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  1. Florian Cartellier
  2. Propositions de débat
  3. samedi 9 mai 2020
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L’éducation publique doit avoir pour but l’émancipation de l’individu, la formation du citoyen pour qu’il puisse devenir acteur à part entière de la vie publique, et l’autonomie de l’individu dans la société (ce qui, sans s’y limiter, inclut l’orientation professionnelle). Elle doit considérer les enfants de façon respectueuse, sans infantilisation.

Aussi centrale que soit l’éducation nationale pour ce projet émancipateur, nous devons dire clairement qu’elle ne peut pas à elle seule régler tous les problèmes de la société. Il faut dire que les problèmes de l’École sont aussi ceux de la société en générale et qu’il travailler sur ces problèmes dans tous les domaines, pas que dans celui de l’éducation, sous peine d’échec.

Assurer l’émancipation de l’individu doit passer par un enseignement qui englobe trois composantes différentes. Il faut un enseignement intellectuel (nécessaire pour comprendre et penser le monde, faire des choix), un enseignement manuel (nécessaire pour être dans une posture de maîtrise vis-à-vis des objets qui nous entourent, pouvoir les réparer, développer l’éco-citoyenneté en ayant un rapport aux objets autre que la consommation) et un enseignement relationnel (nécessaire pour faire société, interagir en bonne intelligence, s’affranchir de modèles d’interactions violentes, se défendre contre les relations de domination).

L’éducation est quelque chose de complexe et nous devons reconnaître cette complexité. Cela doit nous éviter de croire qu’il existe une quelconque solution miracle. À titre d’exemple, les outils numériques ne doivent pas être pris comme une panacée, d’autant qu’ils posent aussi des problèmes spécifiques.

Enfin, l’orientation scolaire doit être repensée pour mettre les élèves en situation de choix et de responsabilité. Les différentes filières doivent permettre des passerelles, c’est-à-dire des réorientations. Cela implique par exemple de redonner leur place aux matières générales dans les voix professionnelles (place réduite par la réforme Blanquer). Surtout, cela signifie que l’on ne peut pas accepter la logique de Parcoursup, qui est une logique de tri fondée sur des besoins socio-économiques. A rebours de cela, il faut accompagner les élèves pour qu’ils soient maîtres de leurs choix : ils doivent choisir eux-mêmes et en connaissance de cause.
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