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  1. Espace Idées
  2. L’internationalisme, une stratégie géo-politique pour la Paix (Europe, libre-échange, coopération politique internationale)
  3. samedi 14 mars 2020
  4.  Etre informé des nouvelles contributions par courriel
Dans notre charte adoptée le 2 décembre, nous proclamions : « nous sommes Européens et Européennes. Nous voulons poursuivre le processus de rapprochement des peuples et la réalisation d'une Europe fédérale (…) Bafouant régulièrement la démocratie, le néolibéralisme a placé l’Europe dans une impasse qui alimente les nationalismes et menace sa propre existence (…) Parce que l'Europe est l’échelle pertinente pour affronter les défis du siècle, l’Union doit porter la transition écologique, le juste échange en matière commerciale, l’accueil solidaire des réfugiés, la lutte contre le dumping fiscal et social. Ces objectifs ne seront atteints que par l’alliance des gauches européennes ».

L’Union européenne doit être un outil solidaire au service de l’anticipation des grandes transitions autant que de la réponse coordonnées aux défis de notre ère. Le principe de solidarité doit être érigé au-dessus du dogme de la concurrence.
L’Union doit retrouver un sens, au-delà de la performance des marchés, de la concentration des richesses accumulées et de l’urgence à toujours vouloir parer au plus pressé, sans pour autant se doter de moyens suffisants. Il en va de nos préférences collectives autant politiques, que sociales et économiques, dans un monde où entre plusieurs États-continents, l’Europe doit affirmer et faire entendre sa voix et ses choix.

L’Europe doit permettre de remettre l’Homme, ses bassins de vie et ses territoires au cœur de son projet politique, tout en promouvant un développement durable, écologique et apaisé où les indicateurs de performance et le PIB ne sont plus l’alpha et l’oméga.
Ce sont nos réponses aux dérives de la mondialisation dominée par les multinationales et le capitalisme financier, à l’accroissement des inégalités et la concentration des richesses aux mains de quelques-uns. Ce sont nos réponses à la défiance et à la crise de sens politique, démocratique, sociale et écologique. Ces réponses seront européennes. Une alliance transnationale de gauche, dans la continuité des efforts du Printemps européen, y a toute sa place ; il en va de notre cohésion, autant que de la survie du projet européen.

Pour toutes ces raisons, nous sommes fédéralistes. Nous demandons une intégration accrue des politiques européennes, notamment sociale, pour aller vers le mieux-disant écologique, social et démocratique. Le Parlement européen, seule institution élue au suffrage universel direct doit devenir le co-législateur de plein exercice. Les États membres sont encore en situation de bloquer trop de politiques majeures pour la concrétisation des objectifs politiques européens, et par-là même de remettre en cause, au moins indirectement, l’esprit du projet européen et son utilité. Les négociations autour du budget européen en sont un symptôme spectaculaire, au moment où les Etats membres s’écharpent autour de quelques dixièmes de points de pourcentages, alors que le budget dans son ensemble reste anecdotique, eu égard aux sommes engagées – et encore plus aux budgets fédéraux d’autres États continents.

Le modèle actuel mi-intergouvernemental mi-fédéral est à bout de souffle. Il manque de clarté et de cohérence, et par certains aspects, le Brexit en est aussi une forme de démonstration. L’intégration à marche forcée d’États membres qui n’ont pas tous la même vision du projet européen, et qui privilégie l’intégration économique à l’Europe sociale, humaniste et écologique est un échec. Alors que la solidarité entre États européens a souvent été remise en question ces dernières années, l’Union doit s’engager contre les fractures territoriales en son sein et avec son voisinage. La construction européenne, ainsi que la possibilité de construire les premières étapes de l’Europe sociale que nous appelons de nos vœux, en dépend.

Quelques propositions
1. Démocratie
● Démocratisation des Traités européens, Respect des droits fondamentaux et de l’État de droit, instauration des listes transnationales
● Mettre le citoyen au cœur de la décision européenne: rendre toutes les institutions européennes plus transparentes, lobby citoyen, assemblée constituante
● Supprimer la règle de l’unanimité au profit d’une règle majoritaire qualifiée.
● Réviser les pouvoirs respectifs de la commission et des instances intergouvernementales pour donner au parlement les principales prérogatives.
● Émancipation de chacune et de chacun : équilibre vie privée/professionnelle, prise en compte du travail non rémunéré (principalement porté par les femmes, Égalité F/H, lutte contre toutes formes de violences et de discriminations

2. Solidarités
● Harmonisation des droits sociaux : clause de l’européen le plus favorisé
● Renforcer la construction européenne en mettant fin à la primauté de la concurrence pour ériger la solidarité en principe absolu
● Doter l’Union européenne d’une politique migratoire digne de ses valeurs humanistes

3. Une économie plus humaine et plus juste qui combatte les inégalités
● Mettre fin aux traités de libre-échange qui mettent des territoires en concurrence et détruisent la planète
● Pour que les multinationales contribuent à hauteur de ce qu’elles doivent, et en fonction de leurs capacités
● Pour une indépendance/souveraineté économique et liberté technologique : intelligence artificielle, réseaux, cloud, standards informatiques
● Revoir la relation entre temps et travail : lutter contre l’obsolescence des compétences, aménager le temps de travail
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Annulation de la dette de tous les pays européens
Revenu universel européen
Fédéralisme
Origine de la proposition
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Mnoelle Bas
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Quelle position sur l'élargissement ?
Origine de la proposition
au nom d'un Comité thématique
Romain G
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Bonjour Marie-Noëlle et Romain,

Merci pour vos réflexions. Ce sont, en effet, des questions que nous avons prévu de traiter. Nous avons constitué un CT International/Europe avec des groupes de travail sur les différents thèmes développés dans la note de base.
Souhaiteriez-vous y participer ?
Si oui, n'hésitez pas à me contacter.
Merci d'avance.
Amitiés
Anne
Origine de la proposition
à titre individuel
Anne Joubert - espace Idées
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TRANSFORMER LE ROLE DE L’EUROPE (par Pierre-Marie Chevreux, militant à Générations, Loire)
L’UE, depuis une vingtaine d’années se trouve dans une impasse, elle n’est pas un moteur économique et investit très timidement (elle laisse faire les Etats aux finances asséchées par les politiques austéritaires, encouragées voire imposées par l’UE), elle n’assume pas un rôle international cohérent car l’UE n’existe pas politiquement. On peut donc se demander comment sortir de ces impasses successives.
Oser l’Europe des cercles
Aucun Etat, y compris la France n’a réellement jusqu’ ici joué la carte de l’intérêt général européen. On a même refusé la solidarité à la Grèce et au Portugal, qui pour ce dernier en est arrivé à demander de l’aide à la Chine pour pouvoir se redresser. Force est de constater que l’Allemagne depuis le Traité de Nice et les élargissement successifs après 2004, a agrandi sa Cour d’Etats qui lui sont liés. De même, l’on peut dire que l’intégration de l’Europe centrale correspond à peu près à un échec du point de vue politique, quand on se penche sur les dérives illibérales de plusieurs Etats (Pologne, Hongrie…). C’est d’abord, il faut le dire, vraiment dommage et le fédéralisme souhaité à Maastricht ou dans le Traité Constitutionnel est pour l’instant, lettre morte. Peut-être que ce qui marchait mal à 15 ne peut fonctionner à 27. Alors, afin que le fédéralisme puisse prendre forme, un jour, on peut tenter une approche un peu différente, celle des cercles. Cela redonnerait tout d’abord une certaine souplesse, cela permettrait ensuite au débat contradictoire d’émerger, sans que la thèse austéritaire de l’Europe du Nord l’emporte toujours et enfin, cela respecterait le fait que dans nos Etats du Sud, l’on a une conception bien plus interventionniste et une culture des Services Publics non concurrentiels. Un cercle d’Europe du Sud, donc face à celui d’Europe du Nord et celui du Centre, mais aussi des cercles thématiques : avancer sur la question de l’armée européenne ou celle de la Transition écologique.
Construire une Europe écolo-solidaire à 27
Les cercles ne doivent pas nous empêcher, d’approfondir à 27, la thématique du lien entre écologie et solidarité. Bien au contraire. Il est vrai que la Commission, les rapports de force actuels entre Etats, a amené l’UE à porter un projet un projet timoré et le Green New Deal proposé par Ursula von der Leyen est vraiment en dessous de ce qui conviendrait pour agir. Outre un budget bien plus largement augmenté (x 5, par rapport aux 100 milliards de la Commission) pour un Green New Deal vraiment efficace, il conviendrait de laisser une marge de manœuvre aux Etats, pour qu’ils puissent investir dans la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur et l’innovation pour abonder le volet économique de la Transition écologique. C’est-à-dire faire sauter les deux verrous financiers de l’austérité, la règle des 3% et l’interdiction du prêt direct (à 0%) aux Etats par l’intermédiaire de la BCE (actuellement les intérêts des prêts concédés par les banques privées aux Etats, grèvent énormément les budgets nationaux). Ce n’est pas le risque d’une crise post-Covid 19 qui pourrait poindre, qui fera dire l’opposé. Assurer ces marges de manœuvre, la mise en place de politiques axées vers la Transition écologique, l’amélioration des conditions sociales et une économie respectueuse des deux éléments cités auparavant, avec évidemment le développement massif de l’Economie Sociale et Solidaire, ceci forme un beau projet pour l’Europe à 27.




Assurer une Europe multilatérale
Depuis 1992, il y a eu cinq zones en conflit autour de l’UE : on ne peut oublier le conflit israélo-palestinien qui n’en finit pas de durer et qui a repris en intensité depuis 2002, de même les conflits en ex-Yougoslavie (1991-1999), la Guerre civile algérienne (1992-1999), la guerre en Syrie depuis 2011 et celle entre l’Ukraine et la Russie depuis 2014. A chaque fois, c’est systématique, l’Europe est impuissante. Elle attend une intervention des Etats-Unis, comme si eux seuls pouvaient tout régler et qu’il serait d’intérêt commun pour l’UE de suivre ce que préconise les Etats-Unis. Si l’intervention à Dayton en 1995 et avec les bombardements de Belgrade en 1999 ont pu servir à ramener le calme, pour le reste, les Etats-Unis ont été « comme un chien dans un jeu de quilles ».
D’ailleurs la question yougoslave n’est toujours pas traitée. Les défis sont l’instabilité de la Bosnie-Herzégovine écartelée entre trois influences, l’émergence d’un pacte inter-yougoslave et avec les pays albanophones pour assurer à la fois la stabilité, la construction de la confiance et de la paix entre ces huit pays, mais aussi l’éradication de la mafia comme pouvoir politique ou d’influence. C’est pour cela que se défend et se pose la question de l’intégration balkanique dans l’Union mais aussi pouvoir arrimer ces pays au cercle de l’Europe du Sud, pour le consolider et qu’il prenne du poids politiquement sur le continent. Sans oublier que la Croatie, mais aussi la Bulgarie balkaniques font déjà partie de l’Union.
De l’autre côté, nous avons, par nos politiques hésitantes et hypocrites, presque transformé la Russie en ennemi, alors qu’elle pourrait être un partenaire de dialogue avec l’Europe. Certes, la Russie possède une politique impérialiste propre, mais avouons qu’avoir laissé « otaniser » l’Europe centrale et orientale a été une faute stratégique, ou encore ne pas avoir mis de cadre de négociation bilatérale à l’indépendance du Kosovo. Dialoguer avec la Russie de manière plus franche, plus amicale tout en étant ferme sur les principes (démocratie, respect des LGBT, souveraineté ukrainienne sur le Donbass et la Crimée, souveraineté moldave sur la Transnistrie, souveraineté géorgienne sur l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud avec nécessité d’une hyper autonomie, qui est une revendication audible, pour ces deux républiques qui ne voulaient pas du centralisme de Tbilissi, mais qui se retrouvent dans les mains de la Russie) donnerait à la diplomatie européenne multilatérale un effet de balancier et rééquilibrerait les rapports avec les Etats-Unis et la Chine. Proposer à la Russie un partenariat privilégié (de même qu’à l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, les trois républiques du Sud Caucase) correspond à du bon sens. En outre, il est temps de poser le chantier d’une alliance et d’une armée européennes, mettant les membres de l’UE en sortie progressive de l’OTAN. Cela pourrait donner à l’Europe, un poids véritable qu’elle n’a jusqu’alors, jamais eu et inciteraient les autres puissances à prendre en compte l’Europe et crédibiliserait les propositions venues de son espace politique continental.

Il apparaît que la sortie d’une certaine inertie confédérale pourrait passer par les cercles, aussi bien géographiques (par affinités de comment on voit le rôle de l’Etat, par tradition de dialogue) pour que puisse émerger un certain fédéralisme. De même, le renforcement du projet thématique de l’UE à 27, en focalisant sur l’axe écolo-solidaire. Enfin assumer les éléments d’une diplomatie multilatérale redessine quelque peu la diplomatie continentale européenne en se « désintoxiquant » de l’otanisation, qui avec la fin de la Guerre Froide, n’a plus aucun et empêche de donner le « plus » de crédibilité qui est de posséder une force internationale de paix et de défense.
Origine de la proposition
à titre individuel
Pierre-Marie Chevreux (Loire)
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Je reviens sur ta contribution, Pierre-Marie, dans laquelle je trouve plein d'éléments intéressants. Je ne saisis pas très bien les contours de cette Europe en cercle des que tu appelles de tes voeux mais, si je comprends bien, il s'agirait d'une Europe à plusieurs vitesses, ce qui est déjà un peu le cas avec la procédure de coopération renforcée. On a en effet, culturellement, trois (sinon plus) Europe(s) qui tentent de se forger une identité commune ou au moins une vision commune. J'en rêve tel que moi, dans cette Europe du Sud (et encore...) je l'imagine : démocratique, socialiste, humaniste, écologiste, etc. Or, force est de constater qu'au Nord et à l'Est, on n'en a pas la même conception, je dirais même la même "envie". Quoique cela dépende finalement de qui est aux manettes dans ces pays. Pareil en France. Comment faire, donc, pour bâtir une maison commune qui puisse ne pas tenir compte de la couleur politique de ceux qui la construisent ? Il nous faut une nouvelle constitution et de nouveaux traités qui ne soient pas à rabais ceux, relativement consensuels mais d'inspiration libérale, avec lesquels on vit actuellement. Il faudrait, pour cela, casser la règle de l'unanimité pour pouvoir avancer. Sauf que, si on casse cette règle, ça pourrait signifier qu'il faille accepter le principe que ce qui est alors décidé ne s'applique pas à ceux qui voteraient contre. Ce droit de retrait qui s'oppose au droit de véto est-il plus souhaitable ?

Par rapport à la BCE, il faut, en effet, faire sauter le verrou de l'interdiction des prêts directs aux Etats. Je ne vois pas comment on peut faire autrement avec les crises post-covid qui s'annoncent. La question des dettes publiques à annuler doit être aussi posée. Il faut aussi une harmonisation fiscale, surtout pour casser le jeu des multinationales, qui crée du dumping et affaiblit tous les Etats.

En ce qui concerne la politique étrangère de l'UE, et la faillite de la diplomatie européenne dans les conflits, je suis très sceptique. Ce serpent de mer empoisonne les fédéralistes de coeur que nous sommes. Nos intérêts, je dirais plutôt nos "nécessités sécuritaires", qu'on soit à l'Est, plutôt atlantistes ou euro-méditerranéens ne seront pas les mêmes tant que la bipolarisation USA-Russie + Chine régira les équilibres mondiaux. Ce qui nous amène à la question russe. Il faut en convenir : la Russie constitue une menace pour nos libertés. Autant à l'époque de la Guerre froide, je n'en voyais pas l'évidence, autant aujourd'hui, ça me paraît évident. Peut-être que l'ouverture à l'Est de l'OTAN a été une erreur mais rien n'est pire, non, que le vide sécuritaire ? Une armée européenne, exit l'OTAN, est une option plus que souhaitable mais si on n'avance pas là-dessus c'est peut-être justement à cause de cette incapacité d'avoir une diplomatie unie.
PS: si les accords de Dayton ont pu être imposés et la Serbie mise au pied du mur avec le bombardement de Belgrade, c'est grâce à un ensemble de facteurs conjoncturels : l'élection de Clinton en 93 puis celle de Chirac en 95 et la faiblesse de la Russie d'Eltsine). La dynamique n'est plus la même...
Origine de la proposition
à titre individuel
Bernard Boulad co-référent du CT International/Europe
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Bonjour Bernard,
Merci pour ta réponse détaillée.
Oui la coopération renforcée, mais les Cercles ce sont aussi des Clubs qu'on pourrait institutionnaliser type Cercle de Visegrad et qui se réuniraient avant chaque Conseil européen, le but étant d'avoir trois avis/trois axes qui ne viendraient pas d'un seul pays mais des trois tendances européennes. Ce qui permettrait aux pays interventionnistes du Sud de ne plus être isolés, mais unis , représentant un nombre de pays important et la coalition France/Italie/Espagne/Portugal, ce qui représente quelque chose d'important en Europe. Les pays du Sud ont très souvent les mêmes aspirations et on arrive à discuter et à s'entendre. Depuis plusieurs années, malgré quelques divergences, on a le même contradicteur : l'Allemagne qui lui a déjà organisé son Cercle. En outre, penser Cercle du Sud, c'est penser intelligemment l'entrée des pays balkaniques , afin qu'on ne les laisse pas dans la nature, comme on a fait pour l'Europe centrale. Des pays comme la Bulgarie sont demandeurs d'aide à la structuration de réponses politiques, afin de ne pas se laisser se dériver comme en Roumanie... Et donc ce pragmatisme, ce rapport de force mis en face de l'Allemagne/Pays-Bas/Scandinavie très souvent à coloration fortement centriste et libérale va amener les nordistes à discuter, parce que c'est aussi leur tradition de le faire et de trouver des compromis. Vus que jusqu'à présent , ils n'ont pas de fil à retordre, ils n'ont aucun obstacle pour construire leur vision de la maigre intervention étatique et communautaire (UE) à l'anglo-saxonne ou à la protestante (cf. études de Weber). Le principe d'Union vaut pour le marché et l'euro, finalement, il n'y a pas d'autre domaine dans lequel agit véritablement l'UE, cela ne changera pas. La question , simplement est de permettre aux Etats du Sud de pouvoir restaurer l'intervention d'Etat et le monopole d'Etat sur le Service Public, en faire une nouvelle exception culturelle, un Sonderfall comme disent les Suisses.

En effet la question du rôle de la BCE et de la Division Européenne du Travail donc d'un Accord Européen Fiscal sont cruciales.

Pour l'international, justement, casser l'OTAN en Europe, c'est permettre l'émergence d'une puissance européenne. On a longtemps cru que les additions de nos PIB ainsi que de nos balances commerciales suffisaient. Que nenni! Avoir une armée et une alliance continentale assit la légitimité et le crédit face à nos partenaires extérieurs: les Etats-Unis, la Chine, la Russie,... Je ne l'ai pas noté mais la logique prioritaire de l'Union en diplomatie doit être de pouvoir créer un axe euro-africain-moyen-oriental (sans le Golfe, mais avec la Syrie, le Liban, l'Iran, des espaces qu'on a pris comme nos paillassons (colonisation, protectorats, néocolonialisme) , alors qu'ils sont nos égaux et nos interlocuteurs politico-commerciaux depuis l'Antiquité (le Monde "connu" - du point de vue eurafrasiatique- antique , autour de la Méditerranée). La Russie a ses intérêts propres mais c'est un pays "émotif" dans sa diplomatie, le prendre en compte et ses égards (sans pour autant oublier l'Ukraine, ni la ligne rouge absolue d'intervention en Ukraine, Moldavie, Caucase, Pays Baltes, Pologne, bien évidemment), c'est l'arrimer jusqu'à nous. Le format Normandie a flatté la diplomatie russe et le fait le couple franco-allemand prenne en charge la question d'un cessez-le-feu en Ukraine. On a raté pas mal d'occasions à ce sujet et il existe une opinion publique russe, la moitié, qui rêverait de transformer la Russie en Norvège slave (démocratique, plus social-démocrate et sociale, plus europhile ou "occidentaliste" comme on dit dans l'Histoire russe). Ce d'autant que la Russie a des amis historiques jusque dans l'Europe actuelle ou celle qui est destinée à entrer dans l'Union: Grèce, Bulgarie, Serbie, Macédoine du Nord, Monténégro, Chypre. Il est certain que de déléguer toujours aux Etats-Unis notre diplomatie et en particulier notre diplomatie nous coûte très cher en termes de souveraineté et de pouvoir faire émerger vraiment l'Europe.
Origine de la proposition
à titre individuel
Pierre-Marie Chevreux, réponse à Bernard Boulad.
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Bonjour Bernard,
Merci pour ta réponse détaillée.
Oui la coopération renforcée, mais les Cercles ce sont aussi des Clubs qu'on pourrait institutionnaliser type Cercle de Visegrad et qui se réuniraient avant chaque Conseil européen, le but étant d'avoir trois avis/trois axes qui ne viendraient pas d'un seul pays mais des trois tendances européennes. Ce qui permettrait aux pays interventionnistes du Sud de ne plus être isolés, mais unis , représentant un nombre de pays important et la coalition France/Italie/Espagne/Portugal, ce qui représente quelque chose d'important en Europe. Les pays du Sud ont très souvent les mêmes aspirations et on arrive à discuter et à s'entendre. Depuis plusieurs années, malgré quelques divergences, on a le même contradicteur : l'Allemagne qui lui a déjà organisé son Cercle. En outre, penser Cercle du Sud, c'est penser intelligemment l'entrée des pays balkaniques , afin qu'on ne les laisse pas dans la nature, comme on a fait pour l'Europe centrale. Des pays comme la Bulgarie sont demandeurs d'aide à la structuration de réponses politiques, afin de ne pas se laisser se dériver comme en Roumanie... Et donc ce pragmatisme, ce rapport de force mis en face de l'Allemagne/Pays-Bas/Scandinavie très souvent à coloration fortement centriste et libérale va amener les nordistes à discuter, parce que c'est aussi leur tradition de le faire et de trouver des compromis. Vus que jusqu'à présent , ils n'ont pas de fil à retordre, ils n'ont aucun obstacle pour construire leur vision de la maigre intervention étatique et communautaire (UE) à l'anglo-saxonne ou à la protestante (cf. études de Weber). Le principe d'Union vaut pour le marché et l'euro, finalement, il n'y a pas d'autre domaine dans lequel agit véritablement l'UE, cela ne changera pas. La question , simplement est de permettre aux Etats du Sud de pouvoir restaurer l'intervention d'Etat et le monopole d'Etat sur le Service Public, en faire une nouvelle exception culturelle, un Sonderfall comme disent les Suisses.

En effet la question du rôle de la BCE et de la Division Européenne du Travail donc d'un Accord Européen Fiscal sont cruciales.

Pour l'international, justement, casser l'OTAN en Europe, c'est permettre l'émergence d'une puissance européenne. On a longtemps cru que les additions de nos PIB ainsi que de nos balances commerciales suffisaient. Que nenni! Avoir une armée et une alliance continentale assit la légitimité et le crédit face à nos partenaires extérieurs: les Etats-Unis, la Chine, la Russie,... Je ne l'ai pas noté mais la logique prioritaire de l'Union en diplomatie doit être de pouvoir créer un axe euro-africain-moyen-oriental (sans le Golfe, mais avec la Syrie, le Liban, l'Iran, des espaces qu'on a pris comme nos paillassons (colonisation, protectorats, néocolonialisme) , alors qu'ils sont nos égaux et nos interlocuteurs politico-commerciaux depuis l'Antiquité (le Monde "connu" - du point de vue eurafrasiatique- antique , autour de la Méditerranée). La Russie a ses intérêts propres mais c'est un pays "émotif" dans sa diplomatie, le prendre en compte et ses égards (sans pour autant oublier l'Ukraine, ni la ligne rouge absolue d'intervention en Ukraine, Moldavie, Caucase, Pays Baltes, Pologne, bien évidemment), c'est l'arrimer jusqu'à nous. Le format Normandie a flatté la diplomatie russe et le fait que le couple franco-allemand prenne en charge la question d'un cessez-le-feu en Ukraine. On a raté pas mal d'occasions à ce sujet et il existe une opinion publique russe, la moitié, qui rêverait de transformer la Russie en Norvège slave (démocratique, plus social-démocrate et sociale, plus europhile ou "occidentaliste" comme on dit dans l'Histoire russe). Ce d'autant que la Russie a des amis historiques jusque dans l'Europe actuelle ou celle qui est destinée à entrer dans l'Union: Grèce, Bulgarie, Serbie, Macédoine du Nord, Monténégro, Chypre. Il est certain que de déléguer toujours aux Etats-Unis notre diplomatie et en particulier notre diplomatie militaire nous coûte très cher en termes de souveraineté et de pouvoir faire émerger vraiment l'Europe.
Origine de la proposition
à titre individuel
Pierre-Marie Chevreux, réponse à Bernard Boulad.
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Profiter de l’arrêt de l’économie pour prendre (enfin!) des décisions fermes pour l’environnement

Le temps est venu de prioriser la transition écologique. La crise traversée en ce moment a mobilisé les consciences et le peuple français dans sa grande majorité souhaite que le monde d’après ne ressemble plus au monde d’avant. Le plan de relance de l'économie doit engager de manière effective et durable une réelle baisse des émissions de gaz à effet de serre, moteur du réchauffement climatique

Mais, au contraire, dans leur grande majorité et en opposition avec les citoyen.nes, les grandes entreprises, et les plus polluantes, réclament un moratoire sur la transition écologique qu’il faut que nous abordions ici et maintenant.
Nous allons devoir utiliser toute l'innovation technologique et sociale, toute l'intelligence collective pour agir sur la manière dont nous produisons les choses et nos choix de consommation, de sorte à réduire, de manière importante, tenace dans la durée, les pressions que nous exerçons sur l'environnement tout en nous permettant de vivre mieux, de vivre dignement.
Quelle est notre vision stratégique sur la création d'emplois en France, dans quelle société souhaitons nous vivre?

Réduire les subventions aux énergies fossiles
Le prix historiquement bas du pétrole est un atout actuellement pour réduire effectivement les subventions aux énergies fossiles. Supprimer les exonérations fiscales, notamment le remboursement de la taxe de carburant au transport routier ou les exonérations du secteur Ces mesures essentielles à un environnement plus vivable sont à prendre rapidement à ce moment où elles ont le moins d’impact.

Flécher les aides de l’État
Les entreprises aidées par l'Etat doivent avoir l’obligation de remettre en route leur production en prenant des mesures compatibles avec l'environnement
Face aux demandes de moratoire du MEDEF sur plusieurs dispositifs environnementaux, le gouvernement tient bon, mais pour combien de temps?

Transformations profondes pour un nouveau monde
Transformer tous les grands systèmes de production, notamment énergétique, en sortant des énergies fossiles, le charbon puis le pétrole et le gaz, en y substituant d'autres approches.
Transformer les villes pour minimiser le recours à l'énergie, utiliser l'économie circulaire et l'efficacité énergétique au maximum. Tendre vers les villes du quart d’heure
Mettre en place les infrastructures qui permettent ces transformations et puis transformer la manière dont nous produisons notre alimentation.
Transformer la gestion des forêts de sorte à stocker du carbone.
Mettre en place les alternatives aux véhicules à moteur thermique, l’économie circulaire.
Accélérer l’innovation agricole pour réduire l'impact environnemental tout en produisant suffisamment pour nourrir tout le monde.

Tout ceci procède de choix de consommation et de type de société, le plus gros du travail reste à faire et pour cela, il faut une mobilisation très large.
Origine de la proposition
à titre individuel
Marie-Noëlle Bas
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En lisant attentivement vos échanges, très intéressants, je me pose la question de "l'institutionnalisation" de cercles ou de clubs correspondant à différentes visions de l'Europe. Le risque pourrait être de conduire à la fin de "l'union" européenne. En effet, autant les coopérations renforcées me semblent indispensables quand les règles ne permettent pas d'avancer à 27, et il en existe déjà, autant il me paraît dangereux de figer les Etats dans des clubs. Les "pays du Sud" (France, Italie, Espagne notamment) représentent un réel pouvoir de pression en raison de leur population et de leur économie au sein de l'UE et devraient s'unir pour "imposer" des orientations, en particulier sur les questions financières et budgétaires (annulation/transformation en dettes perpétuelles des créances vis-à-vis de la BCE, eurobonds, etc.) au service de projets (infrastructures, énergie, services publics etc.), y compris transfrontaliers. On peut aussi avancer sur les questions environnementales avec l'Allemagne et les pays scandinaves. Mais il faut veiller à ne pas créer un "euro du Nord" et "un euro du Sud", une Europe du Nord "sérieuse" face à une Europe du Sud "club Med" dont les marchés financiers s'empareraient au risque de différenciation accrue des taux d'intérêts (les "spreads";) entre les deux parties du continent et une aggravation des difficultés financières au Sud. Cela signifierait la destruction de ce qui reste de solidarité au sein de l'UE, les pays du Nord se sentant protégés et encore moins soucieux d'aider les plus pauvres, puisque les risques, pour eux, notamment monétaires, seraient amoindris.

Nous devons soutenir plus de solidarité et pas moins et cela impose de convaincre nos amis allemands et scandinaves que nous avons tous les mêmes intérêts, en particulier dans la crise actuelle. Ce sont les Français et les Italiens qui achètent les produits allemands.

La "politique de voisinage" avec l'Europe de l'Est implique aussi à la fois de "rassurer" la Russie sur nos intentions (l'élargissement trop rapide et imposé de l'OTAN fut une erreur) et de construire des solidarités plus actives. Il est indispensable aussi de se rapprocher de l'autre rive de la Méditerranée avec laquelle nous avons tant de liens et d'élargir notre vision afin de rééquilibrer notre rôle et place dans le monde alors que les Etats-Unis se sont éloignés de l'Europe (et ne reviendront pas quel que soit le prochain président).
Il convient de compter sur nous et de construire avec les pays proches des coopérations dans différents domaines prioritaires afin, aussi, de redonner un poids et un rôle à l'Union, conforme à son poids économique, mais aussi à ses valeurs fondatrices.
Origine de la proposition
à titre individuel
Anne Joubert
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Anne, bonjour,

L'Union Européenne comme rêve fédéral à 15, 25 ou 27 est déjà mort. Si en plus de 60 ans (63 ans), on n'a pas réussi à casser les intérêts nationaux, qui c'est vrai sont un frein à l'internationalisme ou une certaine forme de l'internationalisme, c'est qu'on ne cassera pas ces intérêts nationaux dans les 220, 30 voire 40 années qui viennent. Ils sont très puissants et il n'existe pas de fait une "nation européenne homogène", c'est la raison de nos bisbilles profondément bloquantes dans l'Union Européenne.
Ensuite le Cercle du Nord existe déjà et à chaque fois, nous les Etats colbertistes, interventionnistes, avec une vision du Service public d'Etat et une possibilité de jouer sur la dette (ou anciennement la monnaie), nous sommes à chaque fois bloqués par le groupe des pays du Nord: Allemagne, Pays-Bas, pays scandinaves qui en gros ne veulent que le marché, un petit peu de politique contrairement à la Grande-Bretagne, ancien membre de l'UE mais pas trop, la technostructure néolibérale et ordo-libérale est leur but, leur idéal. Il suffit de voir la dernière décision en date du Tribunal Constitutionnel allemand de Karlsruhe qui demande par ultimatum à la BCE de prouver l'intérêt des rachats des dettes étatiques par la BCE, sous peine d'interdire à l'Allemagne de le faire et donc de facto de demander à l'Allemagne de bloquer cela au niveau européen. Notre absence de solidarité au Sud, a coûté énormément à la Grèce. Et la France, sous Sarkozy , à droite, a laissé faire, mais même Hollande qui a à peine adouci les décisions de la Troïka. Et justement le but d'une Europe plus sociale , plus à gauche, c'est qu'elle rachète les dettes et qu'elle prête aux Etats à 0 ou 0,5% (comme avant la Loi Giscard qui a été reprise dans le Traité de Maastricht). C'est cela aussi redéfinir les Traités, c'est créer un rapport de force pour y arriver. Et nous serons les porte-voix de petits pays qui ne peuvent se défendre: la Grèce, Malte, Chypre, les futurs pays membres des Balkans. Cette solidarité permettra aussi de pouvoir réviser le protocole d'accueil des migrants de Dublin qui de fait imposent à l'Italie, l'Espagne et la Grèce, l'accueil à eux seuls.
Le but n'est pas de créer un euro du nord ou du sud mais de faire que les conditions de l'euro comprennent d'éponger les dettes et que la solidarité de TOUS les Etats fonctionnent pour participer au remboursement/à l'aide aux pays endettés au sein de l'UE et même à financer une aide massive au développement en Afrique (l'endettement pour l'Afrique) qu'a appelé de ses voeux Roberto Romero lors de la visioconférence inter-gauche de la GRS du 05 mai 2020

Oui il faut convaincre le Nord, mais objectivement la politique des petits pas n'a pas marché jusque-là et l'Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves n'entendent et ne veut pas entendre notre ras-le)-bol de l'imposition de leur vision à toute l'Europe. Evidemment je te rejoins dans l'importance de rassurer la Russie (et l'Ukraine, la Géorgie par la même occasion) et il conviendra de se rapprocher des pays moyen-orientaux et africains. Nous avons un ancestrale tradition d'échanges et notre bassin méditerranéen forme une supra-civilisation commune. Et donc aussi construire pas à pas l'Alliance européenne au niveau militaire car en effet les Etats-Unis n'ont plus d'intérêt à coopérer si étroitement avec nous (OTAN), sauf pour servir leur impérialisme (finalement, ce qu'ils font depuis 1945).
Origine de la proposition
à titre individuel
Pierre-Marie Chevreux (Generations Loire) , réponse à Anne Joubert
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Je reviens sur ta contribution, Pierre-Marie, dans laquelle je trouve plein d'éléments intéressants. Je ne saisis pas très bien les contours de cette Europe en cercle que tu appelles de tes voeux mais, si je comprends bien, il s'agirait d'une Europe à plusieurs vitesses, ce qui est déjà un peu le cas avec la procédure de coopération renforcée. On a en effet, culturellement, trois (sinon plus) Europe(s) qui tentent de se forger une identité commune ou au moins une vision commune. J'en rêve tel que moi, dans cette Europe du Sud (et encore...) je l'imagine : démocratique, socialiste, humaniste, écologiste, etc. Or, force est de constater qu'au Nord et à l'Est, on n'en a pas la même conception, je dirais même la même "envie". Quoique cela dépende finalement de qui est aux manettes dans ces pays. Pareil en France. Comment faire, donc, pour bâtir une maison commune qui puisse ne pas tenir compte de la couleur politique de ceux qui la construisent ? Il nous faut une nouvelle constitution et de nouveaux traités qui ne soient pas à rabais comme ceux, relativement consensuels mais d'inspiration libérale, avec lesquels on vit actuellement. Il faudrait, pour cela, casser la règle de l'unanimité pour pouvoir avancer. Sauf que, si on casse cette règle, ça pourrait signifier qu'il faille accepter le principe que ce qui est alors décidé ne s'applique pas à ceux qui voteraient contre. Ce droit de retrait qui s'oppose au droit de véto est-il plus souhaitable ?

Par rapport à la BCE, il faut, en effet, faire sauter le verrou de l'interdiction des prêts directs aux Etats. Je ne vois pas comment on peut faire autrement avec les crises post-covid qui s'annoncent. La question des dettes publiques à annuler doit être aussi posée. Il faut aussi une harmonisation fiscale, surtout pour casser le jeu des multinationales, qui crée du dumping et affaiblit tous les Etats.

En ce qui concerne la politique étrangère de l'UE, et la faillite de la diplomatie européenne dans les conflits, je suis très sceptique. Ce serpent de mer empoisonne les fédéralistes de coeur que nous sommes. Nos intérêts, je dirais plutôt nos "nécessités sécuritaires", qu'on soit à l'Est, plutôt atlantistes ou euro-méditerranéens ne seront pas les mêmes tant que la bipolarisation USA-Russie + Chine régira les équilibres mondiaux. Ce qui nous amène à la question russe. Il faut en convenir : la Russie constitue une menace pour nos libertés. Autant à l'époque de la Guerre froide, je n'en voyais pas l'évidence, autant aujourd'hui, ça me paraît évident. Peut-être que l'ouverture à l'Est de l'OTAN a été une erreur mais rien n'est pire, non, que le vide sécuritaire ? Une armée européenne, exit l'OTAN, est une option plus que souhaitable mais si on n'avance pas là-dessus c'est peut-être justement à cause de cette incapacité d'avoir une diplomatie unie.
PS: si les accords de Dayton ont pu être imposés et la Serbie mise au pied du mur avec le bombardement de Belgrade, c'est grâce à un ensemble de facteurs conjoncturels : l'élection de Clinton en 93 puis celle de Chirac en 95 et la faiblesse de la Russie d'Eltsine). La dynamique n'est plus la même...

Origine de la proposition
à titre individuel
Bernard Boulad, co-référent du CT International / Europe
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Internationalisme et Paix

Agir à plusieurs niveaux, en priorité au niveau Européen afin que s’impose la paix, non pas simplement l’absence de conflits armés mais la légitime aspiration de tous à pouvoir bien vivre dignement sans souffrir de la faim, du froid et bénéficier d’un libre accès à l’eau, à l’énergie, à la santé et à l’éducation.

Ouvrir et tracer un chemin de paix est un défi d’autant plus complexe, que les intérêts de chaque nation sont multiples et souvent antagonistes. Pour les surpasser et établir la paix, Il faut avant tout faire appel à une conscience morale universalisable, à la volonté politique d’agir ensemble pour résoudre des problématiques dépassant la sphère nationale (pandémie, crise climatique, crise migratoire). Cela nécessitera des acteurs enclins au dialogue : un dialogue ouvert à tous qui reconnait l’égale valeur et dignité de tous les êtres humains.

Construire l’Europe sociale de demain

L’Europe sociale se heurte avant tout à des institutions qui ne permettent comme évolutions ma-jeures que celles adoptées à l’unanimité. Afin de contourner cette difficulté, il faut agir par étape, d’abord en France puis auprès de ses plus proches voisins et alliés dans cette démarche

Propositions

• Définir une nouvelle plateforme sociale basée sur le Revenu Universel d’Existence ainsi que sur l’accès libre, égal et gratuit pour tous au système de santé et à l’éducation (y compris universitaire) dont le financement serait assuré principalement par un nouvel impôt progressif sur le capital (immobilier, mobilier, foncier, productif, financier) en complément de l’impôt sur le revenu et les bénéfices.
• Faire adopter cette plateforme par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et tous ceux qui le souhai-tent en Europe afin de créer un nouveau fédéralisme résolument social partageant la même fiscalité et ainsi évitant aux plus grosses entreprises comme aux plus grosses fortunes d’aller là où la fiscalité est la plus avantageuse pour eux.
• Etendre à terme ce fédéralisme social à l’ensemble de l’Europe afin qu’il puisse servir d’exemple et de référence aux autres régions et continents à commencer par le Bassin Méditerranéen et l’Afrique
Origine de la proposition
à titre individuel
Brigitte Sestier, Yves Cartier et Michel Larrouquère
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«Nous voulons retrouver la ferveur des engagements internationalistes des femmes et des hommes qui ont fondé la gauche. »

Cette question est consubstantielle à la démarche de Génération.s

Nos propositions sur l’internationalisme et la paix découlent des valeurs qui sont les nôtres :

. l’attachement aux droits humains universels, à la démocratie et à la laïcité, à l’égalité hommes femmes et donc le refus de tout régime autoritaire, de toute théocratie, de toute dictature, quand bien même celle-ci se présenterait comme « progressiste », « socialiste », etc. A l’échelle européenne, cela doit aller jusqu’à l’exclusion possible de certains États qui remettraient ces principes en cause.

. la défense des organisations internationales, de leurs financements et de leurs moyens d’action, mais aussi la volonté de démocratiser le fonctionnement de celles ci (et tout d’abord de l’ONU).
En particulier, nous proposons la constitution d’une Commission de contrôle des lobbyismes internationaux, qui agirait comme experte auprès de l’OMS, de l’OMC, du BIT, etc.

. le refus des inégalités à toutes les échelles et donc la remise en cause de la logique de la mondialisation : nous nous positionnons clairement dans le camp altermondialiste.

. la défense de la paix, ce qui ne doit pas faire l’économie d’une réflexion sur les questions de défense, et singulièrement de défense européenne

. et donc, évidemment, réaffirmer, tout à la fois, notre option européenne et notre volonté d’œuvrer à la démocratisation du fonctionnement des instances européennes, à la réorientation de celles ci vers la double urgence écologique et sociale, qui doit nous guider : la défense de l’État providence passe aujourd’hui, notamment, par la promotion du RUE.

. à l’échelle de l’Union européenne, nous prenons position pour la mutualisation des dettes des membres : les investissements comme les travailleurs ont pu circuler librement dans cet espace, pourquoi ne pas rassembler les coûts.

Gardons, enfin, à l’esprit que rien ne se fera sans mobilisation citoyenne et engagements politiques : il y a urgence à œuvrer à la constitution d’un archipel des progressistes aux échelles nationale, européenne, internationale :

La priorité c’est donc de soutenir, plus que nous ne l’avons fait jusqu’à présent, tous les mouvements pro démocratie qui émergent dans le monde (Algérie, Chili, Palestine, Hong Kong, etc.) et à œuvrer à la convergence des gauches et des écologistes, à la collaboration avec les organisations syndicales aux échelles nationale, européenne et mondiale, aux relais que nous devons assurer des mouvements associatifs, à la popularisation de toutes les riches expériences de « vivre autrement » menées dans le monde : être une caisse de résonance et un lieu de convergence des luttes, tel est aussi le rôle d’un parti comme le nôtre.
Origine de la proposition
au nom d'un Comité local
Génération.s Lille
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Sortir l'Europe de l'impasse institutionnelle et politique dans laquelle elle s'embourbe

Comme le dit Thomas Picketty dans "Capital et Idéologie", "il est temps de revenir sur l'idée fausse inventée lors du traité de Maastricht en 1992 selon laquelle on pourrait créer une monnaie commune sans démocratie parlementaire, sans dette commune et sans impôts communs ». Son idée principale est qu'il faut confier à une instance démocratique le »pouvoir de prendre les décisions complexes qui s'annoncent » ."Seule la constitution d'une véritable démocratie parlementaire transationale offre la possibilité d'un examen approfondi et au grand jour des différentes options possibles ». Cette approche « permet à un noyeau de pays européens qui souhaitent aller vers une union politique et fiscale renforcée d'avancer dans cette direction sans remettre en cause l'Union européenne à 27 ».

Je vous invite à lire et signer le manifeste pour la démocratisation de l'Europe.(http://www.tdem.eu), signé par Thomas Picketty, Olivier Faure et Yannick Jadot et plus de 118 000 autres personnes de toute l'Europe.

Ce manifeste propose de donner au Parlement européen le dernier mot pour adopter des impots européens et un budget financé par ces impots.

Il faudrait que les pays souhaitant aller de l'avant constituent une sous-chambre au sein du Parlement européen Cette assemblée européenne pourrait aussi être constituée en partie de parlementaires nationaux (50 ou 80%) et en partie de parlementaires européens.

Le manifeste suggère de créer un impot européen sur les bénéfices des sociétés, un impot sur les revenus de plus de 200 000 euros par an, un impot sur les patrimoines de plus d'un million d'euros, un impot sur les successions de plus d'un million d'euros et une taxe sur les émissions carbonne.

Le traité limiterait les transferts financiers du budget européen entre les pays membres, afin de faciliter son adoption dans les différents pays.
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à titre individuel
Robert SIMON, comité Paris centre
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POUR UNE RECONSTRUCTION EUROPEENNE

La crise sanitaire liée au Covid 19 a frappé mondialement, n’épargnant quasiment aucun territoire sur la planète, se jouant des frontières politiques et culturelles, prouvant s’il en était encore besoin l’ineptie des théories nationalistes, voire identitaires qui prolifèrent depuis quelques années sur les ruines du libéralisme.
Ce constat se vérifie également à l’échelle européenne, même si tous les pays n’ont pas été aussi durement frappés, ce qui aurait dû amener les institutions communautaires à mettre en œuvre un mécanisme de solidarité rapide et efficace. Or à quoi avons-nous assisté ? La réponse est consternante, même si elle n’est guère surprenante au regard du mode de fonctionnement de ces institutions : une commission aux abonnés absents, se contentant de déclarations de principe, purement incantatoires, tandis qu’en coulisse se jouait une concurrence féroce pour l’accès au matériel médical, le détournement des cargaisons de masques sur les tarmacs des aéroports étant la triste, voire grotesque illustration des égoïsmes nationaux qui s’agitent derrière le concept de « concurrence libre et non faussée » !
Certes, des négociations aux forceps accouchèrent finalement d’un accord sur l’émission des « eurobonds » afin de mutualiser une partie des conséquences économiques de la crise, mais que d’occasions ratées, encore une fois… L’occasion de revenir enfin à l’esprit des pères fondateurs en lieu et place de la lettre que soulignent sans cesse les orthodoxes pointilleux du libéralisme, l’occasion de faire de l’Europe ce qu’elle ne devrait jamais cesser d’être : un projet d’amitié, de fraternité et de solidarité entre les peuples et les Etats, un projet d’avenir commun assis sur des valeurs nées des décombres de la Seconde guerre mondiale, un projet d’espoir pour bâtir un monde meilleur.
Pour bâtir ce monde auquel nous aspirons, ce monde d’après, il me paraît donc indispensable de proposer une reconstruction européenne. Celle-ci ne peut à mon sens que passer par une renégociation des traités, qui permettra d’instaurer la primauté des objectifs d’émancipation sociale, de transition écologique et d’économie solidaire sur celui de croissance économique, matrice actuelle des politiques communautaires. Cette renégociation des traités aura également comme enjeu fondamental la reconstruction des institutions communautaires, qui rendent les processus de décision très peu démocratiques, paralysent trop souvent toute perspective d’évolution, et privilégient la logique du bras de fer entre les chefs d’Etats et de gouvernements à celle du débat entre les citoyens et de la fraternité entre les peuples.
Notre projet ne peut pas s’accommoder d’une Europe de la frilosité et des égoïsmes nationaux, il doit permettre de construire une Europe avant-gardiste en matière de solidarités et d’écologie, une Europe qui devienne enfin le moteur d’un monde qui change.
Origine de la proposition
à titre individuel
Emmanuel Dupit (comité de Villefranche/Saône)
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Soutenir l'initiative citoyenne européenne en faveur du revenu de base universel

La commission européenne a accepté qu'une pétition soit lancée dans toute l'Europe en faveur de la création d'un revenu de base universel. Une campagne va devoir être menée dans toute l'Europe sur cet outil de lutte contre les inégalités. C'est à travers des campagnes comme celle là que l'identité européenne se renforce. Il faut utiliser les outils qui permettent de mobiliser les citoyens de toute l'Europe autour de sujets sociaux. Après ce sera la responsabilité des instances européennes de construire un projet à la hauteur des attentes des populations. Mais en attendant la balle est dans le camp de la société civile européenne: recueillir bien plus d'un million de signature. Commençons à en parler au plus vite. J'ai l'impression que les grands médias n'en parlent pas beaucoup. Merci à Alternatives Economiques de nous informer:

https://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2020/05/27/une-initiative-citoyenne-europeenne-vers-un-revenu-de-base-universel-et-inconditionnel
Origine de la proposition
à titre individuel
Robert SIMON, comité Paris centre


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