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  1. Espace Idées
  2. L’avenir est à eux ! Jeunesse, éducation, formation dans le monde qui vient
  3. mardi 10 mars 2020
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La structure de l’éducation nationale a connu de profonds changements au fil des réformes. Il apparaît clairement que ces modifications ont affecté les conditions de travail des agents, entraînant des difficultés de recrutement, des démissions, ou pire...Les enseignant.e.s français.e.s sont moins biens payé.e s que la moyenne dans l’OCDE, et ne bénéficient quasiment pas de formations continues. Si nous voulons une école capable de répondre aux enjeux de la justice sociale, il nous faut nous donner les moyens de notre ambition. Le budget de l’éducation nationale est symptomatique d’un grave manque de moyens des services publics.

En 20 ans, le pourcentage du PIB consacré à l’éducation nationale est passé de 7,7% à 6,7%, soit une baisse de 23 milliards d’euros par an. Conséquence de ce désengagement, dans le budget 2020, il manque 1400 postes pour accompagner le boom des élèves (+30000) et les crédits de formation diminuent en 2020 dans le premier degré (-3.45%). Le ministère fait de plus en plus souvent appel à des vacataires pour combler les déficits.

De même, les petites classes ont un faible taux d’encadrement, comparées à la moyenne de l’OCDE. C’est un obstacle majeur dans la lutte contre les inégalités.. Mais cela n’explique pas tout, une réflexion doit être menée sur la compétition instaurée dès le plus jeune âge, intensifiée et faussée par la réforme du bac et Parcousup.

Cette réflexion devra nous amener à repenser la place de l’élève dans son parcours éducatif, instaurer de la continuité, faire confiance aux jeunes afin qu’ils retrouvent confiance dans l'institution.

Propositions

● Développer la formation initiale continue des enseignants.
● Créer un service public périscolaire, étendre les dispositifs d’activités périscolaires aux collèges.
● Recruter de nouveaux enseignants et revaloriser leur salaire.
● Repenser les financements entre les écoles publiques et privées.
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De la nécessité d'un programme...

Environ douze millions d'élèves, un million d'enseignants et personnels, un système piloté de manière assez centralisée : impossible pour un mouvement qui entend un jour exercer le pouvoir de ne pas avoir une réflexion et des propositions fouillées sur l'enseignement public.

S'opposer, avec les personnels, les parents, les jeunes, aux réformes réactionnaires de Blanquer est indispensable. Mais sans projet alternatif, c'est insuffisant.

C'est pour avancer dans ce sens qu'un groupe de travail composé de membres des Comités Education et Enseignement Supérieur/Recherche a élaboré un questionnaire auquel ont répondu plusieurs dizaines de membres de Génération-s (que nous remercions) comprenant multiples propositions soumises à leur appréciation. Les résultats permettent a minima de voir ce qui fait consensus en notre sein et ce qui est à débattre – en sachant que ce n'est qu'un premier pas limité.

...Et de la possibilité d'un programme

La modestie s'impose. Génération-s n'a pas vocation, ni à se substituer aux organisations syndicales, ni aux chercheurs et aux praticiens qui travaillent chacun à leur place.

C'est en s'appuyant sur les positions des unes et des autres, à partir de notre propre positionnement politique, que ce questionnaire, mais plus largement, nos positions, seront précisées, dans un dialogue avec les uns et les autres qui doit se construire.

Mais un constat est partagé par l'ensemble des répondant-e-s au questionnaire : l'état du système éducatif n'est absolument pas satisfaisant. La reproduction sinon l'aggravation des inégalités sociales, attestées par toutes les enquêtes, ou sous un autre angle le fait que « 40 % des élèves en fin de primaire ne possèdent pas les connaissances fondamentales (ni en lecture, ni en mathématiques) pour suivre une scolarité au collège dans de bonnes conditions » selon le Cnesco, sont des problèmes graves auxquels il faut s'attaquer.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Education
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L'Ecole de la Démocratie.

Réformer l'Ecole est nécessaire. Mais – et cette position est largement validée par les résultats du questionnaire ( pdf disponible sur demande) la question de la démocratie sociale, piétinée quotidiennement par le gouvernement Macron-Blanquer, est extrêmement importante – surtout pour un mouvement comme le nôtre qui combat pour une VIe République.

Il faut affirmer comme méthode qu'aucune réforme ne doit plus être imposée quand une large majorité de la communauté scolaire s'y oppose. De même, les répondant-e-s valident aussi à 88% que la démocratie doit aussi devenir une réalité au sein des établissements scolaires du second degré en particulier, à l'opposé d'une organisation qui actuellement permet toutes les dérives autoritaires, ou encore le harcèlement comme le relèvent plusieurs répondant-e-s.

Enfin, même si ce n'était pas abordé dans le questionnaire, il y a encore bien du chemin à faire pour que, au-delà des instances qui existent dans les établissements, les élèves soient considérés et traités comme de futurs citoyens – mais pour cela il faudra rompre avec un système que plus d'un-e répondant-e caractérise comme « infantilisant »... envers les enseignants eux-mêmes !

L'Ecole de l'Ecologie.

Il faut commencer par citer une mesure qui n 'était pas proposée par notre questionnaire, mais qui se retrouve dans la quasi-totalité des plate-formes élaborées par les Comités de Génération-s pour les Municipales (lesquelles ont associé pour voir le jour bien plus d personnes que notre humble questionnaire) : l'Ecologie à l'Ecole passe par la table.

Approvisionner les cantines en circuit court, en produits bio, faire aussi des cantines et des établissements des lieux d'éducation au goût pour lutter contre la malbouffe sont sans doute pour nous une évidence, mais encore faut-il que ce soit écrit.

La proposition que nous faisions de notre côté est validée largement par les répondant-e-s :

« un véritable plan de construction/rénovation des bâtiments scolaires, pour qu'ils soient en pointe en terme de qualité environnementale, et qu'ils proposent des endroits où notre jeunesse puisse grandir sereinement : avec de l'espace. Ce plan étant financé par l'Etat. »

Ces deux propositions – sans doute à compléter – n'ont rien à voir avec la poudre de perlimpinpin – pour reprendre une expression revenue un temps à la mode – des « éco-délégués » que Blanquer vient de sortir de son chapeau, dont la création renvoie somme toute la responsabilité de la lutte contre le changement climatique... sur les élèves eux-mêmes.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Génération-s Education
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Une Ecole qui lutte contre la ségrégation sociale

Rappelons que 10 % des élèves fréquentent un établissement qui accueille au moins 63 % d’élèves issus de milieux socialement défavorisés. Si nous sommes tous d'accord pour changer cette situation de ségrégation scolaire, la proposition qui recueille le plus d'approbation est celle de la modification de la sectorisation scolaire pour créer des secteurs multi-établissements avec répartition homogène des élèves (comme cela a commencé à se faire à Paris), tandis que beaucoup de répondant-e-s soulignent que c'est tout autant la politique de la ville qui est à la source de cette situation.

Par contre, la proposition avancée dans la campagne de Benoît Hamon de contraindre l'enseignement privé à recruter des élèves à l'image (socialement et scolairement) de ceux de leur bassin de recrutement semble tout à fait pertinente à notre groupe de travail, mais elle n'est guère soutenue par les répondant-e-s.

Un service public de la petite enfance

Pour lutter contre les inégalités sociales, mais aussi culturelles, la proposition que nous faisons est soutenue à 83%

« Aujourd'hui, faute de places en crèche, l'immense majorité des enfants sont gardés soit par un des parents, essentiellement la mère, ou par des assistantes maternelles (emplois aidés par des aides fiscales). Il faut aller au contraire vers un véritable service public d'accueil de la petite enfance favorisant l'éveil des tout-petits, compensant les inégalités sociales et territoriales, et permettant aux jeunes parents de ne pas devoir interrompre leurs carrières professionnelles.»
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Génération-s Education
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A l'école primaire : développer les dispositifs de remédiation et de prévention

Personne ne remet en cause l'utilité des dédoublements des classes de CP et CE1 en REP. Mais plutôt que d'étendre ce dispositif aux autres écoles, l'opinion des répondant-e-s à notre questionnaire converge sur deux choses.

D'une part développer les dispositifs de remédiation scolaire type « plus de maîtres que de classes », brutalement interrompus par M.Blanquer (à 83%).

Mais apparaît aussi plusieurs fois une proposition que nous n'avions pas soulevée, et qui est très pertinente, qui est de développer significativement le secteur médico-social dans le primaire (ainsi que les AESH).

Dans le même ordre d'idées, 78% des répondant-e-s soutiennent l'idée de « donner les moyens à toutes les communes de mettre en oeuvre des activités périscolaires gratuites et de qualité sur le temps libre des élèves ».

Autant le retour à la semaine de 5 jours est soutenu (73%), autant un éventuel raccourcissement des vacances d'été ne fait pas consensus.

Au-delà, une observation faite par un-e répondant-e s'agissant des rythmes scolaires vaut d'être soumise à la réflexion : « Si la question de la sectorisation va de pair avec la politique de la ville, celle des rythmes scolaires va de pair avec la question du temps de travail et notre rapport au travail. Il est illusoire de les dissocier »

Un collège unique à maintenir en développant tout azimut les dispositifs d'aide aux élèves

Le principe du maintien du collège unique ne souffre pas discussion parmi les membres de génération-s qui ont participé à ce questionnaire. Pas plus d'ailleurs, c'est l'occasion de le dire ici, bien que cela vaille pour tous les niveaux de l'enseignement, que la baisse des effectifs par classe ( ainsi que le souligne un commentaire « baisser les effectifs pour pouvoir changer la pédagogie » ).

Par contre, l'objectif d'un socle commun pour tous les élèves fait débat.

La proposition (issue des travaux du Cnesco) qu'au lieu d'un label « REP », « les moyens supplémentaire soient attribués aux établissements en fonction du nombre d'élèves issus de milieu populaire dans chaque collège, pour éviter les effets de seuil » est plébiscitée. Un commentaire propose d'appliquer le même principe à l'attribution des moyens (DHG), par nombre d'élèves et non de division, pour éviter les effets de seuil en terme de fermeture de classe et avoir les moyens pour mettre en place les dispositifs d'aide.

Le dédoublement des classes de langue et de sciences est largement soutenu par les répondant-e-s.

La proposition d'enseignant surnuméraires dans les matières centrales du collège pour permettre une pédagogie différenciée est soutenue dans les mêmes proportions.

Un des commentaires rajoute une dimension importante le « renforcement du secteur périscolaire dans les collèges, en lien avec les départements (activités périscolaires de loisirs, accompagnement éducatif des décrocheurs, coordination avec les partenaires éducatifs locaux). »

Enfin relevons la proposition faite également en commentaire de « prévoir, entre chaque niveau des « classes relais". Ce n'est pas un redoublement, c'est une classe intermédiaire pour rattraper les bases fondamentales. Ces classes seraient constituées d'un maximum de 10 élèves, avec pour objectif une reprise de confiance en soi. »
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Génération-s Education
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Contre la ségrégation sociale en fin de 3ème : généraliser les lycées polyvalents, défendre l'enseignement professionnel public

Les répondant-e-s se prononcent clairement pour « préserver et renforcer la spécificité d'un enseignement professionnel public, avec un volume significatif d'enseignements généraux, permettant notamment l'accès à l'enseignement supérieur. »

Mais pour que l'orientation de fin de troisième ne soit plus vécue le cas échéant comme une relégation sociale et spatiale, la proposition d'aller vers la multiplication de lycée polyvalents, garantissant la mixité sociale après le collège, est plébiscitée.

Un lycée plus en lien avec l'enseignement supérieur

Le lycée Blanquer qui s'installe en cette rentrée est un lycée largement désorganisé, par une réforme brutale, dont l'objectif sous-jacent est de supprimer des postes (en réduisant les horaires), et augmenter la concurrence entre établissements et élèves (dans la logique actuelle de Parcoursup).

Pour autant, l'idée du rétablissement des filières n'est pas reprise par les participant-e-s au questionnaire. Par contre , l'ensemble des réponses comme des propositions tendent à insister sur la nécessaire liaison renforcée du lycée général avec l'enseignement supérieur, y compris pour définir, redéfinir le contenu d'un lycée modulaire, ainsi que pour préparer l'orientation.
Par exemple sur Parcoursup qui n'est pas condamné en tant que tel mais par l'utilisation qui en est faite. Un camarade de l'ENS Cachan propose d'en faire un outil national d'affectation dans le supérieur au lieu de laisser à chaque université (avec la charge de travail que cela implique) définir ses critères.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Thématique Education
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Quelle évolution pour les personnels enseignants?

Les questions qui ont le plus suscité de réponses portent sur le statut des enseignant-e-s et leur évolution – en lien avec les rapports de l'Ocde ou du Cnesco sur la question (voir la page du Comité Education de génération-s sur la question). Ce qui est indicatif aussi de la grande proportion de personnels de l'Education parmi ceux et celles qui ont répondu à ce questionnaire !

Un très large accord se dégage sur deux questions clé : d'une part que la formation des futurs enseignant-e-s se situe dans le cadre universitaire, qu'elle soit rémunérée, en alternance sur les deux années de Master, d'autre part de rendre la formation continue des enseignant-e-s obligatoire en favorisant les formations d'initiative locale (ainsi que le préconise l'OCDE).

Par contre la question d'une éventuelle évolution des statuts fait débat. La nécessaire revalorisation des enseignant-e-s, parmi les moins bien payés de l'Ocde, fait évidemment consensus.

Au-delà, si tout le monde ou presque reconnaît qu'il est « scandaleux » comme le dit un commentaire que dans un même établissement pour le même travail on (agrégé-e) puisse travailler moins d'heures et gagner plus qu'un collègue (certifié-e) à expérience similaire, la proposition d'un nouveau corps unique « mieux rémunéré, attractif (alignés sur l'équivalent des salaires versés dans les autres pays de l'OCDE) mais avec des obligations en terme de formation continue hors temps de classe, et de travail collectif régulier (comme cela se fait aussi dans les autres pays), voire d'occupation de poste (pour favoriser la constitution d'équipes stables) », divise, quand bien même 60% des répondant-e-s sont très en faveur de celle-ci.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Comité Thématique Education
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Récemment retraité de l'enseignement, je constate qu'en quatre décennies, les moyens de la formation des professeurs (en élémentaire et en secondaire) ont été peu à peu réduits.
On a graduellement augmenté le niveau de sélection (master désormais) au détriment du temps de formation théorique (pédagogie, didactique, psychologie et autres domaines disciplinaires) et d'un accompagnement compétent sur le terrain.
Les futurs profs doivent bénéficier d'une formation dense, sereine et suffisamment longue (au moins deux ans) avant de prendre la responsabilité de la gestion d'élèves.
Il faut des moyens financiers, mais ils existaient il y a quarante ans.
Origine de la proposition
à titre individuel
Didier Lassalle, ancien instit, maître-formateur et directeur d'école d'application
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Pour la fin de la ségrégation sociale et de l'école privée:
Il y a en France, tout niveau confondu 7.900 écoles privées sous contrat, dont 7.600 sont confessionnelles. Sur ces 7.600 écoles religieuses, 7.300 sont rattachées au secrétariat général de l'enseignement catholique et scolarisent plus de 2 millions d'élèves.Toutes ces écoles sélectionnent leurs élèves, choisissent en fonction de leur résultat, de leur milieu sociaux, de l'argent capable d'être mis par la famille , qui sera instruit dans leurs locaux. Le premier pourvoyeur d'argent des écoles privées en France, c'est l'état. Ces écoles concurrence le service public, et la comparaison fait souffrir l'éducation nationale car les privé sont en général mieux doté que le public. Ces écoles cultives l'entre soi, social, économique, et géographique. Un programme de gauche devrait se battre contre ses institutions. En premier lieu pour subventionner mieux l'école public. Dans un second temps essayer de rendre l'école moins inégalitaire qu'elle l'est actuellement. Par soucis de combattre le communautarisme des plus riches d'une part, et des lycées sans mixité social de l'autre. Enfin, par soucis de laïcité, l'état ne devrait ni financer les cultes, ni les places créant de nouveaux croyants.
Je propose, avec la disparition des écoles privés, une refonte de la carte scolaire avec un soucis de répartition d'enfant de milieu populaire et une obligation de s'y tenir, permettant de désenclaver les écoles/collèges/lycées de banlieue, et aux enfants de familles de riches de rencontrer des personnes avec une situation sociale différente de la sienne
Origine de la proposition
à titre individuel
Pédeboscq Maxime
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Formation des enseignants, corps du secondaire et organisation du lycée


Améliorer la formation initiale et continue
• En formation initiale, former aux différents types de pédagogies qui existent
• Assurer une la formation initiale et continue fournissant aux professeurs des outils face aux nouveaux défis, plutôt que de juste leur intimer de gérer ces difficultés comme c’est souvent le cas (par exemple la prise en compte des handicaps des élèves)
• Former plus massivement les enseignants pour l’inclusion.


vers un corps unique dans le secondaire
Engager une vaste consultation du corps enseignant et des syndicats du secondaire pour construire un nouveau corps unique pour les futurs enseignants du secondaire.
Cette consultation permettrait de questionner plusieurs aspects tels que la revalorisation du salaire mais aussi les temps de formation et le temps de travail en équipe (avec la mise en place de temps de concertation dans l’emploi du temps). De tels temps ne peuvent être créés qu’en repensant le temps de travail dans sa globalité et en baissant la quotité horaire devant élèves des enseignants. Ce corps unique aurait une pondération du temps de travail en fonction du type d'établissement collège ou lycée, par ex : 12h au lycée, 16h au collège.


Réorganiser un lycée récemment mis à mal
Faire un bilan du lycée modulaire créé par les réformes Blanquer (via un Cnesco rendu à nouveau indépendant et via une consultation interne à l’éducation nationale), pour décider si cette forme doit être ou non conservée ou bien modifiée.
Mais dans tous les cas, le lycée ne devra plus être l’instrument de sélection pour le supérieur qu’il est devenu avec les réformes de Blanquer. Ainsi, il faudra changer le calendrier des épreuves du bac pour mettre fin au bac permanent actuel (suppression des E3C notamment). Si le lycée modulaire est conservé, il faudra aussi s’assurer de la liberté de choix d’orientation des élèves. Par exemple, le tronc général doit, au moins en droit, permettre à tous de suivre le cursus universitaire de leur choix (avec remise à niveau éventuelle si besoin).
Origine de la proposition
à titre individuel
Florian Cartellier, Lynda Aguib, Mathilde Lagadu
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L'orientation

Actuellement, l’orientation est surtout un moyen de sélectionner en fonction des besoins économiques. Elle doit être modifiée pour permettre aux jeunes de choisir les voies dans lesquelles ils souhaitent se diriger.
Les différentes filières doivent permettre des passerelles, c’est-à-dire des réorientations. Cela implique par exemple de redonner leur place aux matières générales dans les voix professionnelles (place réduite par la réforme Blanquer). Surtout, cela signifie que l’on ne peut pas accepter la logique de Parcoursup, qui est une logique de tri fondée sur des besoins socio-économiques. A rebours de cela, il faut accompagner les élèves pour qu’ils soient maîtres de leurs choix : ils doivent choisir eux-mêmes et en connaissance de cause.


Propositions
• Conserver un service public gratuit d’orientation.
• Permettre des ré-orientations
• Mettre fin à la logique actuelle de Parcoursup. L’entrée dans le supérieur doit redevenir un droit pour tous les bacheliers, sans sélection à l’entrée de chaque cursus universitaire, que ce soit sur la base de critères locaux ou nationaux.
• L’inscription dans une licence peut toutefois rester conditionnée à l’engagement de suivre des cours de soutien (si l’université estime que certains pré-requis manquent). L’inscription dans les cours de soutien doit être réajustée peu après la rentrée universitaire (pour ajouter des étudiants qui en ont en fait besoin comme pour désinscrire ceux dont il s’avère qu’il n’en ont pas besoin).
Origine de la proposition
à titre individuel
Florian Cartellier, Lynda Aguib, Mathilde Lagadu
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Il est difficile de penser les mutations structurelles sans questionner la pertinence de la finalité de l’école telle qu’elle est aujourd’hui et telle qu’on voudrait la faire évoluer. C’est la redéfinition de cette finalité qui peut éclairer des choix de mutation structurelle à opérer pour rendre possible la finalité visée.
Cela suppose de bien dissocier instruction et éducation, le concept d’instruction est réducteur dans la mesure où il est centré sur les connaissances à acquérir et qu’il est très souvent associé à un autre concept réducteur qu’est la transmission. Le concept d’éducation est plus large car il prend en compte bien entendu l’acquisition de connaissances, mais aussi la recherche de sens et la prise en compte du "savoir devenir ensemble".
Une réflexion sur ces deux termes doit permettre de clarifier une finalité essentielle. A-t-on envie d’adapter les jeunes à la société qu’on leur laisse où a-t-on un projet d’émancipation qui passe par une autonomie forte permettant aux jeunes de se projeter et de s’engager dans le projet de société qu’ils souhaitent construire ? Cette réflexion peut (doit) conduire à redéfinir la mission même de l’école et de la formation (FTLV). Le modèle d’une école qui forme pour l’entrée dans la vie est dépassé, il faut évoluer aujourd’hui vers un modèle où l’école est une étape pour apprendre à devenir qui se prolonge ensuite en formation tout au long de la vie.
L’expression « diffusion d’apprentissage » est trop restrictive et évoque trop un modèle conservateur basé sur la transmission du savoir de l’adulte vers les apprenants sensés ne pas savoir. L’acquisition des savoirs est très hétérogène en fonction des origines sociales et du rythme de développement ainsi que du contexte de vie. Il y a donc à envisager des méthodes favorisant le partage et la co-construction des savoirs basés sur la confrontation et recherche de la meilleure réponse, éclairée et complétée par de nouveau apprentissages. En 2 mots on apprend avec et grâce aux autres. Dans ce contexte, et prenant appui sur les travaux de recherches considérant que l’enseignant ne peut pas faire apprendre, l’apprentissage résultant de la volonté ou non de la personne apprenant, il convient de repréciser ce que l’on attend de l’enseignant, à savoir un professionnel capable de créer des situations pédagogiques dans lesquelles l’élève a envie de s’investir et où il apprend. Le métier d’enseignant de ce fait doit se déconnecter du simple geste de transmission pour englober une compétence d’ingénierie de formation.
Dans le contexte actuel, la charge de travail confiée aux enseignants est devenue très large et complexe et qui plus est dans un contexte manquant de stabilité.
Peut-on (doit-on) limiter la rôle de l’école à une insertion professionnelle dans une société où la notion même de travail est aujourd’hui questionnée ? N’est-il pas plus pertinent de penser « activité humaine » qui peut se traduire comme un parcours initial, puis des aller-retours entre le travail bien sûr, mais aussi de la formation, du bénévolat, du ressourcement, des loisirs… Cette nouvelle approche invite à penser l’école comme moyen d’émancipation permettant à la personne de construire son parcours global dans le cadre d’une société respectueuse de l’humain et valorisante pour tous.
Dans cette hypothèse, la clarification de la mission que l’on veut pour l’école est un préalable pour avancer sur la reconnaissance des personnels enseignants. Il est peut-être, même si la tâche est probablement périlleuse, de redéfinir la mission de l’enseignant. Faut-il former des professeurs interchangeables sur un modèle unique, ou n’est-il pas intéressant de partir des compétences nécessaires au fonctionnement d’une école dont la mission aura été redéfinie pour poser les bases d’une formation et d’un accompagnement tout au long de la vie professionnelle. Pour répondre à l’ampleur de la tâche, à sa complexité et à ses changements rapides ne doit-on pas imaginer un profil professionnel ayant une base commune complétée par des domaines complémentaires qui pourraient être différents d’un enseignant à l’autre et que l'on pourrait acquérir de façon progressive pour évoluer dans le métier. Ceci permettrait une plus grande souplesse dans la gestion des ressources humaines dans la mesure où l’appropriation du champs professionnels pourrait devenir progressif avec une ouverture vers un développement professionnel possible tout au long de la carrière valorisant pour peut qu’on veuille bien le reconnaître. Cette nouvelle formation pourrait aussi permettre des profils de postes à géométrie variable permettant d’optimiser les compétences humaines, de valoriser des parcours et de concourir à l’épanouissement des enseignants grâce à une marge de liberté possible sur le type d’activités à réaliser (partage entre face à face pédagogique/accompagnement présentiel ou à distance/ création de ressources/accompagnement de jeunes collègues/formation de collègues…).
Origine de la proposition
à titre individuel
Emmanuel LE CLAINCHE
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Thomas Picketty dans "Capital et idéologie" montre à quel point les moyens affectés au système scolaire sont inégalitaires:

L'Etat dépense beaucoup plus pour l'éducation d'un enfant de riche qui restera 20 ans à l'école que pour un enfant de pauvre qui y restera moins de 15 ans . Il faut donc renforcer les moyens accordés à l'école maternelle et primaire, et surtout dans les zones défavorisées. L'investissement tout au long de la scolarité est pour certains enfants de 65 000 euros et pour d'autres de 300 000 euros.

Il faut donner à ceux qui ont eu le moins de formation le plus de possibilité de reprendre des études à 30 ans ou de bénéficier de formation continue.

Pour favoriser la mixité sociale, les établissements d'enseignement publics et privés sous contrat doivent être l'objet d'une réglementation commune concernant les règles d'admission.
Origine de la proposition
à titre individuel
Robert SIMON, Paris
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Proposition école et numérique : voté à l'unanimité en plénière de comité (11 voix pour, 0 contre, 0 NSPP

● Egaliser les chances pour tous les élèves eu égard à l’usage du numérique. Une charte devra être implémentée.
● Au-delà de l’équipement matériel, former les élèves à l’usage du numérique en termes d’appropriation du contenu des programmes mais aussi de l’usage social de ces outils.
● Partager l’espace de réflexion sur l’école de demain entre les enseignants de l’Education Nationale, ceux de l’université, les enseignants-chercheurs en Sciences de l’Education.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Comité Paris 17
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Une affirmation et 3 questions organisent cette contribution :
- Le numérique est devenu un enjeu fondamental de formation dans les systèmes scolaires européens
- Quelles fonctions joue-t-il dans la structuration actuelle de l’école française et de ses enseignements ?
- Comment le confinement vient-il de détruire le dispositif officiel conçu depuis plus de 20 ans ?
- Quelle place pour le numérique dans la structuration de l’école de l’après ?

Le confinement vient de provoquer un glissement immédiat vers une forme d’école « hors les murs » mais a dans le même temps mis en évidence de multiples impréparations du système pensé par le Ministère de l’EN. Un rapide bilan de cette dernière période montre deux ruptures majeures dans l’organisation de l’enseignement

1) Une rupture dans les pratiques enseignantes qui ont dû s’adapter subitement à l’impossible présentiel.
Dans l’urgence, les enseignant.es ont improvisé en tentant de maintenir dans leur grande majorité la « forme scolaire » (Vincent, 1994) et leurs usages habituels des outils numériques (gestion scolarité et de présentation des contenus de cours). Ces usages renvoient à un enseigner « avec » la fonction du numérique étant d’accompagner les apprentissages. Voie que promeut fortement le Ministère actuel pour améliorer la performance scolaire.
Or le changement de contexte, passage d’un présentiel à un distanciel modifie complètement ces usages professionnels dans un enseigner « par » le numérique. Le visio-cours, la remise à distance des travaux à faire, l’accompagnement même des élèves subissent les conséquences de ce changement de contexte. Le distanciel est d’abord une affaire de proximité mais les développements actuels de la formation des enseignant.es, organisés par la performance scolaire, diffusion des « bonnes pratiques », développement autour des neurosciences et de l’Intelligence Artificielle montrent leurs limites en termes d’intégration dans les pratiques enseignantes, se réduisant souvent à l’innovation pédagogique et les niches l’accompagnant. Certaines propositions allant même jusqu’au remplacement de l’enseignement dans sa forme actuelle par de l’autoformation des élèves (MOOC, plateforme de cours, …)

Proposition 1 : Intégrer à la formation des enseignants un appui aux développements des usages du numérique complémentaire à leur action en présentiel. Développer des formes mixtes intégrant à distance, le travail d’approfondissement ou de remédiation individuels de l’élève et en présentiel l’exposition et l’explicitation des contenus de formation par l’enseignant.e.

2) Une rupture dans les usages quotidiens que font les élèves du numérique, marquée socialement – la problématique des « décrocheurs »
Le numérique est souvent décrit comme la 3ème révolution dans les modes sociaux de transmission des connaissances. L’oral, l’écrit puis maintenant le numérique ont provoqué de profondes transformations des connaissances, modifiant les compétences cognitives requises et transformant les modes sociétaux de formation de la jeunesse. Là où mémorisation et capacité de connaitre une solution à un problème posé, la possibilité d’accéder à ces informations par une recherche numérique déplace les capacités mentales requises sur les stratégies de recherche, la sélection et la mise en usage des connaissances déjà disponibles. Transformant ainsi les modes de fonctionnement des savoirs eux-mêmes
Ces nouveaux savoirs sont marqués socialement (Rochex) même si le numérique n’en est que le révélateur actuel. La situation de décrochage provoquée ou ressentie par certain.es élèves est celle d’un décalage entre leurs pratiques familières, intégrant l’usage du numérique, et les pratiques requises par la « forme scolaire », avec les aléas que l’improvisation du confinement a provoqués. Le décrochage latent de certain.es élèves dans le système scolaire présentiel a ainsi explosé avec la baisse des contraintes de présence et le guidage dans les activités d’apprentissage qu’opère l’enseignant.e dans sa classe.
Or l’accès à ces nouveaux savoirs et leurs nouveaux modes de fonctionnement est un enjeu fondamental de l’éducation moderne, reconnu au travers de multiples politiques depuis le plan informatique de 1985. La déclinaison politique actuelle est construite autour de multiples plans d’équipements (tablettes, ordinateurs portables low-coast,. ). Mais elles ne font qu’alimenter les pratiques consuméristes de possession (entre 80 et 90% de la population est équipée d’au moins un outil), marquées socialement (Plantard).

Proposition 2 : accompagner chaque plan d’équipement à destination des élèves et des enseignants par une formation sur les usages numériques et intégrer dans les contenus de formation une véritable éducation au numérique comme un enjeu fondamental. Cette éducation scolaire au numérique doit être à destination des élèves mais également inclure leurs parents et englober l’utilisation des outils mais également le contrôle et le recul nécessaire au traitement des informations.
Origine de la proposition
à titre individuel
Claude Kermoal
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Groupe départemental Education pour le Comité départemental de Générations Loire :

Les mutations structurelles nécessaires à l’Education Nationale

Cela fait plus de 25 ans que l’on fait de l’école, un sujet de polémique, de dissensions et d’instrumentalisation, on peut même remonter à 1984 et comment la droite à l’époque a fustigé le Projet de Loi gouvernemental de renforcement de l’école publique face aux écoles privées, appelées faussement « écoles libres ». Il n’en demeure pas moins qu’une très grande majorité à gauche (militants, associations dont celles de parents d’élèves, syndicats professionnels de personnels et lycéens,…) estime que l’on balance l’Education Nationale de réforme en réforme, au gré des calculs politiques, des ministres, mais aussi pour transformer le sujet scolaire et éducatif comme polémique, alors qu’il devrait faire consensus : celui d’une Ecole , lieu des apprentissages, de la citoyenneté et éco-citoyenneté, lieu d’émancipation de la jeunesse, lieu qui vise à réduire les inégalités et sans couper les moyens nécessaires à l’école. La crise sanitaire du Covid-19 nous a fait prendre conscience que ‘il faut sanctuariser et ne pas toucher au matelas de moyens nécessaires pour le domaine de la Santé et de l’Hôpital, il en va de même pour l’Education obligatoire, l’Education populaire et l’Enseignement supérieur. A cela, à notre sens, doit s’ajouter la notion de démocratie et de paritarisme, véritable oxygène démocratique, fondée sur la co-construction, la concertation et la volonté de ne pas faire que du pyramidal, sur ce sujet qui concerne tout le monde.

L’école de la démocratie, justement, correspond à ce que nous souhaitons et ce qui est comme l’air du temps de la gauche sur les questions fondamentales est assez semblable, de part et d’autre, cela s’est retrouvé dans la note du groupe national de Génération.s et je sais que c’est un sujet partagé par de nombreux collègues, quelle que soit leur appartenance syndicale et/ou partisane et/ou asso-militante. Le constat est d’autant plus implacable que se trouve au pouvoir ministériel, ce qu’il y a de plus conservateur, dix-neuvièmiste que puisse produite la droite, à savoir le Ministre Jean-Michel Blanquer, ancien DGESCO sous Nicolas Sarkozy/Luc Chatel. Un ministre réputé, notoirement par son management monocratique et ne supportant guère la contradiction, pour lui, encore plus que pour les autres Ministres précédents, tout doit être hiératique, pyramidal, avec quelques minimes nuances ou amendements acceptés, surtout quand ils vont plus loin que ce qu’ils prévoient, jamais ou trop peu dans un sens progressiste. Le constat d’une logique démocratique s’impose donc et il semble certain que les acteurs du monde éducatif, sous-entendu, les décideurs n’ont pas qu’à être le Ministère et le Cabinet ministériel, mais bien également les associations de parents d’élèves et bien entendu les enseignants et les personnels de l’Education Nationale. Il s’agit donc d’une logique paritaire, comme un peu ce que l’on a pour l’UNEDIC et l’Assurance-chômage. D’ailleurs, il serait intéressant que d’autres types de fonctions publiques et de Services publics (Ministère de la Santé, Ministère des Sports), y compris avec Délégation de Service Public (DSP de La Poste, de la SNCF, des autoroutes, d’ERDF-GRDF et les compagnies dédiées à l’électricité et au gaz) fonctionnent de manière paritaire. Ainsi on pourrait avoir la mise en place d’une gestion de l’Education Nationale suivante : Huit organisations, qui sont des syndicats professionnels (UNSA, CFDT, FSU, CGT, FO et SUD), des associations de parents d’élèves (FCPE, PEEP) et le Ministère de l’Education Nationale. Ces organisations ou institutions se retrouvent dans une Union Paritaire et Démocratique de l’Education Nationale (UPDEN), se réunissant tous les ans pour décider de la politique à mener. Ceci veut dire que le Ministère de l’Education au sens global devient coopératif, avec des membres élus (sauf pour l’institution ministérielle), qu’il décide annuellement des projets de lois et chantiers à réaliser, mais en ayant bien dans l’idée qu’une politique quadriennale est à réaliser, lors du deuxième exercice de négociation (puisqu’il est compliqué en arrivant dès le mois de mai-juin, une fois les législatives passées, de mettre en place tout un cheminement démocratique et coopératif en à peine deux mois, si on veut le faire sérieusement, afin de donner au terrain éducatif (élèves, parents, professeurs ; la première année sera donc une phase d’ajustements et/ou de suppressions de politiques si nécessaires, déjà en concertation entre Ministère, syndicats et parents d’élèves) une stabilité dont ce secteur et cette institution publique qu’est l’Education en France a manqué cruellement. L’élection des délégué.e.s de l’UPDEN n’implique la même logique que pour les élections professionnelles ou de représentants de parents d’élèves dans les établissements, à savoir que les six syndicats et les deux associations de parents d’élèves ont le même nombre de délégué.e.s. Ce nombre global et par partie sera à définir. Ceci dans le but d’avoir le spectre le plus large possible de points de vue et pour arriver à une logique de négociation et de consensus, même médian. Ceci s’entend que les règles à l’intérieur de l’UPDEN sont régies par les principes de la sociocratie, et il convient de noter que la négociation doit aboutir à chaque fois d’un accord national paritaire et coopératif et pour le deuxième exercice d’un Plan quadriennal des politiques de l’Education Nationale. Chaque partie de l’UPDEN (syndicale, asso-parentale, ministérielle) a l’obligation de remettre, avant l’exercice et le cycle de négociations, un document de cadrage. Ceci signifie que les syndicats entre eux, les associations de parents entre elles, doivent se concerter au préalable, ce qui n’est pas nécessaire pour le Ministère, puisqu’il se retrouve seul, dans sa partie. Le document de cadrage, par partie, présente les politiques, les propositions budgétaires ainsi que le niveau d’augmentation du point d’indice quant au niveau salarial. Conséquemment, le Ministère ne peut surseoir, du fait d’un désaccord de l’Organisation paritaire et coopérative à quelconque défaut d’Accord, parce que l’Accord, fut-il minimal ou jugé comme « un compromis bancal », sera forcément au rendez-vous, du point de vue de la Loi. Il est à noter que la future Loi de la gestion de la politique éducative, rétablira, en plus de créer le paritarisme, le CNESCO dans ses fonctions et son, tels que la Loi de la Refondation de l’Ecole de 2013 l’a établi et redonnera son indépendance au Conseil National des Programmes, même si les nouveaux programmes devront, pour être acceptés, faire l’objet d’un vote national des enseignants, avec la possibilité, si nécessaire, d’amendements par l’UPDEN. Le parcours de la conception à l’application pour les politiques éducatives sera comme suit :
- Cadrages (syndicaux, asso-parental, ministériel) en avril.
- Cycle de négociations annuelles en mai-juin.
- Accord national paritaire en juin donnant lieu à la possibilité d’une navette entre UPDEN et le Parlement (en commission).
- Vote et adoption définitive au Parlement début septembre.

Le paritarisme et la prise en compte des avis, idées polyphoniques sur l’école montre l’importance d’un profond changement de gouvernance. Ce au nom de la démocratie et du besoin citoyen de construire une Ecole stable et qui fasse enfin consensus. Une Ecole ouverte sur le monde, sur ses différents acteurs, qui recherche le consensus et qui a un processus plus élargi parce que cogestionnaire, participatif, paritaire, donc pleinement démocratique (démocratie liquide et horizontale), pouvant innover et montrer la voie pour d’autres politiques (santé, sport) et d’autres cadres de la vie collective (Services publics avec paritarisme Etat/organes/usagers) c’est ça l’Ecole de la démocratie !
Origine de la proposition
au nom d'un Echelon Territorial de Coordination
COMITE TERRITORIAL DE LA LOIRE


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