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  1. Espace Idées
  2. Quel modèle économique pour demain en lien avec le changement climatique ?
  3. dimanche 2 février 2020
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Le capitalisme a comme principe de chercher à dégager du profit sur toutes les sphères de la société y compris ce qui doit relever de ce qui est indispensable pour la survie des espèces et notamment des êtres humains. Ainsi les grandes multinationales ont largement capté le marché de l’eau, ressource sans laquelle aucune vie n’est possible. Elles cherchent maintenant à faire breveter le vivant comme elles l’ont fait pour les semences.

Une société postcroissance doit reposer sur le principe de refuser toute logique de profit sur les biens communs.
Il en est ainsi de l’ensemble des grands réseaux, qu’il s’agisse de l’eau, de l’énergie, des infrastructures de déplacement (gares, aéroports, ports, routes, autoroutes, fleuves et rivières, etc.).

De même la brevabilité du vivant ne saurait être acceptée et ne doit en aucun cas pouvoir servir à une logique de profit.
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Il me semble que la marchandisation est en effet un des fléaux apportée par le capitalisme, car elle est pensée comme une sphère qu'il serait bon (pour la croissance, la prospérité, le développement tout ça tout ça) d'étendre au maximum. Or il est des choses que l'argent ne peut pas acheter, à moins de pervertir cette chose (en vider sa substance, son sens, sa raison d'être. (Voir l'excellent livre: Ce que l'argent ne saurait acheter - Les limites morales du marché - Michael J. Sandel).
Mais s'il existe encore des choses qui ne sont pas encore entrée dans la sphère marchande, ce n'est pas qu'il ya un consensus moral naturel qui l'en empêche, c'est seulement que les investisseurs n'ont pas réussi à trouver encore le moyen ou le contexte pour le faire (jusqu'à ce qu'ils trouvent, cf vente d'air pur en inde)

Mais comment limiter la sphère marchande, et au contraire agrandir l'espace du gratuit, du collectif, de la non propriété? Plusieurs pistes, si l'on réfléchit à ce qui pourrait s'opposer à la marchandisation:
-La gratuité publique, socialement construite et gérée démocratiquement (transports en commun, bibliothèque, gestion de l'eau municipale...)
-Les communs, compris comme un espace de ressources gérés et exploités démocratiquement par un ensemble d'usagers.
-Les communs universels, sans limite d'usagers, mais aux règles empêchant un accès ou une exploitation inégal de la ressource: air, rivière, mer, désert, forêt, etc
-L'échange de services et de biens (compté en heure, en points...)
-Le bénévolat et le don
-La libre diffusion des productions intellectuelles (oeuvres, informations, connaissance scientifique,...)
-Le service public (adminstration, poste, énergie...), qui doit par contre être repensé dans sa gouvernance et dans sa relation aux usagers

Il ya aussi des solutions hybrides, qui ont un pied dans le marché tout en garantissant une certaine équité, solidarité et prééminence d'un projet d'intérêt collectif (social, artistique, environnemental...):
-Les coopératives de production
-Les coopératives d'activité et d'emploi (réunissant des auto-entrepreneurs qui mettent en commun leurs CA pour se verser un salaire)
-Les monnaies locales

Il y a surement plein d'autres idées, à vous de compléter ou de commenter les miennes!
Origine de la proposition
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Tristan de La Selle Falcand
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Comme on s'en rend douloureusement compte en ce moment de crise sanitaire il y a des domaines qui ne devraient pas entrer dans une logique de rentabilité : la santé bien évidement, mais aussi l'éducation, les transports en commun, l'accès à l'eau.
Les domaines de base pour vivre dans de bonnes conditions devraient s'attacher à offrir le meilleur service, tout en rémunérant au mieux ceux qui travaillent dans ces domaines.
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à titre individuel
Emilie
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Développer un service public de la petite enfance, un service public pour les personnes âgées,
Mettre en place dans toutes les localités de plus de ??? habitant.es 1/ des maisons de service public avec trésor public, poste, 2/ des maisons de santé avec médecins de toutes spécialités 3/ des maisons de petite enfance et personnes âgées.
Origine de la proposition
à titre individuel
Marie-Noëlle Bas, coordinatrice comité NE Yvelines et département des Yvelines
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Au-delà d'une séparation entre "non marchand" et "marchand", il est fondamental de réfléchir sur les conditions et niveau de lucrativité des entreprises intervenants dans les activités marchandes.
Il conviendrait d'imaginer plusieurs niveaux de lucrativité permettant d'avoir sur des activités marchandes :
1 : des entreprises privées à but non lucratifs : exemple associations, mutuelles, fondations. Elles ont le droit de faire un profit, mais ne peuvent pas le distribuer.
2 : des entreprises privées à lucrativité limitée : sociétés anonymes ayant la capacité de réaliser un profit, et de le distribuer mais dans des limites fixer par la loi
3 : des entreprise privées à but lucratif : société anonymes sans restriction.
La capacité à intervenir sur certaines activités, devraient dépendre des décisions politiques.
Origine de la proposition
à titre individuel
Romain G
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Avec les rumeurs de crise mondiale alimentaire et le manque de main d'oeuvre agricole locale, l'agriculture apparaît comme un enjeu économique et social fondamental. La mise en perspective historique est nécessaire pour comprendre comment nous en sommes arrivés à notre mode de nourriture. Je me réfère à l'ouvrage de Paul Ariès intitulé "Une histoire politique de l'alimentation", Paris, Max Milo, 2017 (p.328-331) dans son passage concernant la châtaigne qui a constitué jusqu'au XIXe siècle un des principaux (voire le) aliments de base de la population française. A partir de la fin du XVIIIe siècle, sous l'impulsion de Turgot, ministre de Louis XVI, puis de la bourgeoisie rurale et d'affaires parvenue au pouvoir après avoir guillotiné les vrais révolutionnaires (gloire à eux) en juillet 1794 et ayant chassé le peuple des affaires publiques, l'arrachage massif des châtaigniers a été opéré sur l'ensemble du territoire. Pourquoi ? Parce que les propriétaires ruraux enrichis sous les nouveaux régimes bourgeois se sont appropriés les terres, communales notamment, et y ont planté du blé pour faire profits et spéculation, en affamant une partie de la population dans un pays auparavant riche au plan agricole. En effet, les châtaignes tombent d'arbres demandant peu d'entretien, souvent dans des forêts accessibles à tous et étaient récupérables par hommes, femmes et enfants (même force de travail, il suffit de ramasser) chaque année, pas de famines comme avec le blé, peu d'argent dépensé et travail minimal, ce qui était moralement insupportable pour la bourgeoisie (et l'Eglise) voulant voir suer les paysans (et les affamer pour les envoyer dans ses usines en leur payant des salaires de misère). Non seulement, la châtaigne est consommable sous de nombreuses formes, est un produit local, à fort rendement et sain (pas de pesticides), mais les arbres protègent et régénèrent les sols, empêchent l'érosion des pentes (Limousin, Cévennes, etc.), absorbent le CO2 et égaient les paysages. C'est l'arbre symbole idéal de la transition écologique et sociale. Génération.s devrait promouvoir une plantation massive de ces arbres par les collectivités, coopératives, petits exploitants, accompagnée d'une promotion du secteur de la transformation du produit et de l'information pour renouer avec cette consommation traditionnelle. Cela peut paraître anecdotique, mais la ruée sur les pâtes et le riz (qui vient d'Asie, car la Camargue en produit trop peu) a de quoi faire frémir avec la hausse des prix et les pénuries en perspective (voir le dernier numéro de Courrier international consacré à ce thème).
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à titre individuel
Fabrice Mignot
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Il est anormal mais significatif que l'on puisse " breveter le vivant" et se l'approprier comme l'on fait breveter un procédé, ou une invention. Décrypter un génome, ce n'est en rien l'inventer, même dans le cas d'une hybridation inédite. C'est seulement utiliser les potentialités de la nature comme on le fait depuis le néolithique pour sélectionner les variantes d'un taxon. Cette dérive acceptée par les institutions politiques et scientifiques decoule du rapport utilitariste que notre civilisation entretien depuis la révolution néolithique avec la nature , vue principalement comme lieu de ressources a exploiter au maximum. Mais avec la science moderne, ce nouveau rapport, où la nature n'est plus seulement exploitée, mais bricolée, augmentée et défigurée, est le signe d'un culte de la démesure, de la toute puissance des technologies où l'homme lui même n'est plus qu'un rouage au service d'une techno-structure.
Il faut donc, selon moi, remettre en question les bases philosophiques de notre civilisation, pour s'engager dans des réformes structurelles judicieuses propres a garantir la préservation des écosystèmes, un partage équitable des ressources naturelles et du produit des activités humaines, une participation de tous les citoyens aux débats et aux choix politiques.
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à titre individuel
Serge Tarlao
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Des ressources (biens et des services) ne peuvent faire l'objet d'une appropriation privée par certains car ils sont vitaux pour tous. Cela concerne, entre autres, les ressources naturelles (eau, air, paysage, biodiversité...), les réseaux (énergie, transport,...), la sécurité-justice-police, la culture, la science (et donc les publications scientifiques),...
Ces biens et services doivent être accessibles à toutes et à tous sans restriction. Ils doivent être possédés par tous afin que tous en soient responsables. Leur gestion doit être démocratique et assurée au niveau qui convient le mieux :
- international : science, culture, air, certains réseaux, biodiversité...
- national : certains réseaux, la sécurité-justice-police...
- local : eau, paysage, certains réseaux...

Des instances doivent être crées pour assurer le contrôle démocratique de certains ressources en lien avec les acteurs impactant ces ressources (propriétaires terriens, acteurs économiques...).
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Robin Petit-Roulet
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Interdire la publicité sur les productions et les services superflus et / ou inutiles.
Actuellement, il n'y a guère que le tabac qui soit "victime" de cette interdiction.

Cette interdiction pourrait être étendue de façon progressive pour atteindre un champ très important de l'économie. En étant optimiste cette suppression de la publicité (éventuellement complété par une "contre-publicité" efficace) pourrait même faire disparaitre les productions et les services concernés sans même avoir à les réglementer.

La mise en place doit être progressive car des pans entiers de l'économie dépendent de cette publicité. Sans regret pour certains GAFA (Google, Facebook, etc. ); à accompagner pour la presse, la télévision, etc.

Les priorités pourraient viser les produits et services les plus émetteurs de gaz à effet de serre (vols à courte distance, gros véhicules, streaming sur l'Internet, ...).
Les priorités pourraient aussi viser des modes publicitaires qui dégradent les paysages (panneaux publicitaires dans les espaces publics extérieurs).

La publicité incite à consommer des produits et services non vitaux et crée de faux besoins. Elle est frustrante pour les personnes qui ne peuvent les satisfaire.
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Michel Racine (Generation.s annecy)
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La crise sanitaire que nous venons de traverser montre les limites du système actuel, particulièrement celui en place depuis les lois Balladure sur la privatisation et depuis L'AGCS. il est nécessaire de réfléchir désormais aux pans de l'économie, de la production qui sont nécessaire à la souveraineté du pays, dans l'idéal de l'Europe.
Nous sommes contraint de commander des masques en Chine après avoir été incapable d'en relancer la production chez nous mais ce n'est qu'un exemple. Sans retomber dans les travers d'un productivisme à outrance, il faut aujourd'hui que nous soyons capable d'assurer localement les productions de base. Acier, matières de substitution des plastiques, équipements de protection, alimentation, énergie, médicaments ... Il faut retrouver une vrai souveraineté sur ces denrées. Si la nationalisation semble compliquée ou impossible face à un système globalisé capitaliste, il faut soutenir les créations d'entreprise dans ces domaines, ne pas hésiter à relancer, au titre national, les entreprises en difficultées ou fermées qui œuvrent dans ces secteurs.
Aujourd'hui, la question ne doit plus être celle du profit mais celle du bien général.
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au nom d'un Comité local
Génération.s val de fensch
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1/ Génération.s milite pour une société de "post-croissance" et une économie "contributive".
Personnellement, cela me convient bien.
Intuitivement, après avoir débattu des valeurs dans notre Charte et autres textes, chaque militant.e se retrouve certainement dans ce projet de société.
L'épidémie a empêché un travail plus présentiel et un congrès en avril.
Espérons que cela pourra se faire dès que possible cependant pour la cohésion interne.

2/ Comme Benoît Hamon l'a suggéré, on peut parler, à la lumière de la crise sanitaire et économique actuelle, de "démarchandisation", et réserver la "démondialisation" pour des domaines comme la souveraineté sanitaire.

3/ Nous allons donc parler de notre vision de la société aux autres partenaires, Partis, Associations ...
Et le RUE est une proposition logique pour une société de "post-croissance" d'économie "contributive".
Mais nous aurons des contradicteurs qui croient dans une création massive d'emplois ( verts par exemple ), accusent le RUE d'être libéral, d'être financé par le budget de l'Etat et non le capital, d'être à terme dangereux car risquant de faire disparaitre toute allocation, voire la retraite, d'être inutile dans un pays où il y a déjà beaucoup d'aides qu'il faudrait juste rendre plus accessibles et moins humiliantes ...
Or,le RUE est un revenu et non une aide.
Les Comités de Dordogne avaient fait un travail très inter-actif et vivant avec l'économiste Julien Dourgnon. en espérant que G.s travaille avec lui.

4/ Nous pouvons dialoguer avec Alternatiba qui propose récemment :
" Et si on dessinait le monde d'après "
https://et-si-alternatiba.eu/obtenir-et-si-en-pdf/
https://et-si.alternatiba.eu/
avec 28 chapitres :
Anticiper
Echanger
Produire
Consommer
Travailler
Nourrir
Partager
Informer
Voyager
Contempler
Cultiver
S'éclater
Relier
Déviolenter
Résister
Mobiliser
Accueillr
Prendre soin
Soigner
Prémunir
S'épanouir
Apprendre
s'élever
Connecter
habiter
se déplacer
Abriter
Métamorphoser

Ce qui ressemble à de la post-croissance et à une économie contributive !
On peut donc espérer la convergence à Gauche.

Comme beaucoup de militant.es G.S, je vois cette convergence bien à Gauche !
Origine de la proposition
à titre individuel
Evelyne Dromer du Comité local Gd Périgueux
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La publicité incite à consommer des produits et services non vitaux et crée de faux besoins. Elle est frustrante pour les personnes qui ne peuvent les satisfaire.

Ajout d'une citation d'André Gorz:
«il appartenait aux experts en publicité et en marketing de susciter des besoins, des désirs, des fantasmes nouveaux chez eux, de charger les marchandises même les plus triviales de symboles qui en augmenteraient la demande. Le capitalisme avait besoin que les gens aient de plus grands besoins. Bien mieux: il devait pouvoir façonner et développer ces besoins de la façon la plus rentable pour lui, en incorporant un maximum de superflu dans le nécessaire, en accélérant l'obsolescence des produits, en réduisant leur durabilité, en obligeant les plus petits besoins à se satisfaire par la plus grande consommation possible, en éliminant les consommations et services collectifs (trams et trains par exemple) pour leur substituer des consommations individuelles. Il faut que la consommation soit individualisée et privée pour pouvoir être soumise aux intérêts du capital.»
(Ecologica, 2008)
Origine de la proposition
à titre individuel
Michel Racine


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