence de 1 000 mots maîtrisés à l'avantage des enfants issus de milieux favorisés. Les inégalités sont déjà ancrées à cet âge-là car le langage est la base de tout apprentissage.

De plus, dès l’entrée en sixième, plus de 20 % des enfants d’inactif·ve·s et plus de 10 % des enfants d’ouvrier·e·s ou d’employé·e·s ont redoublé, contre 3 % des enfants de cadres supérieur·e·s, selon le ministère de l’Éducation nationale. Ce constat est plus qu’alarmant et peut être expliqué par plusieurs phénomènes.

Tout d’abord, les codes et les usages du système éducatif sont davantage maitrisés et reproduits par les familles favorisées. Celles-ci auront donc plus de facilités à accompagner leurs enfants dans leur réussite scolaire.

Par ailleurs, en plus de ce phénomène de reproduction sociale, il y a un réel déficit de moyens humains et financiers pour les structures éducatives des quartiers défavorisés. Elles concentrent trois fois plus d’ensignant·e·s de moins de 30 ans et de contractuel·le·s, les professeur·e·s plus inexpérimenté·e·s, le taux plus important d’absentéisme. De plus, le manque de stabilité des équipes, et donc l’impossibilité de tenir un projet éducatif sur le long terme, est frappant. Le taux de stabilité des enseignant·e·s est en moyenne deux fois plus faible dans ces secteurs. Dès qu’ils en ont la possibilité, une majorité de ces derniers quittent ces établissements rendus plus difficiles par le manque de moyens. Ce n’est bien sûr pas une généralité mais cela se confirme souvent.

Malheureusement, mais presque naturellement, tout cela rejaillit sur les résultats scolaires des élèves. Lorsqu’on observe les taux de réussite aux épreuves écrites du brevet en fin de troisième, les chiffres sont inquiétants. Un·e élève d'un quartier défavorisé réussit deux fois moins qu'un·e élève de quartier favorisé.

Pour l’instant, la seule réponse du gouvernement a été de dédoubler les classes en REP/REP+ au CP/CE1 mais il n’y a pas de mesures pour le collège. Par ailleurs, le dédoublement des classes a été salué par tou·te·s (on se demande d’ailleurs pourquoi cela n’a été réalisé plus tôt !). Toutefois, cela ne règle peut régler seul le problème de fond.

Lorsqu’on poursuit dans la scolarité des élèves, le taux d'accès en seconde générale ou technologique est deux fois plus élevé pour les élèves d'origine favorisée (84,8 % contre 42,4 %). Le fossé se creuse encore dans l'enseignement supérieur : les enfants de cadres supérieur·e·s sont 2,9 fois plus nombreux que les enfants d'ouvrier·e·s parmi les étudiant·e·s alors qu'ils sont presque deux fois moins nombreux dans la population totale. Sur les bancs de l'université, le tri social continue de progresser. Les enfants d'ouvrier·e·s composent 13 % des étudiant·e·s en licence, qui ne sont plus que 9 % en master et 7 % en doctorat.

La réforme de l’enseignement professionnel est emblématique de cette politique d’ancrage des inégalités. En effet, on compte dans ces filières 60% d'enfants d'ouvrier·e·s et seulement 12% d'enfants de cadres, le gouvernement y réduit le nombre d'heures de langues étrangères, et l’on en définit désormais les spécialités non plus en fonction des envies professionnelles des jeunes, mais en fonction des besoins des professionnels d’un secteur géographique.

Ainsi, toutes ces inégalités dans la scolarité des élèves, ont par la suite un impact global sur l’emploi et la vie de ces jeunes. Effectivement, le taux de chômage des non-diplômé·e·s, qui s'élève à 18,3 %, est presque quatre fois plus élevé que celui des titulaires d'un diplôme d'études supérieures. Le système éducatif français est donc le reflet d’une société très élitiste marquée par des inégalités fortes.

Comme Génération·s l’a fait, nous soulignons donc deux objectifs majeurs : Réduire les inégalités et Construire un cadre favorisant l’émancipation collective de nos jeunes.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Jeunes Génération·s Paris et Seine Saint Denis
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Pour résorber les inégalités d'accès à l'éducation, nous proposons de :

• Réformer la carte scolaire en limitant les comportements d’évitement, de reproduction de la non-mixité sociale. Cette carte scolaire serait un des vecteurs de l’installation de la ségrégation sociale et scolaire. Nous proposons donc d’y favoriser la mixité en favorisant le maintien de familles favorisées dans les établissements publics des quartiers défavorisés ;

• L’enjeu majeur de la réduction des inégalités est la mixité sociale. Les collectivités pourront donner autant de subventions qu’elles voudront. Toutefois, celles-ci, ainsi que des annonces politiques, ne serviront à rien, s’il n’y a pas une politique volontariste de mixité sociale forte pour déconstruire la concentration des enfants issus de familles défavorisées dans des établissements “ghettos” ;

• Moderniser l’ensemble des collèges, des lycées, des écoles, des structures éducatives, culturelles et sportives pour réduire la fracture numérique, pour favoriser l’accès de tou·te·s à la même qualité et quantité d’activités périscolaires et favoriser la découverte de nouvelles cultures, arts et horizons ;

• Faire évoluer les pédagogies vers plus de participation collective et d’innovation ;

• Favoriser et multiplier la formation continue des enseignant·e·s ;

Pour une émancipation des jeunes – Fiche de propositions


• Limiter le nombre de contractuel·le·s et de jeunes professeur·e·s dans les lycées REP/REP+ ;

• Agir avec des associations qui interviennent en direct dans les établissements, comme l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) ou Energie jeunes qui développe l’engagement et l’autodiscipline chez chaque collégien·ne ;

• Favoriser la réussite des jeunes des quartiers populaires en créant des modèles, montrer que l’émancipation est possible et accessible. Faire des liens avec des associations comme l’association Article 1, qui agissent en dehors des écoles, accompagnent les enfants et jeunes adultes issu·e·s de milieux populaires, notamment à travers un système de mentorat.

• Agir dès le plus jeune âge pour lutter contre l’installation des inégalités avant l’entrée à l’école. Pour cela, il faut aider massivement les familles en difficulté avec la langue française, favoriser l’acquisition et la connaissance de plusieurs langues dès l’âge de 3 ans (valoriser les connaissances des enfants issus de familles étrangères ou mixtes), mettre en place des programmes de renforcement des habiletés cognitives, langagières, sociales, émotionnelles dès tou·te·s petit·e·s. Pour cela, il est nécessaire de s’appuyer sur les acteurs de l’ESS comme Parler Bambin porté par ANSA, le programme « Jeux d'enfants » mis en place par Générations mutualistes, ou encore 1001 mots, association qui se consacre à l'éveil du langage des tout-petits dont les parents sont défavorisés.

• Favoriser les pédagogies coopératives, alternatives, actives fondées sur des valeurs de respect, de solidarité, d’entraide et de gestion démocratique de la vie de la classe.

• Rendre accessible au plus grand nombre les activités périscolaires et surtout, multiplier les partenariats intergénérationnels, interculturels, inter-associatifs, inter-écoles, interclasses. En effet, le problème est souvent que ces activités existent, à des prix peu élevés, mais ces enfants de familles défavorisées n’y vont pas parce que ce n’est pas leur culture, qu’ils n’y sont pas habitués, qu’ils n’en ont pas connaissance.

• Mettre en place un plan collège de grande envergure pour favoriser le lien entre les différents collèges, avec les écoles élémentaires ou les lycées. Faire en sorte de donner les mêmes obligations aux structures éducatives privées sous contrat que celles des établissements publics dans la sélection (ou non sélection !) des élèves notamment.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Jeunes Génération·s Paris et Seine Saint Denis
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Lutter contre la précarité des jeunes :

L’immolation par le feu d’un étudiant lyonnais en novembre 2019, devant une résidence CROUS, pour dénoncer la précarité des jeunes, a rappelé, de manière violente, la situation dramatique dans laquelle de nombreux·ses jeunes se trouvent aujourd’hui.

Les jeunes, catégorie sociale difficilement définissable, qui regroupe les individus de 15 à 24 ans, ont des conditions de vie précaire. Ils·elles se trouvent dans une situation hybride, inconfortable, à mi-chemin entre la dépendance vis-à-vis de leurs parents et l’indépendance.

Ils·elles subissent de plein fouet la précarité dans de nombreux domaines. En termes de logement, le loyer est le premier poste de dépenses des étudiant·e·s, qui vivent en moyenne avec 600€ par mois.

Dans le domaine de la santé, en 2017, 55% des jeunes ont renoncé à des soins. Parmi eux·elles, 48% l’ont fait pour cause de manque de moyens financiers (Croix Rouge, 2017). Dans leur vie quotidienne, 13 000 étudiant·e·s parisien·ne·s se privent de 4 à 6 repas par semaine faute d’argent (Croix Rouge, 2017).

En ce qui concerne le chômage des jeunes, il est très élevé : 20% des actifs entre 15 et 24 ans sont au chômage (OCDE, 2019). Mais le fait d’occuper un emploi n’est pas la garantie d’une meilleure situation. En effet, la précarité dans les emplois des 15-24 ans était de 53,7% en 2018. L’explosion des plateformes et du travail uberisé profitent de cette précarité et fragilisent les jeunes.

En conséquence, les jeunes se retrouvent dans une situation de dépendance vis-à-vis de leurs parents. 70% des 18-24 ans sont dépendants de leurs parents et 9 étudiant·e·s sur 10 bénéficient d’un soutien financier de leurs parents (INSEE, 2016).

Les jeunes manquent donc de moyens pour se loger, se nourrir, se soigner, mais également pour sortir, aller au cinéma, au musée, …

Beaucoup d’entre eux·elles doivent souvent cumuler les petits emplois précaires, au détriment de leurs études.

Les jeunes ne sont pas éligibles aux minima sociaux comme le RSA, et sont donc soumis à une forte dépendance financière à leurs parents.

Cette situation de précarité provoque des événements dramatiques, comme l’immolation par le feu de l’étudiant lyonnais en novembre, car les jeunes se retrouvent souvent dans une profonde détresse physique et/ou psychologique.

Il est donc essentiel et urgent d’apporter une réponse concrète et efficace aux jeunes pour qu’ils·elles puissent s’émanciper de leurs parents, mais aussi de leurs emplois précaires, pour pouvoir étudier et travailler dans les secteurs qui les intéresse et pour qu’ils·elles puissent s’épanouir.


Propositions :


• Création et expérimentation d’un revenu universel d’existence pour les moins de 25 ans garantissant un minimum mensuel au-dessus du seuil de pauvreté ;

• Rendre les jeunes à partir de 16 ans éligibles aux minima sociaux ;

• Rendre possible l’encadrement les loyers dans les grandes villes françaises ;

• Créer dans chaque ville des centres municipaux dédiés à la jeunesse, pour améliorer leur accès aux droits, les écouter et les accompagner dans leurs démarches administratives, légales, de recherche de logement ou d’emploi ;

• Augmenter le nombre de centres de santé gratuits, notamment municipaux, pour les jeunes où ils·elles peuvent consulter des médecins, infirmier·e·s, mais aussi des spécialistes, et où ils·elles peuvent bénéficier d’un accompagnement psychologique. Former le personnel à recevoir des jeunes LGBT+ ;

• Accompagner les étudiant·e·s à la fin de leurs études, dans leur recherche d’emploi, en mettant en place, au sein des missions locales, des dispositifs d’aide et d’information aux jeunes ;

• Distribuer des protections périodiques gratuites dans tous les lieux publics de type collège, lycée, université, centres de santé, ...

• Rendre les transports en commun gratuits pour les 15-24 ans ;

• Encourager les associations d’entraide pédagogique étudiante.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Jeunes Génération·s Paris et Seine Saint Denis
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La participation des jeunes à la vie démocratique

La participation politique par l’intermédiaire des urnes présente un déclin. En effet, l’abstention est un comportement qui ne cesse de s’ancrer plus profondément, notamment chez les jeunes, alors que le vote amène les citoyen·ne·s à être impliqué·e·s dans un processus de décision. Dans les faits, la jeunesse a conscience du déroulement des différents scrutins pouvant intervenir, mais force est de constater que c’est par un manque d’intérêt qu’elle ne s’y rend pas. Un sondage IFOP réalisé du 11 au 18 février 2020 relevait plusieurs raisons pouvant concourir à ce choix abstentionniste de la jeunesse, comme la survenance d’un déplacement lors des opérations électorales, le ressenti d’une situation qui ne changera pas quel que soit le résultat, de ne pas se reconnaitre dans les idées portées par les candidat·e·s ou ne pas connaitre ces dernier·e·s et leurs listes.

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire avait publié, le 30 avril 2019, un baromètre sur le rapport des jeunes à l’Europe. Il leur avait demandé d’associer un mot correspondant à l’Union européenne. Plus de la moitié des sondé·e·s (64%) l’avaient assimilé à « complexité ». La mise à disposition d’informations plus claires, plus synthétiques et plus accessibles sur les institutions auxquelles ils·elles seront amené·e·s à interagir pourrait éventuellement endiguer l’abstention, dès lors qu’une compréhension moins laborieuse serait plus stimulante pour se prononcer lors des votes.

Alors que les jeunes seront directement concerné·e·s par les conséquences des choix politiques de ceux·celles qui seront élu·e·s, ce désintérêt pour les élections établit une carence de la démocratie à retranscrire une souveraineté populaire affirmée. Leurs engagements politiques se manifestent moins par des affiliations partisanes ou syndicales, mais par des actions spécifiques comme les manifestations ou encore les blocages. Il s’agit d’encourager la jeunesse à exprimer ses convictions et de décider de son avenir en s’assurant une meilleure représentation.

Propositions :

• Favoriser le développement d’atelier civique, permettant aux jeunes d’aiguiser leurs connaissances des institutions auxquelles ils·elles seront amené·e·s à être confrontée·s au cours de leurs parcours de citoyen·ne ;

• Aborder le sujet de la procuration par internet ainsi que celui du vote par la même voie, a minima pour les personnes atteintes d’handicap, pour faciliter l’accès au vote à tou·te·s et déjouer le manque de motivation éventuelle de certain·e·s, peu enclin·e·s à effectuer un trajet. Cependant, il peut être relevé que ces pratiques entacheraient la pratique symbolique du·de la citoyen·ne se rendant aux urnes pour voter, ainsi que le risque d’une ingérence extérieure en cas d’un système de sécurité défaillant ;

• Impliquer la jeunesse dans les réformes constitutionnelles qui pourraient advenir pour effectuer un renouveau de la démocratie ainsi que bâtir une République qui leur correspondrait davantage, en imaginant une meilleure représentativité de cette catégorie de la population dans nos institutions.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Jeunes Génération·s Paris et Seine Saint Denis
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Un enseignement émancipateur, à trois composantes

Assurer l’émancipation de l’individu doit passer par un enseignement qui englobe trois composantes différentes.

Un enseignement intellectuel (nécessaire pour comprendre et penser le monde, faire des choix)

Un enseignement manuel (nécessaire pour être dans une posture de maîtrise vis-à-vis des objets qui nous entourent, pouvoir les réparer, développer l’éco-citoyenneté en ayant un rapport aux objets autre que la consommation)

Un enseignement relationnel (nécessaire pour faire société, interagir en bonne intelligence, s’affranchir de modèles d’interactions violentes, se défendre contre les relations de domination), qui puisse inclure par exemple :
▪ apprendre à exprimer ses sentiments
▪ les cours d’éducation à la sexualité, sans oublier ce qui relève de la vie affective
▪ des techniques de relation à l’autre telles que la CNV (Communication Non Violente)
Les aspects manuels et relationnels sont réduits voire inexistants actuellement. Il faut donc leur redonner une place dans les programmes.
Origine de la proposition
à titre individuel
Florian Cartellier, Lynda Aguib, Mathilde Lagadu
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Propositions du Comité Paris 17 pour la jeunesse : voté et amendé à l'unanimité en plénière du comité (11 voix pour, 0 contre, 0 NSPP)

● Revaloriser les centres de loisirs/colonies de vacances en intégrant chaque tranche d’âge.

● Soutenir les associations locales qui proposent des activités pendant les vacances (sport, culture, arts créatifs, sensibilisation au jardinage ou à l’écologie, etc.) de manière financière ou matérielle (prêt de locaux).

● Mettre en place le revenu universel pour permettre aux jeunes d’être indépendant, de ne pas s’endetter lors de leur étude et leur permettre de se consacrer pleinement à leur étude.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Comité Paris 17
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Groupe départemental Education pour le Comité départemental de Générations Loire :

Construire un cadre favorisant l’émancipation collective de nos jeunes

Un des rôles de l’École, depuis les Lois Ferry, mais encore plus avec le pionnier de l’émancipation au sein de l’Institution scolaire, le Ministre Jean Zay, lors du Front Populaire (qui a renouvelé profondément l’enseignement de l’EPS, Education Physique et Sportive), c’est l’émancipation de la jeunesse. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut faire des citoyens, des jeunes enfants suivant l’instruction, sans les émanciper. Cela va de pair et cela la droite, aimerait trop souvent l’oublier. Il ne s’agit pas que de faire des « têtes bien pleines » avec une formation correspondant aux volontés du patronat, mais donner aux jeunes les outils de l’esprit critique.

Ces qualités, outre l’idée d’Ecole de la République, d’école démocratique et de l’égalité qui sont des piliers fondamentaux de ce qu’est l’Institution Ecole, sont essentielles. L’école, c’est là où l’on passe assez facilement 20 ans de sa vie, où l’on doit se sentir à l’aise, où les possibles doivent pouvoir s’écrire. C’est aussi cela combattre la violence de la société, de l’école : gré, dignité, choix, créativité. Devenir sujet, là où la société nous demande ou nous pousse à être objet, c’est tout le sens
d’ « é-ducation » , ex ducere, faire grandir, telle une jeune pousse dont on prend soin et dont les jardiniers , les professeurs, puissent retrouver une place dans l’école, une reconnaissance dans la société. Les conditions d’enseignement pour les élèves, avec des classes moins chargées vont permette de faire, d’essayer d’autres pédagogies, de pouvoir réaliser des Projets interdisciplinaires qui ont du sens et pas juste « pour faire bien », avec du temps, de la qualité et de l’envie (et les moyens nécessaires pour les sorties). Cette pédagogie du Projet qui n’est en rien une invention récente, que beaucoup de professeurs pratiquent déjà (et qui ne parle pas des liens avec d’autres matières, pendant ses cours ?) demande davantage de place dans la formation initiale, mais aussi davantage de formation continue. Il faut savoir qu’à partir de Jean-Pierre Raffarin, et c’est allé crescendo, on a divisé par 2,5 en moyenne, le budget à la formation continue. La réattribution des moyens x 2,5 de la formation continue d’ailleurs J-M. Blanquer veut fermer le réseau Canopé… nom actuel des CRDP, les Centres Régionaux de Documentation Pédagogiques, qui ont fait depuis tant d’années un excellent travail - est juste essentielle, avec des formations assurées par les universités. De la même manière que les directeurs des INSPE (Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l’Education) devraient être nommés par les Universités.

Enfin, être à l’aise dans son école, c’est être à l’aise avec les choix et le parcours que l’on fait, être au clair avec ce que l’on souhaite faire, rétablir les Conseillers d’Orientation-Psychologues (COP), leur nom, leurs moyens et ceux des CIO (Centre d’Information et d’Orientation), avoir un COP dans chaque établissement secondaire, mieux les former pour qu’ils puissent réaliser du sur-mesure avec les élèves va de soi. Autre chose, essentielle, une réforme ne pourra plus concerner des élèves en cours de cycle : la réforme du collège en 2016, a concerné des 5e, alors qu’ils avaient commencé l’ancien programme/le cycle de la réforme d’avant ou encore cette année 2019-2020, les premières générales, qui sont concernées alors que ce ne devrait être que les secondes. Ceci pose évidemment la question de Parcoursup, qui organise la pénurie des moyens dans l’Enseignement Supérieur et le manque de places dans les Ecoles et Universités de l’Enseignement Supérieur et qui trie par sélection les futurs bacheliers, au mépris de l’Egalité républicaine.
Toutefois une éducation émancipatrice, ne passe pas que par l’éducation obligatoire et la formation initiale, mais elle passe aussi par l’Education Populaire et des dispositifs tels que le Service Civique. Le Service Civique, qui est une bonne idée, pour une fois faite sous un Gouvernement de Droite mais surtout par un militant qu’on peut reconnaître pour son engagement humaniste (auprès d’Emmaüs France), Martin Hirsch. Ce dispositif vise à favoriser l’engagement des jeunes de 16 à 25 ans, pour une durée de 6 à 12 mois, on peut même au-delà de l’âge de 26 ans choisir la voie du Volontariat Associatif (Loi de 2014). Cela ouvre la voie de l’autonomie (indemnisation mensuelle de 577€) et pouvoir faire des choix dans sa vie. Le Gouvernement actuel a décidé de saborder et de ne pas monter en gamme le Service Public (concernant plus de 140.000 personnes par an, chiffres de 2018 et ayant déjà concerné en 10 ans plus de 400.000 personnes) et donc le financement de l’Agence Nationale du Service Civique, au profit du Service National Universel, par pure idéologie. En effet, Emmanuel Macron, avait sans savoir de quoi il parlait, émis l’idée de restaurer une sorte de service militaire obligatoire (le Service National). Ceci n’est pas le souhait majoritaire de la jeunesse, ce d’autant que les vrais volontaires ont tout le loisir de pouvoir effectuer un Service National volontaire dans un cadre militaire. Il est certain qu’une potentielle Coalition de la Gauche et des Ecologistes aurait vocation en 2022 et pour les années suivantes à développer le Service Civique et à ce qu’il touche largement des pans entiers de la jeunesse (obligatoire ou pas, le débat est ouvert), ajoutons à cela que cela recoupe la volonté de Génération.s de créer une société émancipée, autour notamment du Revenu Universel d’Existence. En effet, la pauvreté frappe durement les jeunes, or l’émancipation des jeunes commence par avoir un revenu suffisant pour pouvoir continuer ses études ou monter un projet professionnel et vivre décemment. Les moins de 25 ans n’ont accès à aucune aide en dehors de APL et le RSA « jeunes actifs » d’un montant de 564,78 euros sans enfant. Il faut avoir travaillé au moins deux ans à temps plein au cours des trois dernières années pour y avoir droit. Par conséquent, une quantité infime de jeunes peuvent y avoir accès. Le RUE devrait donc être instauré en priorité à cette catégorie de la population.

L’école comme lieu uniquement de transmission du savoir (un de ses buts majeurs, mais pas le seul) n’est plus une conception correspondant à une société pleinement démocratique et modernisée, à l’aube du premier quart du XXI° siècle. C’est pour cela que la prise en compte dès le début de l’Ecole du rôle d’émancipation et ce jusqu’au baccalauréat (et même après, dans l’enseignement supérieur) est devenu plus que nécessaire. Cela passe par une prise en compte de la personne qu’est l’élève, citoyen en herbe, mais aussi dans le développement de dispositifs qui fonctionnent et favorisant le rapport à l’autre, tel que le Service Civique.
Origine de la proposition
au nom d'un Echelon Territorial de Coordination
COMITE DEPARTEMENTAL DE LA LOIRE


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